Un pétrolier battant pavillon maltais, transportant un million de barils de pétrole brut, a réussi à atteindre la côte ouest de la Corée du Sud après avoir traversé le détroit d’Ormuz à la mi-avril.
Selon HD Hyundai Oilbank, une importante société pétrolière et de raffinage sud-coréenne, le navire battant pavillon maltais nommé Odessa a atteint les eaux proches de la ville portuaire de Seosan vendredi matin, concluant un voyage qui a commencé dans le détroit d’Ormuz vers la mi-avril.
La cargaison consiste en un million de barils de brut destiné à être traité dans l’une des plus grandes raffineries du pays, soulignant la dépendance persistante des économies d’Asie de l’Est à l’égard des voies de navigation instables du golfe Persique.
On estime que cette livraison spécifique représente entre 35 % et 50 % de la consommation quotidienne de brut de la Corée du Sud, un chiffre qui souligne l’importance stratégique de tout transit réussi à travers la région.
HD Hyundai Oilbank a confirmé qu’elle possède la capacité de traiter jusqu’à 690 000 barils de pétrole par jour, convertissant la matière première en diesel, essence et naphta.
Séoul impose actuellement des plafonds de prix stricts pour protéger son secteur industriel des retombées de la guerre en cours en Iran.
Dernières nouvelles sur les négociations américano-iraniennes
Le président américain Donald Trump maintient que l’accord plus large avec Téhéran est intact, même après que trois destroyers américains ont été visés par des missiles et de petites embarcations dans le détroit d’Ormuz jeudi.
Alors que les navires américains évitaient d’être endommagés, Washington a répondu en frappant les infrastructures militaires iraniennes, ciblant spécifiquement les sites de lancement et les centres de commandement.
Trump a qualifié les autorités iraniennes de « folles », avertissant que la réponse américaine serait bien plus sévère si un accord formel n’était pas conclu immédiatement.
À l’inverse, Téhéran a qualifié les escarmouches d’« échange de tirs » justifiés suite à une prétendue agression américaine contre des navires dans la région, affirmant qu’ils avaient causé des dommages notables au matériel américain.
Ces hostilités ont éclaté alors que les responsables iraniens étudiaient apparemment une proposition menée par les États-Unis visant à désamorcer et à sécuriser le détroit d’Ormuz.


