L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

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Les banques centrales peinent à croire en la reprise  09/09/2013

Malgré leurs efforts, les principales banques centrales de la planète ont du mal à soutenir la reprise économique et demeurent la cible des critiques. Ben Bernanke, patron de la Réserve fédérale américaine, a contribué à relancer l'économie américaine et rachète, chaque mois, 85 milliards de dollars d’actifs pour abaisser le coût du crédit. L’économie américaine devrait croître en conséquence de près de 2% en 2013, mais Bernanke est en retour accusé d’alimenter la crise des pays émergents. Dans la zone euro, le président de la BCE, Mario Draghi, dispose d’une moindre gamme d’outils que son homologue américain. En particulier, il ne lui est pas possible de racheter directement et sans condition de la dette publique sur les marchés. En Europe, où les profils économiques des États membres sont très diversifiés, la seule constante est que les entreprises du continent ont plus tendance à se financer auprès des banques que sur les marchés. C’est pour répondre à cette situation que la BCE a lancé le LTRO de février 2012, avec 1 000 milliards d’euros prêtés aux banques sur trois ans, pour un taux de 1%, à charge pour elles de les redistribuer sous formes de crédits aux ménages et aux entreprises. Mais cette politique n’a pas eu les effets escomptés : une large partie de cette somme a été replacée auprès de la BCE ; la frilosité des banques ne serait pas seule en cause. Les PME européenne n’anticipent pas encore de reprise et préfèrent se désendetter plutôt que d’investir. Le Monde évoque également le cas du Royaume-Uni, où beaucoup d’espoirs sont placés sur la personnalité du nouveau gouverneur, Mark Carney. Mais la Banque d'Angleterre est parallèlement accusée d'alimenter une bulle immobilière domestique plutôt que de soutenir les PME. Au Japon, on ne connaît pas encore les effets des "Abenomics", les mesures non conventionnelles lancées en décembre 2012 par le Premier ministre Shinzo Abe. (Monde Eco)

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