Bruxelles & notre argent
Les stratèges politiques de Bruxelles ont de grands projets. Ils veulent faire entrer l'Union européenne dans "une ère nouvelle" de popularité grâce à Europarl TV, la chaîne du Parlement européen. Selon sa charte éditoriale, elle est "destinée à concourir à la démocratisation du Parlement européen et au développement d'un espace public européen" En effet, on l'a vu avec Lisbonne dernièrement, la démocratie n'est pas le fort de l'Union européenne ni d'ailleurs du Parlement européen, pourtant élu. Quant à "l'espace public européen", il demeure introuvable... Une chaîne internet à 24 millions d'euros (d'ici 2010) règlera-t-elle le problème ? Depuis le mois de septembre 2008, elle diffuse des entretiens avec des députés, des discours, des documents de fond sur l'histoire de l'Union européenne, des programmes en direct et des rapports parlementaires. Le problème est que, comme on pouvait s'y attendre, la coûteuse chaîne internet fait un bide. Selon le quotidien allemand Die Welt, jusqu'à la fin de 2008, elle a enregistré seulement 120.000 clics (pour 500 millions de personnes vivant dans l'UE). Plus de 300 heures de programmes en provenance de Bruxelles et de Strasbourg sont prévus cette année, avec en ligne de mire l'élection européenne qui se déroulera du 4 au 7 juin prochain. A tous ceux qui ne sont pas forcément d'accord avec les groupes majoritaires (PPE, PSE) sur l'orientation actuelle de l'Union européenne, pas d'inquiétude, la charte éditoriale affirme sans rire : "La chaîne garantit que la pluralité des opinions au Parlement européen est reflétée, en tenant dûment compte de l'importance relative des groupes politiques, ce dans le respect d'une politique éditoriale neutre et non partisane"...

Lu dans la presse européenne

10/02/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
La Turquie, pays candidat à l’Union européenne, reçoit du budget européen des crédits de «préadhésion» visant à financer les réformes internes nécessaires à son adhésion proprement dite. Elle a touché 2,1 milliards d’euros de 1996 à 2006 et aura perçu 2,256 milliards de 2007 à 2010, soit 564 millions par an. Ces crédits ne vont d'ailleurs pas cesser d'augmenter : "S'agissant de la Turquie, compte tenu de la taille et de la capacité d'absorption du pays, l'aide augmentera progressivement sur la période 2007-2013". (Communication de la Commission européenne sur l'Instrument de Préadhésion du 8 novembre 2006). Pour la France, qui contribue à hauteur de 17% au budget européen (2ème contributeur net), cela représente 96 millions d'euros par an versés à la Turquie via le budget européen (voir "Ce que nous coûte l'Europe "). Voilà pour la "préadhésion". S'agissant maintenant de l'adhésion, eelon les études réalisées par la Commission européenne, qui y est favorable puisque c'est son mandat, la Turquie une fois entrée dans l’Union européenne, absorberait l’équivalent d’un quart du budget annuel de l’Union, soit plus de 30 milliards. Compte tenu de la part de la France dans le budget communautaire et dans le financement du "chèque" britannique, on estime que notre pays supporterait environ 20 % du coût net de ces dépenses d’élargissement, soit 6 milliards d'euros. Depuis juin 2007, huit chapitres de négociation ont été ouverts, ce qui porte à dix (sur trente-cinq) le nombre de sujets actuellement en discussion entre l'Union européenne et la Turquie en vue de son adhésion.

Bruits de couloir

10/02/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
Le quotidien irlandais Irish Times (4 février) révèle que la Commission européenne dépenserait 1,8 millions d'euros d'argent public dans une campagne de propagande ciblant les femmes irlandaises, les jeunes et les familles à faible revenu. Cette somme financerait un intense "blogging" (internet), de la publicité au cinéma ainsi que des campagnes à destination de la presse féminine et pour les jeunes. C'est un plan de propagande sur douze mois que l'Union européenne déploie en Irlande, visant les segments de population ayant voté massivement contre le traité de Lisbonne, en attendant l'annonce du second référendum. La Commission a immédiatement riposté après ces révélations : "il n'y aura pas de promotion ou de campagne de publicité en vue du deuxième référendum" a déclaré Joe Hennon, porte-parole de la Commissaire à la Communication Margot Wallström. Il a néanmoins précisé que ces moyens financiers sont employés, depuis plusieurs années déjà, pour mieux faire connaître l'Union européenne aux citoyens. La date de clôture pour l'appel d'offres lancé par la Commission a été fixée au 24 Février.

Lu dans la presse européenne

10/02/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
Un dresseur danois de crocodiles a reçu, il y a deux ans, des subventions européennes au titre des fonds structurels pour un projet, dont on ne sait s'il s'inscrit bien dans l'ambition de Jean Monnet : un parc à crocodiles. Ce financement européen a servi à la construction de ce zoo dans la ville danoise de Narre Aslev, petite ville de 10.000 habitants. Les crocodiles manquant rapidement d’espace, le zoo a alors récemment cherché à étendre ses installations. Suite à la faillite de l'un des principaux investisseurs, l’expansion dont le budget est estimé à 4,6 millions d'euros (dont 822.000 euros d'argent communautaire) a toutefois dû être arrêtée. Le créateur du zoo a dû s'y résoudre : « il est difficile de trouver de l’argent pour entretenir les crocodiles parce les gens sont remplis de préjugés les concernant. Ils ne sont pas aussi mignons que les tigres ou que les pandas»...

Lu dans la presse européenne

09/02/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)