L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

Libre forum des universitaires, journalistes, fonctionnaires pour un débat sur l'Europe
Tribune
La Commission joue un rôle décisif dans la recherche financée par l'Union européenne. Et elle a déjà financé et s'apprête à financer de nouveau la recherche sur l'embryon humain... Pour l'Observatoire de l'Europe, Romain Rochas, docteur en droit et chef de division honoraire de la Cour des comptes de l'Union européenne, prend la plume, en rappelant d'abord que la recherche utilisant les embryons comme matériaux de recherche a pour effet de tuer les embryons. L'argument en faveur de cette recherche s'appuyait sur le fait que les "cellules souches embryonnaires" seraient capables de se différencier en tissus de n'importe...
L’agence de notation Standard & Poor’s, qui vient de dégrader une nouvelle fois la note de la France, a justifié sa décision en soulignant notamment que « la persistance d’un taux de chômage élevé affaiblit le soutien populaire en faveur de nouvelles mesures d’envergure en matière de politique budgétaire et de réformes structurelles ». Voilà bien décrite la « trappe » dans laquelle notre pays est tombé : réformes ratées ou différées, d’où chômage, d’où blocage de nouvelles réformes. Dans cette situation, il y a deux catégories de responsabilités. D’abord, les responsabilités nationales : trois décennies de gestion par...

En être...ou pas 13/09/2013

En 2004, l'arrivée de dix nouveaux pays a accéléré les délocalisations. "Coût" de la main d'œuvre alléchant, marché unique, libre circulation des capitaux: on ne compte plus les établissements industriels qui se sont envolés vers la Pologne, la Slovaquie, la Roumanie... Symétriquement, la libre circulation de la main d'œuvre a multiplié les "plombiers polonais". Mais l'aspect sans doute le moins connu est l'énormité des flux financiers qui continue à se déverser tant sur les pays-candidats que sur les nouveaux entrants. A l'heure où l'on coupe à la hache dans les salaires, l'emploi et les services publics, chaque foyer...
La monnaie unique, la majorité n'en voulait pas. Et de grandes voix autorisées comme celles de Maurice Allais ou Robert Mundell (tous deux Prix Nobel d'économie) prévenaient qu'une monnaie multinationale ne serait pas viable. L'euro a néanmoins réussi à démarrer grâce à l’alliance contre-nature des deux grands ennemis des frontières nationales : les eurocrates fédéralistes et la finance mondiale qui s'enrichit en jouant sur les différences de conditions salariales. L'échec de l'euro, prévisible, est aujourd'hui cuisant et ce sont peuples qui paient et paieront. Le constat de Georges Berthu, ancien député européen, et...
Giulietta Gamberini - 26/11/2013 - La Tribune Le capitalisme débridé est « une nouvelle tyrannie » selon le Pape François qui, dans un texte publié mardi, invite les leaders du monde entier à lutter contre la pauvreté et les inégalités croissantes.   Depuis son élection en mars, le Pape François avait déjà ponctué ses sermons de critiques contre l’économie capitaliste. Dans sa première exhortation apostolique, appelée Evangelii Gaudium (La joie de l’Evangile) et rendue publique ce mardi, il dessine nettement sa vision économique et sociale et appelle à l’action l’Eglise comme les leaders politiques....
Dans un billet très enlevé, le blogueur Yéti n’est pas tendre avec le Parlement européen ni l'Union européenne en général, qu'il appelle à refonder. Selon lui, il n’a strictement aucun autre rôle que de fournir une vague façade démocratique à une organisation qui ne l’est en rien. A part voter le budget et offrir à ses heureux élus un CDD de cinq ans grassement rétribué, au point d’anesthésier les quelques velléités réformatrices radicales chez les plus virulents, la chambre strasbourgeoise n’a aucun réel pouvoir, sinon celui de pondre des tas de motions toutes plus inutiles les unes que les autres, histoire de se donner...
Des cours européennes aux tribunaux de base, en passant par le Conseil constitutionnel, la Cour de cassation ou le Conseil d'Etat, des juges chargés de dire le droit finissent par inventer celui qui leur plaît. A la place des représentants du peuple. La France a toujours manifesté une réticence certaine à l'égard du pouvoir des juges, comme en témoigne encore notre Constitution, qui préfère le terme d' "autorité judiciaire" à celui de "pouvoir judiciaire". Toutefois, les choses ont beaucoup évolué depuis la présidence gaullienne. Déjà, la fin de l'Ancien Régime, les rois de France s'efforcèrent d'éviter la sanction...
Alors, surpris, messieurs Hollande et Montebourg ? Barroso est-il très très méchant, ou s’est-il simplement saisi des prérogatives qu’on lui a offertes ? « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes », disait Bossuet. Le Parti socialiste doit beaucoup faire rire Dieu.   Au PS, on a d’abord crié haro sur Angela Merkel, dénonçant son « intransigeance égoïste ». Oh, surprise ! On découvrait incrédule qu’un dirigeant en campagne électorale cherche plus volontiers, dans une Europe qui demeure un agrégat d’entités nationales, à satisfaire ses concitoyens...
Les crises financière, commerciale, monétaire, budgétaire, sociale, s’entremêlent maintenant de manière tellement inextricable que beaucoup de bons esprits commencent à désespérer (1). Les politiciens et les prétendus experts économiques ne font rien pour éclaircir nos idées. Car s’ils disaient la vérité, tout le monde verrait que l’origine principale de ces crises est finalement assez simple, et surtout qu’ils en sont complètement responsables. En relisant le discours que Jimmy Goldsmith avait prononcé il y a presque vingt ans, en repensant aux combats de Philippe de Villiers, Georges Berthu, ancien député européen, nous...
Il est logique que la fin de l'euro constitue le dénouement de la tragédie franco-allemande puisque c'est la création de l'euro elle-même qui est à l'origine de cette tragédie. En effet, en faisant perdre à chaque Etat de la zone euro d'abord sa souveraineté monétaire, et maintenant sa souveraineté budgétaire, l'euro aboutit à ce qu'aucun Etat ne puisse suivre la politique économique qui est adaptée à son économie. Certes, le premier problème de la France est le chômage, dont la cause tient à l'absence de croissance. Dans le cadre actuel de l'euro, qui l'a privée de ses souverainetés monétaire et budgétaire, le pays ne...
Dans une interview qu’il a accordée à Bloomberg, Lars Seier Christensen, l’un des CEO de la banque danoise Saxo Bank, a prédit que l'euro était « totalement condamné  ». Il a affirmé que l’euro avait été soutenu par le monde politique, non pour des raisons économiques, mais pour des raisons politiques. Sur son blog Testostérone Pit, Wolf Richter rappelle 10 déclarations mensongères que les dirigeants européens ont faites pour rendre des plans de sauvetage ou des mesures d’austérité acceptables.   1/ 1999 : « L’Allemagne devra-t-elle payer pour les dettes des autres pays ? Très clairement,...
Jean Quatremer doute, comme nombre de gardiens du temple eurolibéral avant lui. Effondrement des économies d’Europe du Sud, tempête politique en Grèce puis en Italie, alerte rouge sur Chypre qui attend elle aussi son plan de sauvetage, les euro-satisfaits sont inquiets. « Par la barbe du grand Merdalor, où nous sommes-nous trompés ? » semblent-t-ils dire à l’unisson – car l’unisson, c’est leur dada. Bon, j’avoue : j’y vais un peu fort. Jean Quatremer n’est pas eurosceptique. C’est même tout le contraire. Le spécialiste des affaires bruxelloises du quotidien Libération est euro-content. Au point que, lorsque son...
« Merkozy est mort, vive Merkeron ! C’est le nouveau roi d’Europe, le nouveau couple, la nouvelle alliance qui impose ses vues à notre continent. On ne l’avait pas vu venir lorsque la chancelière allemande avait accueilli avec mille grâces la menace du Premier ministre anglais de quitter l’Union. On aurait du se méfier, Hollande aussi. Depuis, il regarde passer les trains. Dans la négociation sur le budget de l’Union comme sur le prétendu plan de relance de croissance ou encore l’union bancaire, les positions françaises ont été enfoncées, défoncées, pulvérisées par le bulldozer anglo-allemand. L’annonce faite au...
De plus en plus souvent, la fin de l’euro est évoquée comme une éventualité crédible. Certains de ses partisans, prévoyant un avenir difficile, commencent à rejeter la responsabilité de l’échec sur autrui. La monnaie unique, disent-ils, ne pouvait fonctionner sans fédéralisme, et si ce dernier n’est pas venu, ce n’est pas notre faute, c’est la faute des politiques qui n’ont pas fait leur travail. Le dernier livre de Patrick Artus semble s’inscrire dans cette tendance. Il a inspiré à Georges Berthu, ancien député européen, quelques réflexions sur la fin de l’euro. L’économiste Patrick Artus, directeur des études...
"Pour renverser l’idée que l’Europe serait un problème, nous devons répandre l’idée que la souution aux défis que nous rencontrons réside dans plus d’europe, pas moins d’Europe". Indeed... Parfois il n’y a rien à analyser. Le constat suffit : Après que les industriels nous vendent du cheval à la place du boeuf, Bruxelles prendra tout son temps pour agir le moins possible : « Face aux demandes de la filière viande de rendre obligatoire la mention de l’origine de la viande dans les plats cuisinés, le commissaire européen à la Santé et à la Politique des consommateurs joue la montre. » (Usine Nouvelle ) Faut...
Le traité de 1963 signé par le Général de Gaulle et le chancelier Adenauer était d’une importance capitale. Même s’il fut en partie vidé de son sens par le Parlement Allemand, il signifiait que nos deux pays oubliaient les guerres passées pour se tourner vers un avenir de coopération. Il fallait le Général de Gaulle pour réaliser un tel geste. Mais tout semble confirmer qu’aujourd’hui, le centre de décision est bien outre-Rhin. Hier avaient lieu les célébrations des 50 ans du traité de l’Elysée. Malheureusement, les choix malheureux réalisés pour cet anniversaire et plus encore le déséquilibre croissant dans les...
Éric Zemmour défend une fois de plus la démocratie contre l’oligarchie et les médias eurobéats. Sur RTL, vendredi, le célèbre chroniqueur a commenté avec délectation les cris d'orfraie des élites européennes après la promesse du Premier ministre anglais David Cameron d'organiser un référendum sur l'avenir européen de son pays en 2017. « David Cameron passe un mauvais quart d’heure. De Bruxelles à Berlin en passant par Paris, jusqu’à Washington, c’est l’hallali. Il paraît que même Pékin désapprouve ! Les élites européennes et britanniques aussi. Son prédécesseur Tony Blair le condamne. Les marchés, les bourses, les...
Les dirigeants européens n’ont pas reculé devant le ridicule pour parler d’un « accord historique », comme le dit Michel Barnier. Pourtant, les évènements des trois dernières années devraient les inciter à plus de prudence. Pire, le contenu de l’accord est absolument révoltant, comme je l’ai expliqué sur France 24.   Les conséquences plutôt que les causes   La première conclusion de cet accord, c’est que, comme d’habitude, l’Allemagne a obtenu ce qu’elle voulait. La France et les instances européennes voulaient que la supervision s’étende aux 6000 banques et soit mise en place dès l’an...
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