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Les groupes européistes refusent d'être considérés comme des lobbies 24/06/2009
Les groupes européistes sont-ils des lobbies comme les autres ? Le fait est que la plupart des groupes influents sur les institutions européennes refusent de s'inscrire comme lobbies à Bruxelles. S'ils persistent, leurs contributions ne sera plus prises en compte, a averti lundi la Commission européenne. Or, d'abondantes subventions européennes - entre 40 et 50 millions d'euros par an - nourrissent, depuis des années, cette myriade de mouvements, associations, think-tanks et autres "centres de réflexion" fondés et dirigés par des personnalités européistes, qui mènent ouvertement, y compris pendant les campagnes référendaires, des actions (conférences, expositions, publications) en faveur des traités d'intégration supranationale et de l'abaissement continu des protections économiques européennes. Aujourd'hui pourtant, "Friends of Europe" (les Amis de l'Europe), la fondation "Notre Europe" créée par l'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors, et l'institut "Bruegel", dont l'objectif affiché est de "contribuer à l'efficacité des politiques économiques en Europe", sont trois des groupements rétifs à l'idée de s'inscrire sur "le registre des personnes intéressées" créé par la Commission en juin 2006. "Nous ne sommes pas des lobbyistes et nous ne voulons pas être inscrits comme tels", a expliqué à l'AFP Nathalie Furrer, une des responsables de "Friends of Europe". "Nous sommes favorables à un code de conduite des centres de réflexions, mais nous ne voulons pas qu'il nous soit imposé de nous inscrire sur la liste des lobbyistes", a-t-elle ajouté. Mme Furrer pense qu'aucun des grands groupes n'acceptera de s'inscrire en raison de leur refus d'être assimilés à des lobbies. Aucun responsable de "Notre Europe" ou de l'institut "Bruegel" n'était immédiatement disponible pour commenter ces informations. L'inscription sur ce registre concerne "tous ceux qui cherchent à influer sur l'élaboration des politiques et les processus de décision des institutions européennes" pour "dissiper les soupçons qui entourent certains représentants de groupes d'intérêts", précise la Commission. Elle se fait sur une base volontaire. 29 seulement des 63 groupes actifs à Bruxelles se sont inscrits, et très peu de grands noms, à l'exception du European Policy Centre, du Lisbon Council et de la fondation Willy Brandt, a précisé la Commission. Rappelons que Bruxelles est la capitale mondiale du lobbyisme (lire Les lobbies trois fois plus actifs à Bruxelles qu'à Paris ) avec quelques 20.000 lobbyistes (avec AFP Bruxelles, 22 juin 2009)
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Edité par le Groupe "Europe Libertés et Démocratie" (délégation française) au Parlement européen, Rue Wiertz, 1047 Bruxelles - Reproduction autorisée avec mention de la source : www.observatoiredeleurope.com - redaction@observatoiredeleurope
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