L'eurodéputée française Rima Hassan en garde à vue pour apologie présumée du terrorisme

Jean Delaunay

L’eurodéputée française Rima Hassan en garde à vue pour apologie présumée du terrorisme

Hassan, né apatride dans un camp de réfugiés palestiniens en Syrie, est l’un des militants pro-palestiniens les plus virulents de France et a déjà eu des démêlés avec la justice pour glorification présumée du terrorisme.

L’eurodéputée française Rima Hassan a été placée en garde à vue à Paris et est interrogée sur une prétendue « apologie du terrorisme », a indiqué jeudi son bureau.

Hassan, du parti d’extrême gauche France Unbowed, est temporairement détenue dans le cadre d’une enquête sur un article qu’elle a écrit sur les réseaux sociaux la semaine dernière dans lequel elle exprimait sa solidarité avec le terroriste japonais Kōzō Okamoto.

Okamoto a été reconnu coupable d’un attentat terroriste de 1972 qui a tué 26 personnes à l’aéroport Ben Gourion d’Israël.

Un porte-parole du Parlement européen a refusé de commenter « les procédures en cours », mais a précisé que « le Parlement est en contact avec les autorités nationales, la députée et son groupe politique ».

Le député d’extrême droite Matthias Renault, qui a été le premier à signaler le poste de Hassan aux procureurs, n’a pas tardé à se réjouir.

La députée du parti d'extrême gauche La France Insoumis (Les Insoumis) Rima Hassan arrive à Sciences-Po à Paris le vendredi 26 avril 2024.

La députée du parti d’extrême gauche La France Insoumis (Les Insoumis) Rima Hassan arrive à Sciences-Po à Paris le vendredi 26 avril 2024.


« Enfin, le début de la fin de l’impunité pour le député France Insoumise ! » il a écrit dans un article sur X.

Hassan, né apatride dans un camp de réfugiés palestiniens en Syrie, est l’un des militants pro-palestiniens les plus virulents de France et a déjà eu des démêlés avec la justice pour glorification présumée du terrorisme.

En septembre, elle a déclaré à L’Observatoire de l’Europe qu’elle avait été « honorée » par la décision controversée des étudiants de la faculté de droit de l’Université libre de Bruxelles (ULB) de donner son nom à leur promotion.

La décision des étudiants de donner à leur classe le nom d’Hassan a déclenché des protestations en Belgique et en France où, à la demande du ministre de l’Intérieur, le parquet de Paris a ouvert une enquête contre elle pour « apologie du terrorisme ».

En juin, elle a fait la une des journaux après avoir été arrêtée et détenue pendant plusieurs jours par les autorités israéliennes après avoir rejoint la « Flottille de la liberté ».

Les militants partis d’Italie pour tenter d’acheminer de l’aide humanitaire à Gaza par bateau ont été interceptés par les autorités israéliennes à environ 200 kilomètres de la côte.

Lorsqu’elle est renvoyée en France, une grande manifestation célèbre son retour à Paris.

La flottille était composée de 20 navires avec plus de 300 membres d’équipage, dont la militante suédoise Greta Thunberg et l’acteur irlandais Liam Cunningham.

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