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Syrie : le jeu étrange de cette Europe-va-t-en-guerre  13/09/2013

L'Europe-c'est-la-paix n'aura été stoppée dans ses projets d'expédition guerrière en Syrie derrière les Etats-Unis que par le vote, il y a deux semaines, de la Chambre des Communes britannique, qui permit l'émergence d'une proposition russe, acceptée par Damas, de mise sous contrôle international et destruction des armes chimiques. On rappelle que les ministres des Vingt-sept avaient levé au début de l'année l'embargo sur l'exportation de pétrole syrien au seul bénéfice des rebelles combattant le gouvernement de Damas. Cette mesure, plutôt symbolique, avait été suivie par la suppression de l'embargo officiel sur les armes destinées aux opposants à la fin-mai. Paris et Londres poussaient en ce sens, mais de nombreux pays pointaient le risque de renforcer ainsi les groupes liés à Al-Qaïda. La décision de levée d’embargo a été obtenue au forceps par la France et le Royaume-Uni qui sont les deux principales puissances militaires de l’Union européenne : elles militaient depuis plusieurs mois en faveur de livraisons directes d’armes aux opposants syriens, sous prétexte de rééquilibrer les forces et de compenser l’aide fournie au camp gouvernemental par la Russie. Le 25 avril dernier, l'agence européenne de police Europol avait publié un rapport pointant la Syrie comme destination privilégiée d'apprentis-terroristes européens, qui pourraient mettre leur savoir-faire à profit lors de leur retour sur le Vieux continent. Mais quels risques ne prendrait-on pas pour aides ces valeureux combattants de la liberté et des droits de l'Homme ? (avec BRN n°26 & blogmondediplo) "Vous mettez le feu à la queue du renard ici, mais un jour le renard viendra chez vous" dit un vieux proverbe... La Syrie a présenté une demande d'adhésion à la convention sur les armes chimiques, a confirmé jeudi à New-York un porte-parole des Nations unies. Pendant ce temps, les Etats-Unis discutent avec la Russie des modalités du démantèlement de l'arsenal chimique syrien. Les intimidations militaires de Washington et Paris ont perdu toute crédibilité, estiment les commentateurs, pour lesquels le président russe Vladimir Poutine sort vainqueur de cette joute diplomatique.

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