L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

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Turquie et constitution européenne sont une seule et même question


Ci-contre, le Premier ministre Turc Erdogan signant la constitution européenne. Bien que les partisans du "oui" s’époumonent à faire croire que le débat sur notre future loi suprême continentale n’a rien à voir avec celui sur l'entrée de la Turquie, personne n'est dupe. Architecture et périmètre sont une seule et même question. Celle qui va être posée au français dans cinq mois. En quelques points, Debout la République (le mouvement de Nicolas Dupont-Aignan) expose ses arguments sur le lien réel qu’il faut mettre en évidence entre les deux sujets et sur l’indispensable rejet de la « constitution » pour déjouer en même temps la perspective fatale de l’adhésion turque.




Le Premier ministre turc Erdogan et son ministre des affaires étrangères signant la Constitution européenne
Le Premier ministre turc Erdogan et son ministre des affaires étrangères signant la Constitution européenne

La « constitution » est plusieurs fois complice de l’entrée de la Turquie en Europe

1. elle en permet l’adhésion en ne délimitant pas l’Europe (contrairement au traité de Nice),

2. elle en aggrave dramatiquement les conséquences (la Turquie deviendra le premier pays de l’UE à cause de la pondération démographique),

3. elle renforce le système qui a imposé dans le dos des peuples cette adhésion.

La « constitution » est complice de l’adhésion de la Turquie tout simplement parce qu’elle en est l’instrument.



Le non à la « constitution » est la dernière chance d’empêcher l’adhésion turque

1. En désavouant l’instrument (la « constitution »), on désavoue la main qui le tient et l’une des intentions qui ont justifié sa création (l’adhésion de la Turquie).

2. « On est jamais mieux servi que par soi-même. » Contrairement à ce qu’affirme un peu hâtivement le Président de la République, la France ne pourra pas arrêter à elle toute seule ces négociations, sauf à provoquer une crise en Europe. Cette crise, c’est aux Français eux-mêmes de la provoquer maintenant en votant « non » à la « constitution », car leurs dirigeants ne le feront pas à leur place.

3. « Avant l’heure, c’est pas l’heure, après l’heure, c’est trop tard ! » Les Français ne pourront plus dire non dans dix ou quinze ans, car cela provoquerait une crise majeure avec la Turquie.

Conclusion

Voter contre la « constitution » pour voter contre l’adhésion de la Turquie, ce n’est pas faire un amalgame entre deux questions qui n’auraient rien à voir entre elles. Au contraire, c’est :

1. Rejeter un traité antidémocratique qui rend encore plus irréversible et plus dangereuse la perspective de l’adhésion turque.

2. Reprendre, avant qu’il ne soit vraiment trop tard, le pouvoir de dire non à l’adhésion de la Turquie dont on cherche aujourd’hui à priver les Français.

Empêcher l’adhésion de la Turquie en votant « non » à la "constitution" européenne, c’est préférer que la crise touche maintenant l’Europe plutôt que la France en 2007 avec un nouveau 21 avril.

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