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1) Il y a d'abord les aides versées aux pays candidats. La Commission a publié le 14 octobre une Communication sur sa "Stratégie d'élargissement et principaux défis 2009-2010". Le dernier élargissement a, selon elle, "contribué à renforcer la démocratie et l'État de droit en Europe" et "accru les perspectives économiques et donné plus de poids à l'UE". Le contribuable européen y apprendra ce qu'il verse à des pays non membres de l'Union. Ainsi, en 2009, les pays des Balkans occidentaux (Croatie, Bosnie-Herzégovine, Serbie, Monténégro, Macédoine, Kosovo et Albanie ) et la Turquie ont bénéficié de l'aide apportée au titre de ce qu'on appelle l'instrument d'aide de préadhésion (IAP). Un montant de 1,5 Md€ a été engagé en 2009. Près de 500 M€ au titre de l'IAP ont été alloués au Kosovo pour la période 2007-2011. Par ailleurs, Bruxelles offre une "aide macrofinancière" à la Serbie sous la forme d'un prêt de 200 M€. En 2010, la Turquie percevra 653,7 M€, la Croatie 154,2 M€, la Macédoine 92,3 M€, la Serbie 198,7 M€, le Monténégro 34 M€, le Kosovo 67,3 M€, la Bosnie-Herzégovine 106 M€, l'Albanie 93,2 M€ et les frais administratifs accompagnant cette distribution de subventions seront de 64,6 M€, soit au total 1,63 Md€ (Communication de la Commission au Conseil et au Parlement européen - Instrument d'aide de préadhésion (IAP) cadre financier indicatif pluriannuel pour la période 2008-2010, règlement approuvé le 6 juillet 2006 par le Parlement européen). La France supportant 20% des dépenses d'élargissement, cela représente, pour le contribuable français un coût de 326 M€ pour la seule année 2010.
2) Il y a ensuite l’aide apportée par l'UE aux pays en développement au moyen de l'instrument de financement de la coopération au développement, qui augmentera en 2010 de 1,7 %, pour atteindre 2,4 Md€. L’année prochaine, le financement de la « politique étrangère et de sécurité commune » (PESC) de l'UE augmentera de 16 % (pour atteindre 282 M€). Le dernier volet du mécanisme d'aide alimentaire, doté au total d'1 Md€, recevra également un financement dans le budget 2010 (170 M€).
3) Il y a également les aides versées par le Fond européen de développement (FED), distinct du budget européen. D'un montant de 3,74 Md€ en 2010, le FED regroupe la part de l’aide au développement accordée, parallèlement à celle des Etats-membres, par l’Union européenne, aux Pays "ACP" (Afrique, Caraïbes et Pacifique). Il finance des aides accordées sous la forme de subventions ou de prêts à des conditions très favorables au titre du développement économique, culturel et social des pays ACP. Le FED est géré par la Commission européenne et la Banque Européenne d’Investissement et nourri par les contributions directes des Etats-membres. De 2008-2013, le Xe FED est au total doté de 22,7 Md€. Les prévisions évaluent la part française à 738,3 M€ par an. Cette contribution vient s'additionner à l’aide au développement versée par les Etats-membres (3 Md€ d’aide publique au développement en 2008).
4) Il y a enfin la diplomatie européenne avec le Service européen pour l'action extérieure de l'UE qui remplacera à terme les ambassades nationales. Elle sera composée de 7000 fonctionnaires et nécessitera une dépense supplémentaire de 50 Md€ d'ici 2013, plus de 22 millions d'euros par jour !
2) Il y a ensuite l’aide apportée par l'UE aux pays en développement au moyen de l'instrument de financement de la coopération au développement, qui augmentera en 2010 de 1,7 %, pour atteindre 2,4 Md€. L’année prochaine, le financement de la « politique étrangère et de sécurité commune » (PESC) de l'UE augmentera de 16 % (pour atteindre 282 M€). Le dernier volet du mécanisme d'aide alimentaire, doté au total d'1 Md€, recevra également un financement dans le budget 2010 (170 M€).
3) Il y a également les aides versées par le Fond européen de développement (FED), distinct du budget européen. D'un montant de 3,74 Md€ en 2010, le FED regroupe la part de l’aide au développement accordée, parallèlement à celle des Etats-membres, par l’Union européenne, aux Pays "ACP" (Afrique, Caraïbes et Pacifique). Il finance des aides accordées sous la forme de subventions ou de prêts à des conditions très favorables au titre du développement économique, culturel et social des pays ACP. Le FED est géré par la Commission européenne et la Banque Européenne d’Investissement et nourri par les contributions directes des Etats-membres. De 2008-2013, le Xe FED est au total doté de 22,7 Md€. Les prévisions évaluent la part française à 738,3 M€ par an. Cette contribution vient s'additionner à l’aide au développement versée par les Etats-membres (3 Md€ d’aide publique au développement en 2008).
4) Il y a enfin la diplomatie européenne avec le Service européen pour l'action extérieure de l'UE qui remplacera à terme les ambassades nationales. Elle sera composée de 7000 fonctionnaires et nécessitera une dépense supplémentaire de 50 Md€ d'ici 2013, plus de 22 millions d'euros par jour !
Selon un rapport de la Cour des comptes, la France a dépensé 171 millions d'euros pour la présidence de l'Union qu'elle a exercée lors du deuxième semestre 2008. Ce document détaille notamment le coût du Sommet de l'Union pour la Méditerranée, organisé en juillet 2008 à Paris. Cet événement, financé sur ce budget "Europe", a coûté environ 16,6 millions d'euros. Son organisation avait entraîné le réaménagement complet du Grand Palais pour une réunion de quatre heures. Dans le détail, on trouve 400 464 € de mobilier (écrans plats inclus), 194 977 € pour des jardinières, 91 456 € de moquette, 4 383 614 € pour l'installation, le nettoyage et le démontage des installations (500 techniciens mobilisés) et 1 million d'euros pour le dîner des chefs d'États. Mais le pompon si l'on peut dire revient à l'installation d'une douche pour le Président, dans la « zone bureaux » du Grand Palais qui aurait coûté, selon de député René Dosières… 245 752 €, chiffre cependant démenti depuis par Philippe Seguin, le Président de la Cour des comptes et Eric Woerth, le Ministre du budget. Une lecture attentive du rapport fait en effet apparaître que ce montant s'applique à l'ensemble de l'aménagement de la "zone bureaux PR et salles d'entretiens bilatéraux" et pas seulement à la douche qui a cristallisé la polémique (p.41). Il n'en reste pas moins qu'une coûteuse douche avait été commandée et installée inutilement : « Luxueuse et dernier cri, elle possédait une radio et différentes fonctions jets »."Et Sarkozy n'a finalement jamais utilisé cette douche, préférant aller se laver au palais de l'Elysée, qui se trouve à dix minutes à peine du Grand Palais", relève le quotidien britannique The Telegraph. Le gouvernement français a précisé que les dépenses ont été équivalentes à celles de la présidence allemande en 2007.
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Lu dans la presse européenne
14/11/2009