Une panne de camion au Niger bloque les passagers et fait 49 morts dans le désert du Sahara

Jean Delaunay

Une panne de camion au Niger bloque les passagers et fait 49 morts dans le désert du Sahara

Les 49 victimes ont été enterrées dans des fosses communes sur place, ce que les autorités ont qualifié de « tâche particulièrement délicate et émotionnellement épuisante » pour les survivants.

Au moins 49 personnes sont mortes de soif après la panne d’un camion et sont restées bloquées pendant des jours dans le désert du Sahara, au nord du Niger, ont annoncé vendredi les autorités.

Les victimes, tous Nigériens, rentraient chez eux d’une fête religieuse au Mali lorsque le camion s’est arrêté à plus de 80 kilomètres à l’ouest d’Assamaka, près des frontières avec le Mali et l’Algérie, a indiqué le gouvernorat de la région d’Agadez au Niger dans un message en ligne.

Deux hommes ont survécu après avoir parcouru plus de 50 kilomètres jusqu’à une source d’eau, puis continué vers Assamaka, où ils ont alerté les autorités, a indiqué le gouvernorat.

Une délégation envoyée sur place par le gouverneur général de la région d’Agadez, Ibra Boulama Issa, a appris que le camion voyageait depuis plusieurs jours depuis la ville malienne de Talhandek, à environ 300 kilomètres de la frontière nigérienne.

On ne sait pas exactement ce qui a conduit à la panne ni combien de temps les passagers ont attendu.

Des formations rocheuses se dressent dans le désert du Sahara, à l'extérieur du centre-ville de Djanet, le 5 juillet 2025.

Des formations rocheuses se dressent dans le désert du Sahara, à l’extérieur du centre-ville de Djanet, le 5 juillet 2025.


« Sur place, les constats ont été particulièrement inquiétants. Des dizaines de corps sans vie ont été retrouvés sous le camion immobilisé et dans ses environs », a indiqué le gouvernorat d’Agadez.

Des photos publiées par le gouvernorat montraient des corps dans le désert avec des vêtements et autres effets personnels éparpillés un peu partout.

« Privés d’eau et incapables de réparer le véhicule malgré les efforts du chauffeur, de son apprenti et des passagers, les voyageurs se sont retrouvés piégés au cœur d’un environnement hostile où les températures extrêmes et le manque de points d’approvisionnement rendent la survie extrêmement difficile », a indiqué le gouvernorat.

Les 49 victimes ont été enterrées dans des fosses communes sur place, ce que les autorités ont qualifié de « tâche particulièrement délicate et émotionnellement épuisante » pour les survivants.