L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

Libre forum des universitaires, journalistes, fonctionnaires et citoyens pour l'Europe
Tribune
Contrairement aux espoirs annoncés, l'euro a manifestement échoué. A l'intérieur de la zone concernée, il n'a engendré qu'une faible croissance économique, une délocalisation des activités industrielles et la persistance du chômage, tout en accentuant les divergences entre les pays membres. La politique de la Banque centrale européenne a en effet suscité une surévaluation chronique de la monnaie unique européenne, et elle a permis un endettement accentué des nombreux agents économiques, tant publics que privés. Au lieu de jouer un rôle d'entraînement, l'Allemagne a mené une politique salariale inutilement restrictive,...
L’appel au secours de la Grèce qui a fait vaciller l’euro n’est qu’un épisode parmi d’autres, et pas le dernier, d’un mal plus grave, plus vaste, qui frappe les États européens, et auquel la crise des subprimes américains, en 2008, se rattachait aussi. C’est l’ébranlement profond de toutes nos structures économiques et sociales résultant de l’émergence des nouvelles puissances du sud-est asiatique dans le contexte d’une dérégulation complète des relations commerciales internationales. Émergence qui, dans ce contexte précis, produit la désindustrialisation, la montée du chômage, la déflation salariale et finalement...
L'actualité est chargée et pas un jour ne passe sans que l'Union européenne, ayant fait la preuve de son inefficacité face à la crise, ne souhaite accroître ses pouvoirs. Il y a eu récemment Trichet réclamant une fédération budgétaire. On a maintenant la Commission qui réclame, avec l'appui du Parlement européen, de pouvoir disposer de ressources propres. La Commission sera enfin libre de dépenser sans devoir dépendre des Etats (petite note de populisme, les salaires au sein de la Commission ont été augmentés de 3,5% cette année et les retraites y sont confortables). Pendant ce temps, un lobbyiste expert à...
Le 9 mai est, depuis quelques années, institué « journée de l’Europe » et c’est l’occasion d’une vaste promotion (certains diraient propagande…) pour les bienfaits de l’Union européenne, présentée comme seul et unique horizon glorieux des habitants du continent européen et parfois au-delà, puisque l’Union n’est pas, ne se veut pas, une entité purement géographique ni même seulement « européenne »… Que ce 9 mai soit l’occasion de présenter l’Union européenne, son histoire et ses institutions, ses projets et ses perspectives, cela n’a rien en soi pour me choquer. Mais, que cela soit juste une « opération...
Europe-écologie a une curieuse particularité : c’est le seul parti français à se faire représenter par un citoyen allemand. Nulle-part au monde, un ressortissant étranger n’a la haute main sur le destin d’un parti politique d’un pays qui n’est pas le sien, ni ne mène une campagne pour des élections à laquelle il n’a pas le droit de participer, faute d’avoir la nationalité. La pauvre Marie-Georges Buffet a eu le malheur de s’en étonner : mal lui en a pris ! Elle a reçu immédiatement en retour un lourd soupçon d’antisémitisme, ce qui, par les temps qui courent, équivaut à une menace d’excommunication médiatique....
Quand nous le disions il y a 10 ans, nous étions des rabat-joie. L'euro venait de voir le jour, et c'était un événement forcément festif et plein d'espoir. Quand nous le disions il y a 5 ans, nous étions des idiots. L'euro était un succès, que plus personne ne contestait. Quand nous le disions il y a 1 an, nous nous trompions. L'euro nous protégeait de la crise. Et pourtant, aujourd'hui, il se trouve que nous avons raison. La monnaie unique européenne va mal. Très mal. Attaquée par des marchés qui n'y croient plus, responsable de l'étouffement progressif de pays condamnés à l'inaction et au...
Depuis quelques semaines, l’Europe est sous le feu de la rampe, mais rarement de manière très positive. Refus de Barack Obama de participer à un sommet européen, crise économique et financière. Le vieux Continent va mal. La faute à une construction européenne mal conçue. L’euro, une catastrophe économique Au début des années 90, on nous avait vendu la monnaie unique comme un moyen pour les européens de retrouver une forme de souveraineté monétaire face au dollar, d’avoir une croissance plus forte. Les dix dernières années montrent bien que l’euro est un très lourd boulet accroché aux pieds des économies...
Bruxelles vit dans le monde imaginaire des livres d’économie et nos concurrents dans le monde réel des parts de marché grignotées une à une. Ainsi, les grands Etats industriels de l’Union sont-ils réduits au statut de contrebandier pour continuer vaille que vaille à soutenir leur industrie dans le monde étriqué de l’économie réelle. Ainsi voit-on la commissaire à la Concurrence exiger que le bénéfice de 50 ans d’investissement d’EdF dans le nucléaire devienne accessible à tous ses concurrents au nom du libre accès aux marchés... Imaginez que les prochains JO renoncent au contrôle antidopage et que,épris d’idéal, le coach...
Catherine Ashton absente en Haïti, traitée de "nulle" hier matin sur RTL par Cohn-Bendit, Herman Von Rompuy inaudible depuis son élection, José Manuel Barroso invisible : avec ces trois là l'Europe est bien armée... La chronique d'Eric Zemmour du 28 janvier, à 7h15 sur RTL. On a retrouvé Riri, Fifi et Loulou, les neveux d'oncle Donald. José Manuel Barroso a été reconduit à la tête de la Commission européenne pour son extraordinaire capacité à ne jamais dire "non" et son talent rare, à toujours rester à trois pas en retrait derrière Nicolas Sarkozy. Herman Von Rompuy a été désigné président permanent du Conseil européen,...
« Nous, en Europe, nous sommes les champions d’un libre échange sans règles, sans contrôles, qui, à mon sens, est allé trop loin et doit être revisité ». C’est M. Bruno Le Maire, ministre français de l’agriculture, qui tient ces propos. Faut-il l'applaudir ? Romain Rochas* répond. En réalité, comme je l’avais analysé en détail dans ma note sur le traité de Lisbonne (Le traité modificatif européen : un mauvais arbre pour de mauvais fruits, décembre 2007), le nouveau traité contient autant de fois la mention du principe de concurrence que l’ancien traité CE. Ce que M. Sarkozy a réussi à faire, c’est de renvoyer...
Dans un avis juridique fort intéressant publié sur le site de la Banque Centrale Européenne, il est question de l'expulsion et du retrait volontaire d'un pays membre de l'Union européenne et de la zone euro. Si, grâce au Traité de Lisbonne, les Etats disposent au moins théoriquement d'un droit unilatéral de sortie de l'Union, ont-ils pour autant le droit de sortir de l'euro ? L'Union ne pourrait-elle pas, réciproquement, en mettre quelques-uns dehors ? Edgar* y voit clairement un "avertissement à la Grèce". La Banque Centrale Européenne publie sur son site un avis juridique consacré à la question de l'expulsion ou du...
L’identité française ne se sépare pas de l’identité européenne. Dire cela n’a rien à voir avec une quelconque perspective supranationale, au contraire. L’Europe est  entrée dans l’histoire avec les cités grecques. C’est leur amour passionné de la liberté qui s’est exprimé à Marathon, aux Thermopyles,  à Salamine,  à Platées, contre ce que les marxistes devaient appeler plus tard le  « despotisme oriental » . Même refus d’une monarchie orientale avec la victoire, plus ambigüe,  d’Octave   à Actium, contre Antoine et Cléopâtre. Tout en sauvant  la façade ...
Alors que le fléchissement de l'économie américaine entre son pic et son point bas n'a été que de 3,8 %, celui de la zone euro a été de 5,1 %. Pendant la première décennie de son existence, les déséquilibres au sein de la zone euro ont causé des dégâts considérables au crédit des secteurs privés des économies les plus prospères. Aujourd'hui, ces déséquilibres grèvent le crédit de leurs secteurs publics. Les pays périphériques se trouvent en récession structurelle et ils devront réduire leurs déficits budgétaires. Sans compensation sur le plan de la monnaie ou du taux de change, cela aggravera encore la récession. La crise...
Identité nationale suppose nation. Or depuis un demi-siècle, la nation française se dissout dans l’Europe, la mondialisation, l’immigration et le multiculturalisme. Le débat en cours ne peut-être qu’illusoire. Au commencement était la nation. La grande nation, comme disaient avec admiration les Allemands. Et puis, au fil des décennies, l’admiration s’est teintée d’ironie. Mais la nation, grande ou pas, restait souveraine. On s’interrogeait sur sa puissance ou sa faiblesse, sa grandeur ou sa décadence, pas sur son identité. A la fin du XIXe siècle, pris dans son tête-à-tête mortifère avec l’Allemagne, la France tenta de...
Les députés ont commencé mardi l'examen du projet de loi transformant La Poste en société anonyme à capitaux publics, sous les cris d'orfraie et la pluie d'amendements d'une gauche hypocrite qui tente de faire oublier qu'elle a voté, d'un seul homme, au Parlement européen, toutes les directives successives de libéralisation des services postaux depuis 1997, comme le rappelle ici le député Dominique Souchet, lui même parlementaire européen à l'époque. Après l'adoption du texte au Sénat, le 9 novembre, les débats à l'Assemblée devraient durer toute la semaine. Un vote solennel (scrutin nominatif) devrait intervenir le 22...
Les partis dominants en France et en Europe ont tous cédé aux sirènes du libre-échange global, acceptant d'exposer nos économies à une concurrence impossible et donc destructrice avec les pays à bas coût. Pourquoi ? A la faveur de la chute de l'Union soviétique, une majorité de la droite a abandonné l'idée nationale croyant en l'avènement d'une ère nouvelle de capitalisme mondial, la gauche par rejet de l'idée même de frontière. Le mythe du libre-échange :  l'Europe, un obstacle au protectionnisme* ? Nous vivons un régime de consensus libre-échangiste. Ce consensus est si solide qu’il constitue une sorte de mur...
Pour Roland Hureaux, l'Union européenne sera plus que jamais entre les mains de la Commission après l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne le 1er décembre dernier. Ce qui n'est pas forcément une bonne nouvelle pour la démocratie et la liberté. Beaucoup, parmi nous, ont pensé - pourquoi ne pas  l’avouer ? - que la mécanique  supranationale  de la Constitution européenne calerait avant d’aller jusqu’au bout. La cause nous paraissait entendue après le double référendum négatif de mai-juin 2005, en France et aux Pays-Bas. Quand fut mis en chantier le traité de Lisbonne, clone de la défunte...
Loin de répondre à un seul objectif électoral de court terme, le débat qu’a lancé le gouvernement sur l’«identité nationale» vise à confondre cette notion, floue et ambiguë, avec le concept politique de souveraineté, au moment même où cette dernière est plus que jamais menacée par le dit traité de Lisbonne. Cela s’inscrit en outre dans le contexte de la promotion idéologique du couple identité/diversité, qui tente d’occulter voire de disqualifier les luttes sociales au profit de leurres sociétaux. Le débat sur l'identité nationale vise à masquer les abandons de souveraineté par Laurent Dauré Le « grand débat sur...
1 ... « 3 4 5 6 7 8 9



Séguin visionnaire : réécouter son fameux discours de 1992



LE LIVRE DU MOIS - L’Union européenne est devenue la première source du droit dans chacun des États membres. Etudiants, juristes, citoyens : vous ne pouvez plus l'ignorer.