L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

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Tribune
What kind of human society remains possible under a European regime apparently based on the removing of all kind borders, distinctions and hierarchies ? Seeing Christians in Europe placed on the same plane as others and yet treated less favourably than others, was widely predictable. In the last thirty years, European integration has taken a turn which constitutes a break with European identity : a break with its nation states, a break with its Greek philosophical and Roman legal heritage, a break with all the economic, cultural and moral borders, a break with its Christian roots. The EU takes here a huge risk regarding...
L’appréciation des évènements d’Ukraine par les occidentaux et leurs médias montre à l’évidence une inversion des valeurs du droit international qui atteint une dimension proche de l’absurde. Et l’ensemble des moyens de communication accompagne unilatéralement cette dangereuse perversion, seuls...
Au cours de ces dernières années, le pourcentage de Français qui ont une opinion positive de l’Union européenne est tombé à 37 %. Qu’on ne s’y trompe pas : nous ne sommes pas devant un « passage à vide » momentané, nous sommes devant une rupture profonde, qui ne ressemble pas à «l’euroscepticisme» que l’on connaissait jusqu’ici. L’Union dans sa forme actuelle n’est plus en mesure de réparer cette rupture. Jusqu’ici, les manœuvres de l’Union pour la « fédéralisation » et le nivellement au nom de la logique du marché unique, avec toutes les violations de la démocratie indissociables, soulevaient la colère d’une frange d’...
François Heisbourg, éminent spécialiste des questions stratégiques internationales, mais aussi ferme soutien de la « construction » européenne ces dernières années, qui a voté « oui » aux référendums sur Maastricht et sur le projet de Constitution européenne, vient de publier un livre qui ne va pas lui faire beaucoup d’amis dans le Landerneau fédéraliste. Il explique en effet que nous vivons la fin du « rêve européen » : nous devons maintenant sortir de la monnaie unique, ou sinon elle explosera, et toute l’Union avec elle. Il faut sacrifier l’euro pour sauver l’Union. On ne saurait trop recommander la lecture de ce livre...
Sous la Monarchie de Juillet déjà, on appelait « pays légal » l’ensemble des personnes suffisamment riches - les « censitaires » - ou suffisamment diplômées - les « capacitaires » - qui formaient seules le corps électoral, alors que le « pays réel », c’est-à-dire la grande majorité des nationaux, n’était pas admise à voter. La situation n’a fait qu’empirer. Le pays légal national s’est renforcé et a en plus été coiffé, et en quelque sorte verrouillé, par un super-pays légal : le « pays légal européen ». Il faut d'urgence réactiver la démocratie afin de donner au suffrage universel son véritable sens en réduisant l’écart...
Dans un discours prononcé le 12 décembre à la London School of Economics, le Professeur Christopher Pissarides, prix Nobel d’économie 2010, a pu présenter les « choix difficiles » qui attendent les européens. En un mot, soit démanteler l’euro soit accepter de le réformer en profondeur. Et pourtant, Pissarides a été un fervent défenseur de la monnaie unique. Comme le rappelle la London School of Economics : « Le Professeur Pissarides a été un supporter passionné des bénéfices de l’union monétaire européenne. Il pense aujourd’hui que soit l’euro doit être démantelé, soit la direction des politiques économiques doit être...
C'est la question la plus vitale qui se pose à l'Europe pour les prochaines décennies, mais aussi à l'ensemble de l'occident. La dénatalité est le grand phénomène inédit de ce siècle. Que doivent faire les Européens pour leur survie ? Un séminaire réuni fin novembre en Espagne y était consacré. "La famille, l’enfant, leurs libertés fondamentales, et plus généralement les politiques en lien direct avec l'avenir démographique du continent ne peuvent tomber dans l'escarcelle de la Commission de Bruxelles ou du juge européen" a affirmé Christophe Beaudouin. "Elles auraient dû - a-t-il ajouté - rester absolument de la...
L’agence de notation Standard & Poor’s, qui vient de dégrader une nouvelle fois la note de la France, a justifié sa décision en soulignant notamment que « la persistance d’un taux de chômage élevé affaiblit le soutien populaire en faveur de nouvelles mesures d’envergure en matière de politique budgétaire et de réformes structurelles ». Voilà bien décrite la « trappe » dans laquelle notre pays est tombé : réformes ratées ou différées, d’où chômage, d’où blocage de nouvelles réformes. Dans cette situation, il y a deux catégories de responsabilités. D’abord, les responsabilités nationales : trois décennies de gestion par...

En être...ou pas 13/09/2013

En 2004, l'arrivée de dix nouveaux pays a accéléré les délocalisations. "Coût" de la main d'œuvre alléchant, marché unique, libre circulation des capitaux: on ne compte plus les établissements industriels qui se sont envolés vers la Pologne, la Slovaquie, la Roumanie... Symétriquement, la libre circulation de la main d'œuvre a multiplié les "plombiers polonais". Mais l'aspect sans doute le moins connu est l'énormité des flux financiers qui continue à se déverser tant sur les pays-candidats que sur les nouveaux entrants. A l'heure où l'on coupe à la hache dans les salaires, l'emploi et les services publics, chaque foyer...
La Commission joue un rôle décisif dans la recherche financée par l'Union européenne. Et elle a déjà financé et s'apprête à financer de nouveau la recherche sur l'embryon humain... Pour l'Observatoire de l'Europe, Romain Rochas, docteur en droit et chef de division honoraire de la Cour des comptes de l'Union européenne, prend la plume, en rappelant d'abord que la recherche utilisant les embryons comme matériaux de recherche a pour effet de tuer les embryons. L'argument en faveur de cette recherche s'appuyait sur le fait que les "cellules souches embryonnaires" seraient capables de se différencier en tissus de n'importe...
Dans un billet très enlevé, le blogueur Yéti n’est pas tendre avec le Parlement européen ni l'Union européenne en général, qu'il appelle à refonder. Selon lui, il n’a strictement aucun autre rôle que de fournir une vague façade démocratique à une organisation qui ne l’est en rien. A part voter le budget et offrir à ses heureux élus un CDD de cinq ans grassement rétribué, au point d’anesthésier les quelques velléités réformatrices radicales chez les plus virulents, la chambre strasbourgeoise n’a aucun réel pouvoir, sinon celui de pondre des tas de motions toutes plus inutiles les unes que les autres, histoire de se donner...
Des cours européennes aux tribunaux de base, en passant par le Conseil constitutionnel, la Cour de cassation ou le Conseil d'Etat, des juges chargés de dire le droit finissent par inventer celui qui leur plaît. A la place des représentants du peuple. La France a toujours manifesté une réticence certaine à l'égard du pouvoir des juges, comme en témoigne encore notre Constitution, qui préfère le terme d' "autorité judiciaire" à celui de "pouvoir judiciaire". Toutefois, les choses ont beaucoup évolué depuis la présidence gaullienne. Déjà, la fin de l'Ancien Régime, les rois de France s'efforcèrent d'éviter la sanction...
Giulietta Gamberini - 26/11/2013 - La Tribune Le capitalisme débridé est « une nouvelle tyrannie » selon le Pape François qui, dans un texte publié mardi, invite les leaders du monde entier à lutter contre la pauvreté et les inégalités croissantes.   Depuis son élection en mars, le Pape François avait déjà ponctué ses sermons de critiques contre l’économie capitaliste. Dans sa première exhortation apostolique, appelée Evangelii Gaudium (La joie de l’Evangile) et rendue publique ce mardi, il dessine nettement sa vision économique et sociale et appelle à l’action l’Eglise comme les leaders politiques....
La monnaie unique, la majorité n'en voulait pas. Et de grandes voix autorisées comme celles de Maurice Allais ou Robert Mundell (tous deux Prix Nobel d'économie) prévenaient qu'une monnaie multinationale ne serait pas viable. L'euro a néanmoins réussi à démarrer grâce à l’alliance contre-nature des deux grands ennemis des frontières nationales : les eurocrates fédéralistes et la finance mondiale qui s'enrichit en jouant sur les différences de conditions salariales. L'échec de l'euro, prévisible, est aujourd'hui cuisant et ce sont peuples qui paient et paieront. Le constat de Georges Berthu, ancien député européen, et...
Alors, surpris, messieurs Hollande et Montebourg ? Barroso est-il très très méchant, ou s’est-il simplement saisi des prérogatives qu’on lui a offertes ? « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes », disait Bossuet. Le Parti socialiste doit beaucoup faire rire Dieu.   Au PS, on a d’abord crié haro sur Angela Merkel, dénonçant son « intransigeance égoïste ». Oh, surprise ! On découvrait incrédule qu’un dirigeant en campagne électorale cherche plus volontiers, dans une Europe qui demeure un agrégat d’entités nationales, à satisfaire ses concitoyens...
Les crises financière, commerciale, monétaire, budgétaire, sociale, s’entremêlent maintenant de manière tellement inextricable que beaucoup de bons esprits commencent à désespérer (1). Les politiciens et les prétendus experts économiques ne font rien pour éclaircir nos idées. Car s’ils disaient la vérité, tout le monde verrait que l’origine principale de ces crises est finalement assez simple, et surtout qu’ils en sont complètement responsables. En relisant le discours que Jimmy Goldsmith avait prononcé il y a presque vingt ans, en repensant aux combats de Philippe de Villiers, Georges Berthu, ancien député européen, nous...
Il est logique que la fin de l'euro constitue le dénouement de la tragédie franco-allemande puisque c'est la création de l'euro elle-même qui est à l'origine de cette tragédie. En effet, en faisant perdre à chaque Etat de la zone euro d'abord sa souveraineté monétaire, et maintenant sa souveraineté budgétaire, l'euro aboutit à ce qu'aucun Etat ne puisse suivre la politique économique qui est adaptée à son économie. Certes, le premier problème de la France est le chômage, dont la cause tient à l'absence de croissance. Dans le cadre actuel de l'euro, qui l'a privée de ses souverainetés monétaire et budgétaire, le pays ne...
Dans une interview qu’il a accordée à Bloomberg, Lars Seier Christensen, l’un des CEO de la banque danoise Saxo Bank, a prédit que l'euro était « totalement condamné  ». Il a affirmé que l’euro avait été soutenu par le monde politique, non pour des raisons économiques, mais pour des raisons politiques. Sur son blog Testostérone Pit, Wolf Richter rappelle 10 déclarations mensongères que les dirigeants européens ont faites pour rendre des plans de sauvetage ou des mesures d’austérité acceptables.   1/ 1999 : « L’Allemagne devra-t-elle payer pour les dettes des autres pays ? Très clairement,...
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