Le chef du commerce de l'UE rencontrera ses homologues du G7 alors que la pression monte face aux menaces tarifaires américaines

Milos Schmidt

Le chef du commerce de l’UE rencontrera ses homologues du G7 alors que la pression monte face aux menaces tarifaires américaines

Des réunions à enjeux élevés sont prévues lundi après-midi après qu’un arrêt de la Cour suprême américaine et de nouvelles menaces tarifaires de Washington ont plongé les relations commerciales transatlantiques dans une nouvelle incertitude.

Le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, doit rencontrer lundi les ministres du Commerce du G7 après que le président américain Donald Trump a accru la pression sur les partenaires commerciaux en imposant des droits de douane généraux de 15 % sur les importations entrant sur le marché américain.

La décision de Trump intervient après qu’une décision de la Cour suprême américaine a annulé la semaine dernière plusieurs taxes mondiales qu’il avait imposées depuis la Maison Blanche l’année dernière, annulant ainsi un élément central de sa politique commerciale.

Bruxelles exige désormais de la clarté juridique. L’UE est liée à Washington par un accord commercial conclu en juillet 2025 par la présidente de la Commission Ursula von der Leyen et Trump, fixant les droits de douane sur les exportations de l’UE à 15 % tout en engageant le bloc à réduire ses propres droits à zéro.

« Une clarté totale sur ce que ces nouveaux développements signifient pour les relations commerciales entre l’UE et les États-Unis est le minimum absolu requis pour que nous, l’UE, puissions procéder à une évaluation lucide et décider des prochaines étapes », a déclaré lundi le porte-parole adjoint de la Commission, Olof Gill.

Vote clé du Parlement attendu

Les négociations de Šefčovič au G7 précèdent une réunion à huis clos des ambassadeurs de l’UE pour évaluer les conséquences des derniers développements aux États-Unis.

Certains États membres, dont la France, sont prêts à déployer l’instrument anti-coercition du bloc – le soi-disant « bazooka commercial » qui permet de restreindre les marchés publics, les licences et les droits de propriété intellectuelle si nécessaire pour résister aux pressions extérieures.

L’attention se tourne désormais vers le Parlement européen, qui devait voter mardi sur la mise en œuvre de l’accord UE-États-Unis en réduisant les droits de douane sur les produits américains, comme prévu dans l’accord. Les députés se réuniront lundi après-midi pour décider de l’application future de l’accord.

Le Parlement a mené la résistance à l’administration américaine, arguant que l’accord signé en Écosse l’été dernier était déséquilibré.

L’eurodéputé allemand Bernd Lange, qui préside la commission du commerce international du Parlement, a déclaré dimanche qu’il exhorterait les négociateurs à suspendre l’accord. Mais Zeljana Zovko, négociatrice en chef du PPE – le plus grand groupe du Parlement – ​​a adopté un ton plus calme, déclarant à L’Observatoire de l’Europe que les députés européens « restent calmes et font notre (leur) part ».

« Il n’est pas nécessaire d’alimenter davantage un incendie déjà existant », a-t-elle déclaré.

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