Bruxelles & notre argent
Le Parlement européen va équiper ses 736 membres d'un iPad pour un coût avoisinant les 5 millions d'euros, révèle le site internet du Times. Objectif : rendre les députés européens plus "tendances" et plus mobiles. Il y a quelques mois, chaque député a pourtant déjà reçu un ordinateur portable Hewlett-Packard. Mais problème : selon le Times, beaucoup se seraient plaints d'un poids trop élevé de l'objet, et, du coup, de problèmes de dos. Une dépense qui, dans ce contexte de crise économique, est loin de passer inaperçue. C'est "tout à fait inutile, surtout lorsque les contribuables européens sont confrontés à des temps aussi dur", a ainsi fait savoir la députée britannique Marta Andreasen, du Groupe Europe Liberté et Démocratie (ELD). Autre problème, selon la députée : le manque de connaissances informatiques de ses collègues. "Beaucoup de députés sont âgés et ne savent même pas utiliser Internet". Interrogé sur la question, le Bureau du Parlement européen n'a pas indiqué de date précise concernant l'achat et la distribution de la fameuse tablette numérique. (avec Le Figaro.fr, 26 mai 2010)

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26/05/2010 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
2000 € par jour ! Parce qu’il ne faut pas rêver : les sous de l’Union européenne ne tombent pas (encore) du ciel… Ce sont les Etats membres et donc en dernière analyse, nous pauvres con…tribuables qui la finançons. Or, mon attention fut attirée ce matin par un titre du Figaro 720.320€ pour les « missions » de Barroso. Pas loin de 5 millions de francs. Je convertis car je ne suis sûrement pas la seule à qui tous ces zéros donnent le tournis. Comme le souligne l’article, tout ceci en pleine crise économique et financière. J’ajouterais bien volontiers : et sociale ! L’ex-mao reconverti ultralibéral ne se refuse rien. Aux frais de la princesse, comme il se doit chez ces gens-là qui ne sont pas là pour « servir » mais pour « se servir »… Air connu : il voyagerait beaucoup ! Encore un qui explose inconsidérément son bilan carbone, d’autant qu’il lui est reproché de rouler dans un gros 4×4 bien polluant. Ensuite de quoi, il viendra nous faire la leçon et nous dire qu’il faut passer par la case taxe carbone. Comment ne pas être en colère ? Un gloutocrate de plus. Mais en même temps quelque chose qui relève d’un profond dégoût. Associé à un mépris encore plus grand. Nous ployons sous les difficultés sans nom et ils trouvent encore le moyen de s’asseoir sur nos épaules. Peser bien fort pour que nous ne puissions nous relever. Et comme cela ne suffit pas, Barroso est aux commandes du rouleau compresseur ultralibéral. Obéissant au doigt et à l’œil à toutes les injonctions des multinationales. Un bon valet. Le gilet est rayé d’or. Dur ! (Lait d'Beu, son blog

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16/02/2010 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
Selon un rapport de la Cour des comptes, la France a dépensé 171 millions d'euros pour la présidence de l'Union qu'elle a exercée lors du deuxième semestre 2008. Ce document détaille notamment le coût du Sommet de l'Union pour la Méditerranée, organisé en juillet 2008 à Paris. Cet événement, financé sur ce budget "Europe", a coûté environ 16,6 millions d'euros. Son organisation avait entraîné le réaménagement complet du Grand Palais pour une réunion de quatre heures. Dans le détail, on trouve 400 464 € de mobilier (écrans plats inclus), 194 977 € pour des jardinières, 91 456 € de moquette, 4 383 614 € pour l'installation, le nettoyage et le démontage des installations (500 techniciens mobilisés) et 1 million d'euros pour le dîner des chefs d'États. Mais le pompon si l'on peut dire revient à l'installation d'une douche pour le Président, dans la « zone bureaux » du Grand Palais qui aurait coûté, selon de député René Dosières… 245 752 €, chiffre cependant démenti depuis par Philippe Seguin, le Président de la Cour des comptes et Eric Woerth, le Ministre du budget. Une lecture attentive du rapport fait en effet apparaître que ce montant s'applique à l'ensemble de l'aménagement de la "zone bureaux PR et salles d'entretiens bilatéraux" et pas seulement à la douche qui a cristallisé la polémique (p.41). Il n'en reste pas moins qu'une coûteuse douche avait été commandée et installée inutilement : « Luxueuse et dernier cri, elle possédait une radio et différentes fonctions jets »."Et Sarkozy n'a finalement jamais utilisé cette douche, préférant aller se laver au palais de l'Elysée, qui se trouve à dix minutes à peine du Grand Palais", relève le quotidien britannique The Telegraph. Le gouvernement français a précisé que les dépenses ont été équivalentes à celles de la présidence allemande en 2007.

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02/11/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
Pour la quinzième année consécutive, la Cour des comptes européenne a sermonné la Commission au sujet du budget européen (136 Mrd€ ). « Les niveaux trop élevés d'erreur concernant la légalité et la régularité des opérations dans la plupart des domaines budgétaires ont conduit la Cour à formuler des opinions défavorables ». Dans la nomenclature de la haute juridiction financière de l’UE, l’« opinion défavorable » est le niveau le plus élevé de désapprobation, « lorsque le niveau d'erreur affectant les opérations sous-jacentes est significatif et présente un caractère généralisé, ou que les comptes ne sont pas fiables ». En ligne de mire : 80% des dépenses européennes, dont les politiques de cohésion (plus du tiers du budget, destiné au développement économique des pays de l’Est principalement), ainsi que les aides à l’agriculture et au développement rural. Ancienne chef comptable de la Commission européenne, Marta Andreasen, devenue eurodéputée (groupe EFD), confirme que, depuis des années, les contrôleurs constatent que « la plupart des paiements effectués par la Commission, 85 milliards € par an, ne peuvent pas être considérés comme légaux ou réguliers ».

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30/10/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
De 2005 à 2008, des camions chargés de sucre suivaient une route tortueuse depuis la Belgique jusqu’à la Croatie, après avoir fait un curieux détour par l’enclave russe de Kaliningrad. Ces milliers de kilomètres supplémentaires n’étaient pas si inutiles. En effet, en prétendant que la Russie était la destination finale de ces livraisons, les industries du sucre empochaient les coquettes subventions versées par les fonds agricoles européens au titre des « restitutions à l’exportation ». Cette juteuse combine aurait ainsi rapporté quelque 3 Md€ à la société belge Beneo-Orafti, jusqu’à ce que le pot aux roses ne soit découvert, en 2008, selon l’International Herald Tribune. Un autre grand classique est d’ajouter du sucre de canne sud-américain et bon marché au sucre de betterave européen, pour en réduire le coût. De même, les enquêteurs de l’Office européen de lutte antifraude (Olaf) ont récemment constaté que les fraudeurs mélangaient du thé au sucre, pour pouvoir prétendre à l’appellation de produit transformé qui fera baisser les droits de douane. En raison de la restructuration massive qui touche ce secteur, l’industrie sucrière est l’une des principales bénéficiaires des 55 MdR€ de subventions agricoles européennes. (Le Figaro, 28/10/2009)

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28/10/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
On apprenait dimanche dernier que l'Union européenne avait alloué généreusement 15 M€ aux 2500 irlandais licenciés de l'usine Dell, à quelques jours du second référendum sur le traité de Lisbonne. On apprend aujourd'hui que, de l'autre côté, l'Union européenne a approuvé le versement, par la Pologne, à Dell, de 54 M€.Comme la Pologne reçoit un montant net de 4,4 milliards d'euros par an la Commission européenne, ce sont en fait les fonds européens qui co-financent le déménagement d'une usine depuis l'Irlande vers la Pologne. D'après le Irish Times, le gouvernement irlandais a protesté. Le Parti Socialiste Européen (vous savez, demain l'Europe sociale et en attendant Barroso... On verra bientôt ce qu'en pensent les électeurs irlandais. (Edgar

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23/09/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
Alors que le traité de Lisbonne, qui crée un poste de "Haut Représentant" pour la politique étrangère n'est même pas encore ratifié par la totalité des Etats membres, on prépare à Bruxelles la construction d'un immeuble pour un montant de 280 millions d'euros, qui abritera le futur ministre unique des affaires étrangères créé par le traité de Lisbonne ("Haut Représentant"), les services diplomatiques européens et le Président de l'UE. (source : Telegraph, 21 septembre 2009). L'Union Européenne dispose déjà, parallèlement aux services diplomatiques nationaux des pays, de 130 délégations dans le monde entier, gérées par plus de 5.000 hauts fonctionnaires européens.

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22/09/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
En 2002, un audit interne portant sur les fonctionnaires européens du Centre commun de recherche (CCR) basée à Ispra en Italie sur les rives du lac majeur, a abouti à des constatations stupéfiantes : 230 membres du personnel (20 % du nombre total du personnel à Ispra) souffriraient d’une invalidité permanente partielle ; 5,7 Md€ de prestations pour invalidité permanente partielle ont été versés entre 1996 et 2002 ; chaque bénéficiaire aurait reçu en moyenne 25 000 euros (46 fonctionnaires auraient reçu collectivement près de 3 Md€, chacun obtenant plus de 35 000 euros, 23 auraient reçu collectivement un peu plus de 2 Md€, chacun obtenant plus de 50 000 euros, 8 auraient reçu collectivement plus d’1 million d’euros, chacun obtenant plus de 80 000 euros, 1 personne ou 2 auraient reçu près de 300 000 euros) ; 76 personnes, déjà atteints d’une invalidité permanente partielle, auraient subi un deuxième accident, entraînant une invalidité permanente partielle complémentaire (30 % des bénéficiaires auraient obtenu plus d’un versement au titre d’une invalidité permanente partielle et 10 % auraient obtenu 3 versements ou plus (allant jusqu’à 11) au titre d’une invalidité permanente partielle. L'enquête de l’OLAF pour suspicions de fraude dans la gestion des fonds de la Caisse maladie a révélé que le personnel du CCR d’Ispra avait déclaré trois à quatre fois plus d’accidents que le reste du personnel de la Commission européenne. Dans sa décision du 18 avril 2009, le Tribunal de la fonction publique de l'Union européenne a néanmoins alloué une indemnité de 3.000 euros chacun à 14 fonctionnaires européens épinglés, qui se plaignaient que la transmission par l'OLAF des informations à leur sujet aux autorités judiciaires italiennes n'avait pas respecté leurs "droits de la défense". Sur le fond, l'affaire est en cours d'instruction en Italie. (site du TFPE)

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15/09/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
Depuis 1995, les dirigeants de l'UE, les ministres et leurs délégations se réunissent dans un bâtiment baptisé "Justus Lipsius" à Bruxelles, devenu semble-t-il étroit depuis l'élargissement à 12 nouveaux Etats membres en 2004 et 2007. A partir de 2013, le Conseil des ministres de l'Union européenne se réunira juste à côté, au "Résidence Palace", un immeuble "eco-friendly" (haute qualité environnementale) flambant neuf à Bruxelles, avec panneaux solaires et système de recyclage des eaux de pluie. La façade du nouveau bâtiment sera composée d'un "patchwork de fenêtres traditionnelles en bois de différents pays européens", suggérant la diversité culturelle de l'UE, selon la description du projet. Il comportera des salles de réunion et locaux de presse pour une surface de plus de 6.000 mètres carrés, avec chaque étage des formes élyptiques de dimension variables, visibles la nuit depuis l'extérieur. Le coût total du projet est déjà passé de 240 à 315 millions d'euros en raison de "l'impact du mécanisme de révision contractuelle du prix", selon le descriptif. Construit dans les années 1920, le Résidence Palace, qui devient le nouveau siège du Conseil de l'Union européenne, avait été utilisé comme quartier général de l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. (EuObserver

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14/09/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
Pas plus qu'en France en 2005 ou lors du premier référendum irlandais sur Lisbonne en 2008, l'équité des moyens entre le "oui" et le "non" ne sera pas au rendez-vous du second référendum prévu le 2 octobre en Irlande. Les partisans du traité de Lisbonne s'apprêtent à dépenser dix fois ce que dépensera le camp du "non". Selon une estimation, le budget en faveur du camp du "Oui" dépasserait les 2,4 Millions d'€, contre € 270.000 euros pour celui du "Non" (Sunday Times, 23 août 2009)

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07/09/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
La fraude à la TVA affecte gravement les recettes fiscales des États membres et perturbe l’activité économique au sein de l'Europe en créant des flux de biens non justifiés et en mettant sur le marché des biens à des prix anormalement bas. Les réseaux de criminalité organisée ont trouvé ce moyen pour détourner d'importantes quantités d'argent en fraudant le Trésor public par l'intermédiaire du système de TVA de l'Union européenne. Un fournisseur propose de la marchandise pour un prix en dehors de toute concurrence, émet une facture en bonne et due forme comprenant son n° de TVA intracommunautaire : derrière cette apparente bonne affaire, peut se cacher ce qu'on appelle une "fraude au carrousel". Dans une étude réalisée pour le Conseil des ministres de l'économie et des finances de l'Union le 14 mai, le coût de cette fraude massive à la TVA a été estimée à 100 milliards €.

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15/08/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
Qui profite le plus de la Politique agricole commune ? Pas un exploitant en difficulté - un agriculteur disparaît toute les 20 minutes -, mais un géant : l'an dernier, le producteur de volaille Doux a touché plus de 62 millions d'euros. Les lobbies agricoles se sont longtemps opposés à la publication de cette liste, mais le ministère de l'Agriculture a dû se plier à la consigne venue de Bruxelles. Depuis le 30 avril, un site recense tous les bénéficiaires français de la politique agricole commune (PAC) entre octobre 2007 et octobre 2008. Parmi les dix premiers bénéficiaires de la PAC : Doux (producteur de volaille, avec les marques Doux et Père Dodu) : 62,82 millions d'euros, Saint-Louis Sucre SNC (marques de sucre Saint-Louis, Tutti Free et Carte Blanche) : 38,6 millions (une autre branche du groupe, Saint-Louis SA, a touché de son côté 13 millions), Comité régional pour la reconversion qualitative différée du vignoble (un organisme viticole de l'Hérault) : 38 millions, Tereos (union de coopératives sucrières, avec notamment la marque Béghin-Say) : 26,27 millions, Sucrières de La Réunion : 25,65 millions, Fédération des banques alimentaires : 22,57 millions, Tilly-Sabco (volaille) : 20,52 millions, Eurosugar (sucre) : 19,3 millions
France Luzerne (fourrage pour animaux) : 18,2 millions, Sucres et Denrées (négociant de sucre) : 16,92 millions. Les producteurs ou négociants de sucre occupent donc la moitié du Top 10. Les industriels de la volaille profitent, eux, des aides à l'exportation prévues par la PAC. Ces aides sont censées compenser les moins-values réalisées sur certains marchés étrangers, où les plus grands producteurs mondiaux tentent de s'imposer en cassant les prix. Les pays musulmans sont un des débouchés les plus convoités, et Tilly-Sabco prend ainsi le soin de préciser sur son site : « Tilly-Sabco a une longue histoire avec la communauté musulmane internationale. L'entreprise respecte le rite d'abattage islamique. Nos produits portent la mention Halal. »... (avec Rue89 )

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02/05/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
Après les dirigeants d'entreprise, montrés du doigt pour leurs rémunérations, stock-options et parachutes dorés jugés indécents en ces temps de crise, c'est au tour des commissaires européens d'entrer dans l'oeil du cyclone (lire l'article du Monde, 31 mars 2009). Salaires, avantages, retraites : mieux vaut apparemment être Commissaire de Bruxelles, qu'élu de la nation. Qu'en est-il exactement ? 1) Le salaire annuel d'un Commissaire de base est de 238.919 €, celui des Vice-présidents est de 265.464 € et celui du Président de la Commission (M.Barroso) de 293.073 €. S'y ajoutent une indemnité de résidence (43.960 €) et une indemnité de représentation (17.017 €) soit 60.977 €. A titre de comparaison le Président de la République gagne 250.308 €, la Chancelière allemande 255.144 € et le Premier ministre britannique 270.000 €. Le Président et les Vice-Présidents de la Commission de Bruxelles gagnent donc tous plus que les chefs d'Etat européens. Avec 350.000 € de traitement et indemnités, M. Barroso gagne plus que l'actuel Président des Etats-Unis (340.000 € annuels). "Barroso : champion du monde !", s'indigne Philippe de Villiers. 2) Ce que les Commissaires gagnent à leur départ. Prenons l'exemple du Président. Si l'actuelle majorité au PE ne le soutenait pour un nouveau mandat, M. Barroso aurait droit, à son départ à des bonus qu'à Bruxelles : "l'indemnité" de réimplantation : 24.422 € en une fois, "l'indemnité" de transition : 36.634 € par an pendant trois ans et Après 55 ans, une pension de retraite : 62.644 € par an (5.220 € par mois...). Le montant total des pensions de retraite à verser aux "futur ex" Commissaires, compte tenu de l’espérance de vie moyenne (16,7 ans au-delà de 65 ans) atteint en moyenne 1 million d'euros, et jusqu’à 1,9 millions d’euros pour les Commissaires Verheugen et Wallström. Si 20 des 27 Commissaires actuels quittent Bruxelles, cela coûtera la bagatelle de 25 millions d'euros aux contribuables européens. (Source : Commission européenne, OpenEurope)

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01/04/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
Alors que la crise frappe de plein fouet les économies européennes, que les finances publiques des Etats membres sont dans le rouge et que les Français doivent réduire comme jamais leur train de vie, le bureau du Parlement européen réuni le 18 février dernier, a reporté après les élections européennes sa décision sur le coûteux projet de rénovation et d'extension de son centre sportif, avec construction d'une piscine. Cette salle de sport située en sous-sol du bâtiment du Parlement à Bruxelles, voit son accès réservé, moyennant cotisation, aux eurodéputés, à leurs assistants et aux fonctionnaires. Le problème est que la décision du Bureau autorise le financement par la Commission européenne et le Parlement, autrement dit les contribuables de ces travaux pour un montant global dépassant les 9,3 millions d'euros : 2,333 millions pour la rénovation, 5,647 millions pour l'extension sans compter les dépenses liées aux recherches des bureaux d'études +/- 1,350 millions d'euros. Rappelons que 7% des recettes fiscales françaises sont réservées pour le budget européen, soit plus de 19 milliards d'euros. Lire notre article complet sur ce dossier

Bruits de couloir

18/03/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (1)
Le site français officiel de propagande européiste Toute l'Europe présente la « Caravane civique européenne » du CIDEM qui sillonnera le territoire entre le 9 mai et le 6 juin, théoriquement pour inciter les citoyens à voter aux élections au Parlement européen, mais surtout à « bien » voter. Car la caravane a parmi ses objectifs : stimuler la citoyenneté européenne active des jeunes en renforçant le lien entre les jeunes européens et l'Europe, renforcer l'espace public européen en encourageant le débat (sic), mettre en relation des acteurs associatifs et institutionnels européens avec des jeunes, valoriser les actions associatives et citoyennes notamment celles à dimension européenne. Enfin, « le CIDEM donnera une attention particulière à l'information et à la sensibilisation des jeunes issus des quartiers dits sensibles et difficiles afin de leur permettre une meilleure appropriation de l'Europe ». Le CIDEM, qui organise la caravane, était au départ l'« association » Civisme et Démocratie. Aujourd'hui c'est le « Centre National de Ressources Pédagogiques et Educatives dans les domaines de l'éducation à la citoyenneté et du civisme »... Yves Daoudal

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17/03/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
Les stratèges politiques de Bruxelles ont de grands projets. Ils veulent faire entrer l'Union européenne dans "une ère nouvelle" de popularité grâce à Europarl TV, la chaîne du Parlement européen. Selon sa charte éditoriale, elle est "destinée à concourir à la démocratisation du Parlement européen et au développement d'un espace public européen" En effet, on l'a vu avec Lisbonne dernièrement, la démocratie n'est pas le fort de l'Union européenne ni d'ailleurs du Parlement européen, pourtant élu. Quant à "l'espace public européen", il demeure introuvable... Une chaîne internet à 24 millions d'euros (d'ici 2010) règlera-t-elle le problème ? Depuis le mois de septembre 2008, elle diffuse des entretiens avec des députés, des discours, des documents de fond sur l'histoire de l'Union européenne, des programmes en direct et des rapports parlementaires. Le problème est que, comme on pouvait s'y attendre, la coûteuse chaîne internet fait un bide. Selon le quotidien allemand Die Welt, jusqu'à la fin de 2008, elle a enregistré seulement 120.000 clics (pour 500 millions de personnes vivant dans l'UE). Plus de 300 heures de programmes en provenance de Bruxelles et de Strasbourg sont prévus cette année, avec en ligne de mire l'élection européenne qui se déroulera du 4 au 7 juin prochain. A tous ceux qui ne sont pas forcément d'accord avec les groupes majoritaires (PPE, PSE) sur l'orientation actuelle de l'Union européenne, pas d'inquiétude, la charte éditoriale affirme sans rire : "La chaîne garantit que la pluralité des opinions au Parlement européen est reflétée, en tenant dûment compte de l'importance relative des groupes politiques, ce dans le respect d'une politique éditoriale neutre et non partisane"...

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10/02/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
La Turquie, pays candidat à l’Union européenne, reçoit du budget européen des crédits de «préadhésion» visant à financer les réformes internes nécessaires à son adhésion proprement dite. Elle a touché 2,1 milliards d’euros de 1996 à 2006 et aura perçu 2,256 milliards de 2007 à 2010, soit 564 millions par an. Ces crédits ne vont d'ailleurs pas cesser d'augmenter : "S'agissant de la Turquie, compte tenu de la taille et de la capacité d'absorption du pays, l'aide augmentera progressivement sur la période 2007-2013". (Communication de la Commission européenne sur l'Instrument de Préadhésion du 8 novembre 2006). Pour la France, qui contribue à hauteur de 17% au budget européen (2ème contributeur net), cela représente 96 millions d'euros par an versés à la Turquie via le budget européen (voir "Ce que nous coûte l'Europe "). Voilà pour la "préadhésion". S'agissant maintenant de l'adhésion, eelon les études réalisées par la Commission européenne, qui y est favorable puisque c'est son mandat, la Turquie une fois entrée dans l’Union européenne, absorberait l’équivalent d’un quart du budget annuel de l’Union, soit plus de 30 milliards. Compte tenu de la part de la France dans le budget communautaire et dans le financement du "chèque" britannique, on estime que notre pays supporterait environ 20 % du coût net de ces dépenses d’élargissement, soit 6 milliards d'euros. Depuis juin 2007, huit chapitres de négociation ont été ouverts, ce qui porte à dix (sur trente-cinq) le nombre de sujets actuellement en discussion entre l'Union européenne et la Turquie en vue de son adhésion.

Bruits de couloir

10/02/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
Le quotidien irlandais Irish Times (4 février) révèle que la Commission européenne dépenserait 1,8 millions d'euros d'argent public dans une campagne de propagande ciblant les femmes irlandaises, les jeunes et les familles à faible revenu. Cette somme financerait un intense "blogging" (internet), de la publicité au cinéma ainsi que des campagnes à destination de la presse féminine et pour les jeunes. C'est un plan de propagande sur douze mois que l'Union européenne déploie en Irlande, visant les segments de population ayant voté massivement contre le traité de Lisbonne, en attendant l'annonce du second référendum. La Commission a immédiatement riposté après ces révélations : "il n'y aura pas de promotion ou de campagne de publicité en vue du deuxième référendum" a déclaré Joe Hennon, porte-parole de la Commissaire à la Communication Margot Wallström. Il a néanmoins précisé que ces moyens financiers sont employés, depuis plusieurs années déjà, pour mieux faire connaître l'Union européenne aux citoyens. La date de clôture pour l'appel d'offres lancé par la Commission a été fixée au 24 Février.

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10/02/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
Un dresseur danois de crocodiles a reçu, il y a deux ans, des subventions européennes au titre des fonds structurels pour un projet, dont on ne sait s'il s'inscrit bien dans l'ambition de Jean Monnet : un parc à crocodiles. Ce financement européen a servi à la construction de ce zoo dans la ville danoise de Narre Aslev, petite ville de 10.000 habitants. Les crocodiles manquant rapidement d’espace, le zoo a alors récemment cherché à étendre ses installations. Suite à la faillite de l'un des principaux investisseurs, l’expansion dont le budget est estimé à 4,6 millions d'euros (dont 822.000 euros d'argent communautaire) a toutefois dû être arrêtée. Le créateur du zoo a dû s'y résoudre : « il est difficile de trouver de l’argent pour entretenir les crocodiles parce les gens sont remplis de préjugés les concernant. Ils ne sont pas aussi mignons que les tigres ou que les pandas»...

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09/02/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
2,4 milliards pour la seule année 2008 ! Il y a quelques mois, la député irlandaise Kathy Sinnott interpellait dans une lettre ouverte, le Premier ministre Brian Cowen pour faire la lumière sur les fonds publics européens ayant directement ou indirectement financé la campagne du "oui" au traité de Lisbonne. On apprend aujourd'hui que pour la seule année 2008, Bruxelles a dépensé plus de 2,4 milliards d'euros, soit plus que le budget publicitaire de Coca-Cola à l'échelle mondiale. Dans sa dernière livraison, le think-tank anglais Openeurope révèle le résultat de ses recherches démontrant que l'Union européenne dépense des milliards d'euros par an, pour financer des initiatives ayant pour but exclusif de se promouvoir elle-même et son objectif - inscrit au fronton des traités - d'une "union sans cesse plus étroite"...et donc plus prodigue. L'ouvrage montre comment la politique dite d' "information" de l'UE n'est ni neutre, ni équilibrée, et relève de la plus grossière propagande en faveur de l'intégration supranationale plutôt que toute autre forme de coopération européenne. Il est intitulé : "The hard sell: EU communication policy and the campaign for hearts and minds", littéralement : "Vente difficile : la politique de communication de l'UE et sa campagne à destination des cœurs et des esprits". Outre une information sophistiquée et une stratégie de communication visant à «vendre» l'Union européenne telle qu'elle est et son message politique, Bruxelles dépense également des milliards d'euros par an pour tenter de susciter une "culture européenne" commune et donner un contenu à cette mystérieuse "citoyenneté européenne" proclamée par le traité de Maastricht en 1992. L'UE verse ainsi des centaines de millions d'euros par an à de multiples think-tanks et groupes de pression afin de faire ni plus ni moins que la promotion de ses politiques et des campagnes en faveur de toujours plus d'intégration supranationale, beaucoup de ces efforts financiers avec l'argent des contribuables européens - y compris donc ceux qui votent "non" - visant en priorité les publics jeunes, plus perméables.

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09/01/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo Commentaires (0)
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