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Alors que l'Union devient un Etat, seuls 6% des Français se disent "Européens"  24/11/2009

Alors que l'Union devient un Etat, seuls 6% des Français se disent "Européens"
On pouvait imaginer la société en surchauffe, prête à tous les emportements sur la question réputée sensible de l’identité nationale. C’est, à l’inverse, un rassurant sentiment de sérénité que révèle le sondage; que La Croix publie mardi 24 novembre. Le rôle de l’identité française est reconnu comme principal mais non exclusif, appelé à composer avec d’autres appartenances. Le constat mérite une explication. L’institut TNS Sofres a demandé aux Français de préciser comment ils se définissaient à l’échelle d’un territoire (ville, région, pays…) selon deux procédures différentes. Quand plusieurs réponses sont possibles, 68 % des sondés disent qu’ils ont le sentiment d’être français. En revanche, quand ils n’ont droit qu’à une seule réponse, seulement 38 % se disent avant tout français. « Le chiffre de 68 % montre que, majoritairement, il n’y a pas d’incertitude sur une identité française bien assumée, analyse le philosophe et politologue Thierry Leterre (1). Le score plus faible de 38 % souligne, en revanche, que ce n’est pas un plébiscite et que cette identité se partage avec d’autres. » Ainsi, plus d’un citoyen français sur cinq se définit avant tout comme habitant de sa ville. Une majorité des autres sondés (45 %) à qui on a demandé quel était leur premier sentiment d'appartenance se définissent davantage à l'échelle d'un territoire : ils disent se sentir "avant tout" habitant de leur ville à 21 %, de leur quartier à 14 %, de leur région à 6 % et de leur département à 4 %. Un total de 11 % dit se sentir "avant tout" "citoyen du monde" et 6 % "européen". Les sondés sont par ailleurs 41 % à estimer que c'est le "milieu social" qui "rapproche le plus les gens entre eux", 34 % "le lieu de résidence (même quartier ou même commune)" et 33 % "la culture". La langue (27 %), la nationalité (10 %) et la religion (6 %) viennent ensuite. Le critère de l'âge recueille 28 % des opinions. Interrogés sur les éléments constitutifs de l'identité française les plus importants, les sondés placent au premier rang les droits de l'homme (96 %), devant la langue française (95 %), le système de protection sociale (94 %) et "la culture, le patrimoine" (92 %). Viennent ensuite "la capacité d'intégration des diversités culturelles et ethniques" (81 %), la laïcité (80 %) et "l'héritage chrétien" (41 %) (La Croix, 23 novembre 2009 )

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Choquant, amusant, étonnant ou éclairant : l'unification européenne a été source de diverses inspirations tout au long de l'Histoire...