L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

Libre forum des universitaires, journalistes, fonctionnaires pour un débat sur l'Europe
Analyse
Le "Mécanisme européen de stabilité" devrait remplacer à partir de juillet 2013 le FESF et le MESF. Mais sa légalité au regard des traités européens est douteuse et il présente des caractéristiques surprenantes. Il fait par exemple du FMI une quasi institution européenne ! Au moment même où l'Europe entreprend avec le MES un "bataclan juridique" sans précédent, marginalisant les Parlements nationaux, elle prépare une gouvernance économique et budgétaire hypertechnocratique. Une analyse éclairée, pour l'Observatoire de l'Europe, de Romain Rochas, Chef de division honoraire de la Cour des comptes européenne. Par quels...
Pendant que l'Union européenne prépare la grande bascule destinée à rendre l'euro irréversible, il peut être intéressant de revenir sur le poids de l'euro pour l'Allemagne. L'Allemagne est censée ouvrir la voie du salut européen : la compétitivité allemande doit servir de modèle au reste de l'Union. Un billet du FT Deutschland, traduit en français sur le blog Rénovez Maintenant , montre l'envers du décor : l'Allemagne ne s'en sort que grâce à son commerce avec les pays de la zone euro, vis-à-vis du reste du monde elle souffre de la surévaluation de l'euro tout autant que ses voisins de galère. Pour les dernières...
François Asselineau, Président de l'UPR, était l'invité de Nicolas Doze dans son émission « Les experts de l'économie » sur BFM Business le 16/09/2011. Il était face à deux experts : - Jean-Jacques de Balasy, Président de Barclays Capital France - Philippe Lentschener, Fondateur de l’agence de communication Valioo.
Pour la première fois, la crise est analysée pour ce qu'elle est : une conflagration entre les effets d'une monnaie unique viciée dans sa conception et ceux de l'ouverture irraisonnée des vannes libre-échangistes. L'Europe vit ainsi le "choc asymétrique" de ses profondes contradictions idéologiques. Elle est peut-être en train d'en mourir. Une analyse signée Georges Berthu*. Alors que le lancement de la monnaie unique européenne avait été une réussite technique, la situation s’est retournée avec une incroyable rapidité. Dix ans plus tard, les observateurs les plus sérieux regardent comme une possibilité la désintégration...
Les niveaux d'interdépendances économique et financière et des engagements juridiques des Etats-membres sont devenus tels, que les seules marges de manoeuvre restant au Politique sont celles qu'il sera capable de reconquérir aux forceps. Pour pouvoir, il faudra vraiment vouloir. Vouloir faire "turbuler" le système qu'il a mis en place depuis trente ans, et donc les traités auxquels il s'est ligoté. A l'heure où les candidats peaufinent leur projet, dans un contexte où l'austérité et les exigences du marché mondial semblent être les seules politiques autorisées, on peut s'interroger sur la valeur même des promesses de...
L'économie s'écroule, les marchés tremblent : tout le monde suit de plus ou moins près les développements de ce qui semble être la première crise du Siècle. La solution ?  Plus de centralisation selon nos dirigeants...Or, c'est exactement le contraire de ce dont ont besoin celles qui sont les grandes oubliées des médias et de la classe politique, les Petites et Moyennes Entreprises (PME) qui, face à la crise, et grâce au courage des entrepreneurs, tentent tant bien que mal de survivre. Les PME représentent 99 % des entreprises de l'union européenne et comptent pour environ 70 % des emplois et du PIB de l'UE....
C'est la lutte finale, groupons nous et demain... tous Européens ?   Face à la crise financière qui atteint l'ensemble de la zone euro, les appels, directs ou indirects, à un fédéralisme budgétaire européen, se font nombreux. Par exemple du côté de François Hollande, ou d'autres. Il y a deux raisons à ces appels : - à court terme, les plans de soutien aux gouvernements grec (et autres) vont avoir un coût, qu'il faudra bien répartir. Bruxelles et la Commission, toute la caste européenne, se disent que cela peut être une excellente occasion pour obtenir enfin des ressources propres pour l'Union : un budget européen...
Dans une tribune publiée dans le Figaro, l'économiste Gérard Lafay affirme que la Grèce ne s'en sortira pas sans dévaluation, tout comme le Portugal et l'Espagne. D'où sa proposition : une sortie de l'euro en douceur, permettant de gérer les différences de situation économique des différents pays. Marianne : Vous écrivez dans le Figaro, avec Jacques Sapir et Philippe Villon, que l'euro est en train de mourir. Mais beaucoup de responsables pro-européens affirment au contraire que l'Europe ne progresse qu'au bord du gouffre. Pour eux, les Cassandre de l'euro ont toujours été démentis par les faits depuis quinze ans......
Deuxième puissance exportatrice mondiale, l'Allemagne est quasi le seul pays à profiter de l'Euro, voulu par elle, taillé pour elle. La crise actuelle de la monnaie unique s'est traduite par une divergence des économies de la zone (là où l'euro devait favoriser au contraire l'unification), et pour la plupart des pays (à commencer par la Grèce, l'Espagne, le Portugal et l'Irlande mais aussi la France) par des taux de chômage plus élevés, une forte inflation des produits de grande consommation, la sous-compétitivité chronique des entreprises, l'accélération des délocalisations industrielles et la dégradation rapide des...
Une question qui en amène une seconde : le centrisme serait-il un extrémisme comme les autres ? Des questions pas si incongrues. Et la personnalité qui nous conduit à les poser est loin d'être une "marginale" de la politique. Dans un discours prononcé à Berlin, l'eurodéputée Modem Sylvie Goulard propose à l'Allemagne rien de moins que de "prendre la tête" de la "création d'une entité européenne unie", qu'il faut, dit-elle, penser de manière "globale et centralisée". Ancienne patronne du puissant "Mouvement européen - France"*, cette ancienne conseillère de Romano Prodi (alors Président de la Commission européenne),...
Depuis le 22 avril dernier, il est question pour la France de remettre en cause les accords de Schengen. Toutefois la portée de cette remise en cause est présentée de façon ambiguë et très différente selon les articles. Pour les uns, la France souhaiterait que les accords de Schengen soient modifiés, afin de renforcer la clause de sauvegarde qui permet à un Etat membre, lorsque l'ordre public ou la sécurité nationale l'exige, de rétablir pour une durée limitée les contrôles aux frontières intérieures (comme la France l'a fait ces jours-ci pour la frontière franco-italienne à la suite de l'arrivée en Italie d'immigrants...
Notre droit de l'immigration, désormais européen pour l'essentiel, est d'une incohérence coupable. Je vis un jour, placardé sur une porte d'un bâtiment administratif donnant sur la rue, l'avertissement suivant: "Il est interdit de sortir du bâtiment par cette porte. Tout contrevenant sera expulsé". Ma foi, me dis-je, si je voulais sortir de ce bâtiment, je m'empresserais de passer par cette porte! En effet, si je ne me fais pas prendre, j'aurai atteint mon but, qui est de sortir. Et si je me fais prendre, je l'aurai atteint tout autant, mais avec l'aide des gorilles de l'établissement. On imagine le succès d'une telle...
L'un des secrets bien gardés des ouistes c'est qu'ils sont, en réalité, parfaitement divisés dans leurs motivations comme dans leurs intentions. Aussi différents entre eux sinon davantage encore que les nonistes. Examiné d'un peu plus près, le "ouisme" grouille de complexes, de postulats idéologiques et de ressentiments plus ou moins avouables... Petit tour d'horizon des sept familles européistes, par notre ami Edgar. Pour les européens, la cause est entendue : le nonisme est une maladie, qu'il convient d'analyser pour mieux la combattre (sans donc écouter les arguments des nonistes, ces malades à rééduquer). On...
Pour fêter ses 99 ans, le seul Nobel français d’économie s’est livré dans la très confidentielle revue de l’Ecole des Mines à une critique féroce du "libre-échangisme". Il alerte sur la destruction de l’agriculture et de l’industrie, sources profondes du chômage français, et en appelle à des solidarités régionales. "Le libéralisme ne saurait être un laisser faire", insiste Maurice Allais, 99 ans depuis mai dernier et seul Français Nobel d’économie (1988). Dans la livraison de mai de Réalités Industrielles, publiée avec le soutien de Bercy, l’économiste ouvre le bal d’un dossier consacré au diagnostic de la crise, avec un...
Il fallait être bien accroché hier pour suivre l’actualité européenne. Le Monde nous a appris coup sur coup que Jean-Claude Trichet souhaite la création d’une fédération budgétaire puis que la Commission souhaite que la SNCF devienne une société anonyme. La menace fédéraliste Les déclarations d’hier lèvent le léger voile qui peut subsister pour certains. L’interview du président de la BCE est proprement hallucinante. Quand on lui demande si l’euro est en danger, Jean-Claude Trichet dresse un petit bilan rapide, où il tire deux éléments de succès, l’inflation inférieure à l’objectif de 2% et le fait que « cette...
Avec le traité de Lisbonne, les Parlements nationaux ont perdu la maîtrise de 68 nouvelles compétences. En échange, ils "gagnent" un droit de contrôle sur le respect de la subsidiarité (dans le domaine des compétences "partagées") par les institutions de l'Union. En fait de contrôle, les représentants nationaux élus héritent d'un droit de demande de réexamen à l'institution concernée, sans grande conséquence juridique ni politique. En d'autres termes, un droit de se plaindre. Une situation dont ils sont, bien sûr, les premiers responsables puisque ce sont eux qui ont donné dans chaque pays (sauf l'Irlande), l'autorisation...
La crise de 1929 avait réduit le nombre de riches. Celle-ci crée une une classe de super-riches (en milliards de $). Il faut poser la question des commissions touchées par les banques lors de la construction des tours de Dubaï. On peut dire que le monde actuel est dirigé par 200 000 individus. Depuis 1950 les Américains vivent financés par le reste du monde. La crise n’est pas le fait des banques mais plutôt la conséquence directe de l’hégémonie américaine. Une crise qui marque la fin de cette hégémonie. L'Europe est condamnée à une très longue stagnation pour des raisons démographiques et sociologiques. Tout le monde a...
Allons-nous nous résigner au pire ? Nous sommes confrontés à la perspective d’une période relativement longue de faible croissance et d’accélération du processus de déconstruction sociale dont nous pouvons déjà voir les effets de nos jours. L'Europe est épuisée. Qui peut encore croire en un approfondissement de sa dimension fédérale alors que l’on s’apprête à abandonner les pays les plus endettés. Cette Europe ne se changera pas sans un affrontement, voire un éclatement. Nous ne ferons pas l’économie d’une épreuve de force, et il faut s’en convaincre et s’y préparer afin d’en tirer le meilleur parti. Nous n’avons pas à le...
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