TotalEnergies ferme une raffinerie saoudienne clé après des attaques

Milos Schmidt

TotalEnergies ferme une raffinerie saoudienne clé après des attaques

TotalEnergies a fermé une importante raffinerie saoudienne après des attaques, les perturbations au Moyen-Orient l’obligeant à arrêter environ 15 % de sa production.

Le géant français de l’énergie TotalEnergies a annoncé vendredi avoir fermé une importante raffinerie sur la côte orientale du golfe saoudien après qu’elle ait été endommagée pendant la guerre en Iran.

Cette décision fait suite à des arrêts de production antérieurs ou en cours au Qatar, en Irak et dans les champs offshore des Émirats arabes unis, qui représentent environ 15 % de la production totale de l’entreprise.

La décision de fermer la raffinerie intervient après que le ministère saoudien de l’Energie a déclaré jeudi qu’il y avait eu de « multiples attaques » contre ses sites pétroliers et gaziers, notamment la raffinerie SATORP, une coentreprise détenue par TotalEnergies et le groupe public saoudien Aramco.

Aucun détail sur l’impact de la production ou le type d’attaque n’a été divulgué.

TotalEnergies n’a cité que « des incidents survenus dans la nuit du 7 au 8 avril, ayant provoqué des dégâts sur l’un des deux trains de traitement de la raffinerie ».

Aucune victime n’a été signalée et la société a déclaré que les deux unités avaient été fermées par mesure de précaution le temps d’évaluer les dégâts.

Le ministère saoudien de l’énergie avait fait référence au SATORP en annonçant que les récentes attaques menées par l’Iran contre les infrastructures énergétiques du royaume avaient tué une personne et affecté sa capacité de production pétrolière.

Un responsable du ministère a déclaré à l’agence de presse SPA que les attaques « avaient perturbé plusieurs opérations de production dans des installations clés ».

Aramco détient une participation de 62,5 % dans SATORP, TotalEnergies détenant les 37,5 % restants.

L’Iran a ciblé des infrastructures énergétiques et d’autres sites dans les pays voisins du Golfe en représailles aux attaques lancées par les États-Unis et Israël le 28 février.

Quant à l’impact sur TotalEnergies, la société a déclaré que la production terrestre des Émirats arabes unis (dans laquelle elle détient une part d’environ 210 000 barils par jour) n’est pas affectée par le conflit à ce stade.

Globalement, TotalEnergies ne s’attend pas à un impact financier significatif du conflit.

La société a déclaré que la majeure partie de ses performances financières pour 2026 proviendra de pays extérieurs au Moyen-Orient.

Dans un communiqué, TotalEnergies affirme qu’« un prix du pétrole plus élevé compense largement la perte de production au Moyen-Orient », ajoutant qu’une différence de 8 dollars entre les prix du pétrole Brent « est suffisante pour compenser le CFFO attendu en 2026 pour nos actifs en Irak, aux Émirats arabes unis et au Qatar à 60 dollars/b ».

Quant au gaz, les fermetures au Qatar n’auront qu’un faible impact sur l’activité de TotalEnergies, selon l’entreprise.

Le cours de l’action était en baisse de 1,4% à 14h00 CET en Europe.