Au moins quatre embarcations fragiles sont parties mardi, chacune avec une cinquantaine de personnes à son bord. Les observateurs ont dénombré plus de 250 hommes, femmes et enfants profitant de la première longue période de temps calme de cette année.
Certains migrants avaient attendu derrière les dunes avant de courir vers l’eau à l’approche des bateaux venant du large. D’autres sont restés dans les eaux peu profondes pendant des minutes, soucieux de ne pas rater leur chance. Cette méthode, connue sous le nom de bateau-taxi, permet aux passeurs de partir d’endroits moins surveillés et de récupérer rapidement les passagers.
Un cinquième bateau a été aperçu déjà plein. Plus tard dans la matinée, la gendarmerie maritime a intercepté un autre engin près de Dunkerque et a remis les personnes à bord à la police aux frontières. Il ne s’agit que de la deuxième interception connue dans le cadre d’une nouvelle politique française annoncée après des négociations avec le Royaume-Uni.
Entre 1 500 et 2 000 migrants vivraient dans des camps près de Calais et de Dunkerque. Les chiffres britanniques font état de plus de 41.000 arrivées par petits bateaux en 2025, un record depuis 2022. Au moins 29 personnes sont mortes l’an dernier en tentant la traversée.


