Un réseau de fraude à grande échelle au musée du Louvre a été démantelé par la police à Paris. Jusqu’à dix personnes ont été arrêtées, dont des membres du personnel et des guides du musée.
La police parisienne aurait arrêté dix personnes soupçonnées d’avoir mené une vaste opération de fraude aux billets au musée du Louvre.
Parmi les suspects arrêtés figureraient des membres du personnel du musée et des guides touristiques qui ciblaient les visiteurs chinois dans le cadre de cette escroquerie impliquant la vente de faux laissez-passer d’entrée et la surréservation de visites guidées.
Selon le journal français Le ParisienLa police a arrêté les suspects mardi après que les autorités du Louvre eurent signalé des « irrégularités ».
Trois véhicules ont également été saisis, ainsi que 130 000 € en espèces, près de 200 000 € de comptes bancaires et plusieurs coffres-forts bancaires contenant d’importantes sommes d’argent liquide.
Dans un communiqué, la direction du musée indique avoir désormais « mis en place un plan antifraude structuré basé sur une cartographie des fraudes, un ensemble de mesures préventives et curatives (juridiques, techniques et de contrôle) et un suivi des résultats ».
Action revendicative
Ces arrestations font suite à une série de gros titres alarmants concernant le musée le plus populaire au monde et l’une des institutions les plus vénérées et respectées de France.
Depuis le mois dernier, la grève du personnel mécontent des salaires et des conditions de travail a contraint le Louvre à fermer partiellement chaque semaine aux visiteurs.
L’action a débuté à la fin de l’année dernière, après un rapport gouvernemental préjudiciable sur les failles de sécurité révélées par le vol audacieux en plein jour des joyaux de la couronne française en octobre.
En outre, le Louvre a suscité de nombreuses critiques après avoir augmenté les prix d’entrée pour les visiteurs non européens dans le but de renforcer ses finances afin de financer d’importantes rénovations.
Le musée a déclaré que la hausse des prix de 45 %, passant de 22 à 32 euros, fait partie d’une politique nationale de « tarification différenciée » mise en œuvre par plusieurs sites culturels majeurs, dont le château de Versailles, l’Opéra de Paris et la Sainte-Chapelle.


