Bruxelles & notre argent
En 2002, un audit interne portant sur les fonctionnaires européens du Centre commun de recherche (CCR) basée à Ispra en Italie sur les rives du lac majeur, a abouti à des constatations stupéfiantes : 230 membres du personnel (20 % du nombre total du personnel à Ispra) souffriraient d’une invalidité permanente partielle ; 5,7 Md€ de prestations pour invalidité permanente partielle ont été versés entre 1996 et 2002 ; chaque bénéficiaire aurait reçu en moyenne 25 000 euros (46 fonctionnaires auraient reçu collectivement près de 3 Md€, chacun obtenant plus de 35 000 euros, 23 auraient reçu collectivement un peu plus de 2 Md€, chacun obtenant plus de 50 000 euros, 8 auraient reçu collectivement plus d’1 million d’euros, chacun obtenant plus de 80 000 euros, 1 personne ou 2 auraient reçu près de 300 000 euros) ; 76 personnes, déjà atteints d’une invalidité permanente partielle, auraient subi un deuxième accident, entraînant une invalidité permanente partielle complémentaire (30 % des bénéficiaires auraient obtenu plus d’un versement au titre d’une invalidité permanente partielle et 10 % auraient obtenu 3 versements ou plus (allant jusqu’à 11) au titre d’une invalidité permanente partielle. L'enquête de l’OLAF pour suspicions de fraude dans la gestion des fonds de la Caisse maladie a révélé que le personnel du CCR d’Ispra avait déclaré trois à quatre fois plus d’accidents que le reste du personnel de la Commission européenne. Dans sa décision du 18 avril 2009, le Tribunal de la fonction publique de l'Union européenne a néanmoins alloué une indemnité de 3.000 euros chacun à 14 fonctionnaires européens épinglés, qui se plaignaient que la transmission par l'OLAF des informations à leur sujet aux autorités judiciaires italiennes n'avait pas respecté leurs "droits de la défense". Sur le fond, l'affaire est en cours d'instruction en Italie. (site du TFPE)

Lu dans la presse européenne

15/09/2009 Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Google + Commentaires (0)