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Depuis hier au soir, la Belgique a un nouveau gouvernement. Qui le dirige ? M. Verhofstadt, celui-là même qui a perdu les élections en juin. Mais qu'on se rassure, ce n'est pas une histoire proprement belge : les Suisses inaugurent eux aussi une nouvelle forme de démocratie qui, il y a quelques jours, ont écarté du gouvernement fédéral M. Blocher, lequel était jusqu'à présent ministre mais qui vient d'être brutalement démis de ses fonctions pour la raison simple qu'il est le grand vainqueur des élections du mois dernier. Voici ce qu'est devenue la démocratie très moderne : on forme le gouvernement quand on perd les élections, on le quitte quand les gagne. La France joue sa partition qui s'empresse de ratifier au plus vite un traité dont elle a soumis le contenu à référendum et qui fut rejeté par le peuple. Je me demande même si la démocratie moderne, dont M. Gauchet répète doctement qu'elle est une culture, culture qui me paraît se résumer à un égalitarisme obsessionnel, n'est pas en train de se détacher de ce qui l'a fondée historiquement, c'est-à-dire le suffrage universel. Mais on serait fondé à se demander ce qu'est véritablement une démocratie quand le suffrage universel s'efface.
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Mes notes précédentes
L'Europe en direct
Les contribuables européens alimentent un budget de l'Union d'environ 120 milliards d'euros par an, dépensé à 95% en subventions de toutes sortes. Cet argent est-il bien distribué ? Est-ce l'Europe que nous voulons ?
Sur la toile
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Nulla dies sine alinea ; pas un jour, sans une ligne
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