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Ukraine : la porte ouverte ?  04/12/2013

Tous les médias français continuent d'accorder une très large couverture aux manifestations en Ukraine. Le président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, a demandé la réouverture de « consultations » avec Bruxelles sur la mise en œuvre éventuelle d'un accord de libre-échange avec l'Union européenne, afin de calmer ses opposants, indique Le Monde. Manuel Barroso, président de la Commission, lui a rappelé la « disponibilité » de Bruxelles, tout en excluant tout renégociation. Dans une note, Bruxelles « condamne fermement » la violence policière contre les manifestants de Kiev et invite le gouvernement à respecter les droits et libertés de la population. « La porte reste ouverte pour l’Ukraine » rappelle Bruxelles qui précise qu’aucune sanction n’est à l’ordre du jour. « Ce n’est pas dans le débat en ce moment » a ainsi déclaré la porte parole de Catherine Ashton. Le Monde rappelle qu’un sommet Ukraine-UE est prévu pour le printemps 2014, et que le prochain sommet du Partenariat oriental se tiendra à l’automne 2015. L'Union va essayer d'éviter toute rupture avec Kiev, dans l'espoir d'une éventuelle signature de l'accord. Hier, au Parlement ukrainien, l'opposition a tenté une motion de défiance après la répression sans précédent des manifestations ce week-end sur la place de l'Indépendance à Kiev. Le premier ministre Mykola Azarov a dû demander "pardon" pour ces débordements policiers. Mais son gouvernement a d'autant plus facilement survécu à cette motion de censure qu'il dispose au Parlement d'une solide majorité. Les débats ont été chauds. "J'appelle Ianoukovitch à la démission", a lancé le député et ex-champion du monde de boxe Vitali Klitschko, aujourd'hui à la tête d'un parti d'opposition, et dont les journaux multiplient les portraits. Pendant ce temps, Viktor Ianoukovitch s'est envolé pour la Chine, où il a maintenu une visite prévue de longue date. Hier soir, Nikolaï Azarov s'est dit prêt au dialogue, à condition que le blocus entourant le siège du gouvernement soit levé, indique Le Figaro. Dans une interview dans Libération, la spécialiste de l'ex-URSS Marie Mendras estime que "l'UE a compris qu'elle avait fait une erreur tactique en voulant à tout prix faire signer l'Ukraine. Les engagements d'un homme comme Ianoukovitch ne valent pas grand-chose. Même s'il avait signé, il ne se serait pas senti lié par cet accord". Selon L'Humanité, le parti ultranationaliste, antisémite et xénophobe Svoboda (Liberté), d'Oleg Tiagnibok (37 députés), semble prendre la tête des protestations au détriment des formations politiques traditionnelles. Dans sa chronique dans L'Express, Christian Makarian pense qu'"à défaut d'avoir su elle-même définir ses frontières géographiques et sa ligne d'horizon politique, l'Europe les voit fixées par la Russie".

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