Les stations de train et de métro Gare du Midi ont été évacuées lundi soir après la découverte de deux mystérieux colis, chacun sur un quai de gare distinct.
La police a procédé lundi soir à des perquisitions dans les stations de train et de métro Gare du Midi de Bruxelles après la découverte de deux mystérieux colis sur des quais de train séparés, ont indiqué les autorités.
La police fédérale indique qu’un colis a été retrouvé sur le quai 20 et un autre sur le quai 18 vers 17h20. Les stations de métro et de train ont été évacuées par mesure de précaution.
Tous les trains circulant à destination et en provenance de Bruxelles Midi ont été suspendus, perturbant fortement la circulation ferroviaire aux heures de pointe.
Le service de déminage de l’armée, DOVO, a également été sollicité pour examiner les deux colis.
Cet incident survient un jour après que Bruxelles a commémoré les 10 ans des attentats terroristes de 2016, un traumatisme qui se fait encore sentir dans le pays et qui, selon les autorités, a mis l’accent sur le renseignement et la lutte contre le terrorisme.
Lors de cette attaque, la station de métro Maelbeek a été prise pour cible, ainsi que l’aéroport de Bruxelles à Zaventem, tuant 32 personnes et faisant plus de 300 blessés dans le pire massacre de Belgique en temps de paix.
En Belgique, le niveau de menace reste « sérieux », à trois sur une échelle de quatre, après une attaque survenue en octobre 2023 à Bruxelles, au cours de laquelle un homme armé a abattu deux supporters de football suédois avant d’être tué par la police.
La Belgique a été critiquée pour ses manquements en matière de sécurité à l’approche des attentats de 2016, ce dont Gert Vercauteren, chef du centre national d’analyse des menaces de l’OCAM, dit s’en souvenir bien.
Aujourd’hui, la justice, la police et les services de renseignement belges affirment avoir considérablement amélioré le partage d’informations.
Les effectifs des services de sécurité de l’État sont passés de 600 à 950 agents en une décennie. « Nous avons tiré les bonnes leçons », a déclaré Vercauteren.
La création d’une base de données partagée sur les profils extrémistes constitue « une avancée majeure », a-t-il déclaré.
Cette base de données, à laquelle peuvent accéder et contribuer tous les services de sécurité, y compris les forces de police municipales travaillant avec le personnel de proximité, est constamment mise à jour.


