Le bloc-note de Paul-Marie Coûteaux


Rossignol exquis. Mais est-il seul ? Des chants de rossignol, il s’entend aussi bien du coté du jardin intérieur que de l’autre. Toujours est-il que les chats n’ont pas dispersé les multiples chants d’oiseaux qui, sous l’incontestable direction rossignolesque, nous bercent chaque année, de l’aube (je crois…), au tout dernier crépuscule. Ah ! Comme l’idée que nous avions eue un soir pluvieux de mars, dans un restaurant japonais, l’idée ou même l’intention alors ferme de “vendre Mirebeau” et de partir un an ou deux à l’étranger (E. veut Rome, et moi le Québec), était sotte. Cultivons plutôt nos grands et petits jardins.

A la violence de l’empire, M. Obama, intronisé voici un peu plus de cent jours, ne change rien; quelle que soient ses sourires, son allure jeune et ses phrases de miel, ce personnage est en réalité une double ruse : d'abord il sait fort bien faire patte de velours, ce à quoi il n’a n'a d'ailleurs pas grand mal après les rudesses de l'équipe Bush. Ensuite, la couleur de sa peau est en elle-même une ruse puisque, le personnage s'étant présenté sous cette première caractéristique, (n’est ce pas, au fait, la définition du racisme ?), il peut ainsi ruser commodément avec la prétention à l'universalité –comme ces empereurs romains du Bas-Empire nés fort loin de la Péninsule… Magistrale ruse de l'Empire qui donne un visage avenant à l'implacable politique de puissance que l'on voit se développer sous nos yeux, et contre nous !

Face à cela, notre retour dans le « commandement intégré » révèle une situation qui ne fait que s’aggraver, mais que cette décision a le tort de mettre au grand jour, sonnant finalement comme un aveu, et pour ainsi dire une abdication définitive : l’aveu que nous sommes moralement, politiquement et militairement désarmés, autrement dit que nous avons accepté secrètement de perdre toutes les caractéristiques d'un peuple libre. De ce point de vue, l'Union européenne, comme toutes les vaticinations sur la défense européenne ne sont que des épiphénomènes cachant une vérité décidément pas bonne à dire : ce n’est pas seulement notre diplomatie qui ne nous appartient plus, mais aussi nous-mêmes en tant que France, en tant qu’idée de la France ; d'intégration européenne en intégration atlantique, c'est notre désintégration même qui est en vue. Si une nation fragile comme la nôtre perd tout sens, toute raison d'être, et finalement tout Etre, alors l’Etat lui-même ne reposera bientôt plus sur rien.


*


Mes notes précédentes
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
Recherche
L'Europe en direct
Les contribuables européens alimentent un budget de l'Union d'environ 120 milliards d'euros par an, dépensé à 95% en subventions de toutes sortes. Cet argent est-il bien distribué ? Est-ce l'Europe que nous voulons ?
RSS ATOM RSS comment PODCAST Mobile

Nulla dies sine alinea ; pas un jour, sans une ligne