La Grèce a été autorisée à rembourser plus tôt que prévu près de 7 milliards d’euros de prêts de sauvetage, ce qui, selon les responsables européens, améliorera la situation de la dette du pays.
Le Mécanisme européen de stabilité (MES) a approuvé la demande de la Grèce de rembourser par anticipation 6,95 milliards d’euros de prêts dans le cadre du premier programme de sauvetage par le biais de la facilité de prêt grecque (GLF). Ces prêts faisaient partie des plans de sauvetage internationaux convenus lors de la crise de la dette grecque en 2010. Rembourser la dette plus tôt que prévu peut contribuer à réduire les coûts d’emprunt futurs et signaler une solidité financière aux investisseurs.
Les fonds de sauvetage européens ont convenu de ne pas exiger de la Grèce qu’elle rembourse plus tôt les prêts qui lui sont dus dans le cadre de l’accord. Normalement, la Grèce aurait dû effectuer des remboursements parallèles au Mécanisme européen de stabilité et au Fonds européen de stabilité financière lors du remboursement d’une partie de ses prêts de sauvetage. La décision permet à Athènes de procéder au remboursement de 6,95 milliards d’euros sans déclencher ces obligations supplémentaires.
Le conseil d’administration du MES a également approuvé l’utilisation des fonds d’un compte tampon de trésorerie spécial créé après la sortie de la Grèce de son programme de sauvetage pour aider à financer la transaction.
Aux termes des accords de la Grèce avec le MES et le Fonds européen de stabilité financière (FESF), le remboursement anticipé de certains créanciers, y compris les prêteurs du GLF, nécessiterait normalement un remboursement anticipé correspondant aux deux mécanismes de sauvetage européens. Les dérogations approuvées jeudi suppriment cette exigence.
Le directeur général du MES et directeur général du FESF, Pierre Gramegna, a déclaré que la Grèce continue de réaliser des progrès économiques constants. Il a déclaré que le dernier remboursement aux prêteurs du GLF – le deuxième plus important à ce jour – renforcerait la confiance du marché, réduirait le risque lié aux fluctuations des taux d’intérêt et contribuerait à améliorer la structure de la dette publique. Une situation d’endettement plus forte peut permettre aux gouvernements de lever plus facilement et à moindre coût des fonds pour les dépenses et les investissements publics.
Ces décisions faisaient suite à une demande officielle du gouvernement grec. Le plan couvre le remboursement anticipé des prêts du GLF dont l’échéance était initialement prévue en 2029 et entre 2033 et 2035, pour une valeur totale de 6,95 milliards d’euros. Une fois terminé, le compte tampon de trésorerie sera entièrement épuisé.
La facilité de prêt grecque était un élément clé du premier programme international de sauvetage de la Grèce, convenu en mai 2010. Il s’agissait de prêts bilatéraux de 14 pays de la zone euro d’une valeur totale de 52,9 milliards d’euros, dont 26,3 milliards restent en cours.
La Grèce a achevé le remboursement de ses prêts au Fonds monétaire international (FMI) en 2022, soit deux ans avant la date prévue. Le précédent remboursement anticipé des prêts GLF avait eu lieu en 2025.


