Dans la série "Grande tombola pour les organisateurs de tombolas", le Parlement européen
vient de décerner son "Prix du journalisme 2011 " à un jeune blogueur, Massimiliano Nespola (joli prénom prédestiné pour la tabula rasa). Ce qui signifie hélas que le correspondant de Libé, notre ami Jean Quatremer, l'a raté, lui qui collectionne déjà pas moins de
5 Prix du même genre pour sa contribution quotidienne à l'intégration dans la "purée de marrons". Le Parlement européen interroge ainsi avec pertinence le jeune Lauréat : "
Que répondez-vous aux eurosceptiques qui accusent l’UE de manquer de légitimité ?", Massimiliano ose : "
C’est une question sensible. Vous ne pouvez pas toujours vous attendre à ce que les gens soient d'accord. L’UE est une construction récente et a besoin de temps pour gagner en légitimité. Pour arriver à cette fin, il est important que les journalistes couvrent correctement les sujets européens." Ben voilà, on légitimera l'Europe par moins de référendums et plus de Quatremer. Et quand on lui demande : "
Y-a-t-il un objectif final à l’intégration européenne ?" Massimiliano admet :
"Non, il n’y en a pas" - il a juridiquement raison : le traité nous impose une "union sans cesse plus étroite" - avant d'ajouter sur le ton lyrique du Fils Fondateur : "
nous ne pouvons pas avoir d'objectif final car toute fin est suivie d'un nouveau commencement..." L'intégration sans fond et sans fin fait au moins rêver quelqu'un. Fan de Monnet... à son âge !