L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

Libre forum des universitaires, journalistes, fonctionnaires pour un débat sur l'Europe
Tribune
Toujours dans l’Histoire, c’est sous l’agneau que gît le loup. Sous la citoyenneté grecque devait se terrer la xénophobie ; sous l’universalisme chrétien, l’inquisition ; sous le rêve d’une démocratie réelle, la souveraineté limitée. C’est dans cet instant fugace ou l’innocence des idées se heurte à l’âpreté de la réalité que la dimension implacable des idéologies doit s’épanouir. Pour avoir conseillé l’excellent article d’Hubert Védrine paru la semaine dernière sur Marianne 2, je n’en suis pas pour autant dupe de ce que je voie comme étant ses limites. La vision d’Hubert Vedrine, d’un européisme posttragique, bêtement...
La cause semble entendue. La crise financière révèlerait en pleine lumière "le rôle protecteur de l’euro", la monnaie unique européenne qui fête cette année ses dix ans. Preuves de ce prétendu triomphe, le nouvel intérêt pour la monnaie européenne de la part des membres de l’Union n’ayant pas encore adopté l’euro comme la Suède, le Danemark ou les nouveaux Etats membres comme la Pologne. Les Britanniques eux-mêmes seraient en train de reconsidérer leur position vis à vis de l’euro et un pays comme l’Islande, non membre de l’UE, demanderait bientôt son entrée dans l’Union, seule manière d’intégrer le cercle de l’euro. Il...
Le 12 juin 2008, le peuple irlandais rejetait par 53,4 % des voix le traité de Lisbonne. Le 2 octobre 2009, il devra se prononcer de nouveau sur ce même texte sans qu’une seule virgule n'en ait été changée. Un texte qui n’est lui-même qu'une reformulation délibérément confuse du traité constitutionnel européen rejeté par les électeurs français et néerlandais en 2005. Ainsi, quel qu’en soit le résultat, le second référendum irlandais ne peut être qu’une nouvelle illustration de la perte totale de légitimité des institutions européennes. Enjoignant les Irlandais à céder leur pouvoir souverain en échange de simples garanties...
Il n’est plus à démontrer que les politiques nationales sont sous le joug des instances européennes. Par le biais d’un appareil fourni en lois et sanctions, l’Union, le Conseil et le Parlement, entre autres, prolongent l’idéal mondialiste de peuples malléables, acculturés et castrés de toutes particularités. Pour ce faire, et afin de laisser entendre que le projet ne souffre aucune opposition, les porte-voix de cette alliance pseudo-fraternelle n’hésitent d’ailleurs pas à user de menaces : « on ira ensemble vers ce nouvel ordre mondial et personne, et je dis bien personne, ne pourra s'y opposer » (Nicolas Sarkozy,...
Bien des idées reçues circulent sur l’Europe dont la doxa officielle a fait des vérités à la peau plus dure que celle du Lion de Némée. S’il est évident que nombre d’entre nous ne se font pas, ou plus, abuser par ces arguments spécieux, leur tenu reste encore consensuelle y compris à travers les courants euro-alternatifs. C’est l’éternel argument de la décadence ! Face à la mondialisation « unions nous » le plus possible ou périssons face aux perfides américains et aux méchants chinois ! Certes la Mondialisation pose des problèmes de gestion à grande échelle qui nécessite une coopération interétatique accrue. On ne peut...
 
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