L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

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Traité de Lisbonne : pourquoi Monsieur Bayrou a choisi de mentir



Après Morin-Mac Fly qui aurait vu les alliés débarquer en Normandie (alors qu'il n'était pas né), voici un autre candidat centriste, M. Bayrou, dans Menteur-Menteur. Européiste les plus acharnés de la vie politique française, partisan de tous les traités d'intégration supranationale, François Bayrou prétend aujourd'hui ne pas avoir voté le traité de Lisbonne ! En réalité, le Président du Modem avait bien voté le 4 février 2008 à Versailles la révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité de Lisbonne, et défendu jusque là, ardemment, ce recyclage par tous les moyens du traité rejeté par référendum par le peuple français en 2005. En revanche, il est exact qu'il n'a pas voté l'autorisation à ratifier le traité. C'est vrai..techniquement. L'hémicycle était presque vide et M. Bayrou lui-même était malade le jour du vote... Yohan Duval et Edgar démasquent cette incroyable imposture.




"Le traité de Lisbonne, pourquoi je ne l'ai pas voté, parce qu'il avait été adopté en catimini, alors que le précédent traité avait été rejeté par référendum" ("On est pas couché, France 2)
"Le traité de Lisbonne, pourquoi je ne l'ai pas voté, parce qu'il avait été adopté en catimini, alors que le précédent traité avait été rejeté par référendum" ("On est pas couché, France 2)

Les petits arrangements avec la vérité de François Bayrou

Que ne ferait-on pas pour récolter quelques voix ? C'est la question que beaucoup de téléspectateurs ont dû se poser Samedi soir en regardant l'émission "On n'est pas couché" sur France 2. François Bayrou, président du MoDem et candidat à l'élection présidentielle de 2012, était l'invité politique de l'émission. Le centriste nous a offert à cette occasion un numéro de contorsionnisme digne de Laurent Wauquiez.

Personne n'aura oublié que le Béarnais est l'un des européistes les plus acharnés de la vie politique française. Les vidéos de l'INA sont à ce sujet un excellent moyen de se rafraîchir la mémoire. En 1997, il défendait l'euro comme monnaie forte et louait les bienfaits de "l'Europe protectrice". En 2005, il militait en faveur du traité constitutionnel européen et profitait de ses interventions médiatiques pour pester contre "l'obsession antilibérale de la France ". Malheureusement pour lui, les Français et les Néerlandais ont rejeté sans contestation possible ce projet de constitution, par référendum. Voilà qui aurait du mettre un terme au débat sur l'Europe libéralo-fédérale. Cependant, persuadés d'avoir raison, nos "élites" n'ont pas accepté la volonté populaire. Ils ont donc décidé, en 2008, au terme d'un véritable attentat contre la démocratie, de s'asseoir sur le résultat de l'expression du peuple souverain et de faire passer en catimini le traité de Lisbonne, un "traité simplifié" qui reprend quasiment à l'identique le texte rejeté par référendum.

Que nous dit François Bayrou sur ce déni de démocratie ? (à partir de la 12ème minute environ, sur cette vidéo )

"Je n'ai pas voté le traité de Lisbonne."

"Le traité de Lisbonne, pourquoi je ne l'ai pas voté ? Parce qu'il a été adopté en catimini alors que le précédent traité avait été rejeté par référendum et que je m'étais engagé, si j'avais été élu président de la République, à soumettre un texte au référendum, compréhensible par tous les citoyens, pour qu'ils puissent l'adopter ou le refuser en toute connaissance de cause."

"Ce que le peuple a refusé, seul le peuple peut un jour de nouveau l'accepter sur des bases nouvelles."


On voit à son intonation que la question semble le gêner, mais si nous le comprenons bien, François Bayrou n'aurait donc pas approuvé le traité de Lisbonne. Bien. Mais que nous disent les archives du site du MoDem ? Fin 2007, face à Jean-Pierre Elkabbach, il affirmait sans hésitation :

"Je voterai ce traité."
 

Quelques mois après (Février 2008), à propos du vote sur la révision constitutionnelle préalable à la ratification, le centriste déclarait :

"Je vais voter oui sans enthousiasme. On aurait voulu que cela soit un grand pas en avant pour l'Europe. C'est très loin de cette ambition."

"On a tellement besoin d'Europe que, si on peut la débloquer, cela sera mieux que rien."

"Tout ce qui peut débloquer l'Europe, aussi peu que cela soit, je l'accepte et je le soutiens."


Les archives de l'Assemblée Nationale nous montrent d'ailleurs, qu'effectivement, François Bayrou a voté en faveur de la révision de la Constitution, le 4 Février 2008. Par ce vote, il donnait carte blanche à la ratification du traité de Lisbonne quelques jours plus tard par l'Assemblée Nationale et par le Sénat. Cette deuxième étape n'était qu'une simple formalité, comme le montrent les rapports des journalistes de l'époque. Nombre de députés et de sénateurs n'y ont d'ailleurs pas participé ; le président du MoDem faisait partie des absents.

S'il était si opposé à l'adoption du traité de Lisbonne qu'il le prétend, pourquoi n'a-t-il pas voté contre ? S'il était pour le texte mais contre la manière dont il était question de l'adopter, peut-être aurait-il pu participer et s'abstenir ? Non : il n'a pas du tout pris part à ce second vote, bien moins important, il est vrai. La révision de la constitution étant acquise, sa présence n'était de toutes façons plus nécessaire. Une absence pour protester, comme il l'a soutenu avec aplomb face à Natacha Polony et Audrey Pulvar ? Pas vraiment, comme on peut le constater sur le blog de Jean Quatremer, que l'on peut difficilement soupçonner d'euroscepticisme : le président du MoDem était tout simplement hospitalisé au moment du scrutin. Son absence n'avait donc rien d'intentionnel, contrairement à ce qu'il a déclaré devant les caméras de France 2. Il ne s'agissait nullement d'un geste politique. Voilà ce que l'on appelle, en bon français, un mensonge.

À l'heure où les élections approchent et où la zone euro se fissure en raison des défauts de fabrication des traités euro-libéraux négociés depuis 20 ans, il est compréhensible que le béarnais regrette certains de ses choix. Les politiques soutenues jadis au nom de l'Europe qui nous protège et de la concurrence libre et non faussée ont montré leur nocivité et leur irréalisme. Nous pouvons comprendre le choc du croyant qui a passé sa vie à construire des églises et qui s'aperçoit qu'au final, Dieu n'existe pas. Il n'y a aucune honte à faire des erreurs : le tout est de ne pas hésiter à les reconnaître. Tenter de nier sa responsabilité en jouant avec les mots ou en réécrivant l'histoire, en revanche, n'est pas digne d'un candidat à l'élection suprême qui prétend vouloir offrir un "discours de vérité ".

http://duvalyohann.over-blog.fr/


Bayrou, Polony, Pulvar et Ruquier, sur les traités européens

Les affirmations de Bayrou relèvent de la contorsion flirtant l'escroquerie. Il me paraît important d'y revenir après un premier billet, pour deux raisons : d'abord, l'Europe, loin de nous rendre plus forts, nous mène à la ruine, le sujet européen reste le premier sujet d'importance pour la France ; ensuite Bayrou monterait dans les sondages. Je serais ennuyé que cette remontée se fasse grâce à, ou malgré un mensonge, surtout sur ce sujet, et surtout au profit d'un candidat qui se veut d'une probité exceptionnelle.

Je reprends donc ci-dessous la transcription de l'échange entre Bayrou et les journalistes de On est pas couché, pour terminer par un commentaire personnel. La transcription est de Fred LN, un commentateur régulier bayrouphile quoique sympathique .

 

Natacha Polony : "il y a deux choses qui m'étonnent dans votre raisonnement. Premièrement, vous avez raison de dire que nous devons nous situer sur des niches de qualité…"

François Bayrou : "pas des niches : des produits".

NP : "… des produits de qualité, notamment dans l'agriculture. Mais dans ce cas, pourquoi avoir systématiquement soutenu des gouvernements qui, justement, allaient dans le sens d'une industrialisation de l'agriculture qui nous menait à une mise en concurrence avec des pays à bas coût. Première question, qui moi, m'étonne.

 FB : "…"

NP : "Mais, surtout, corollaire, je termine, deuxième question, vous êtes un fervent Européen, et vous avez toujours défendu l'Europe, la construction européenne telle qu'elle se fait, avec les traités européens tels qu'ils se sont faits. Or, le dogme de ces traités européens, c'est la concurrence libre et non faussée. Je vous cite un exemple. Il y a actuellement un décret pour autoriser, par exemple les cantines scolaires à faire des appels d'offres pour faire travailler les agriculteurs qui sont proches. Le commissaire européen chargé de la concurrence a immédiatement expliqué que c'était contraire à la concurrence libre et non faussée, et qu'il fallait faire des appels d'offres généraux. Comment vous faites avec ça ?"

FB : "Je propose qu'on lui dise 'zut'."

NP : "Oui mais il ne fallait pas voter les traités, dans ces cas là !"

FB : "D'abord, vous dites que j'ai voté tous les traités. Je regrette infiniment de vous dire que je n'ai pas voté le traité de Nice, et que je n'ai pas voté le traité de Lisbonne."

NP : "vous avez soutenu le Oui !"

Audrey Pulvar : "les deux traités (?) de Constitution européenne".

FB : "Oui, et qui n'a pas été adopté — ça tombe bien ! Je n'ai pas voté…"

Laurent Ruquier : "Si tout le monde avait voté comme vous, il aurait été adopté !"

FB : "Oui ! Je veux maintenant vous dire quoi…"

AP : "Vous avez expliqué que s'il n'était pas adopté, le déluge durerait plus de 40 jours, que ce serait une catastrophe."

FB : " Je veux maintenant vous dire quoi ? Le sujet c'est que — moi qui suis en effet, quelqu'un qui crois de toutes mes fibres à l'Europe, qui pense que l'Europe c'est une famille de nations qui partagent le même projet de société et la même civilisation, et que le seul moyen de les défendre face à des géants comme la Chine, c'est d'être ensemble ; et de travailler ensemble… qu'est-ce qui manque à l'Europe pour qu'elle fonctionne ? Il manque des responsables sur lesquels le peuple, le peuple des citoyens, puisse avoir de l'influence, par exemple en les élisant, ou par exemple en manifestant sous leurs fenêtres. Le problème de l'Europe que je défends depuis longtemps, raison pour laquelle je n'ai pas voté ces traités, c'est que les dirigeants européens, en raison des institutions complètement illisibles, ou labyrinthiques, personne ne sait comment s'appellent ou comment sont désignés les dirigeants européens actuels … Tant qu'on n'a pas un pouvoir qui (soit) assis sur la légitimité des citoyens, ce pouvoir-là ne peut pas relayer les aspirations des peuples. Voilà pourquoi je suis…"

AP : "le traité de Lisbonne, il découlait directement du traité de Constitution européenne, pour lequel vous avez voté oui !"

FB : "Le traité de Lisbonne, pourquoi je ne l'ai pas voté, parce qu'il avait été adopté en catimini, alors que le précédent traité avait été rejeté par référendum ; et que je m'étais, pour moi, engagé, si j'avais été élu Président de la République, à soumettre un texte par référendum, compréhensible par tous les citoyens, pour qu'ils puissent l'adopter ou le refuser en toute connaissance de cause. Et j'avais dit — vous vous en souvenez — ce que le peuple a refusé, seul le peuple peut de nouveau un jour l'accepter sur des bases nouvelles. Eh bien ce principe, qui était de rendre le pouvoir aux citoyens, je maintiens qu'il sera un jour le principe européen. L'Europe, elle sera le jour où il y aura le lien direct entre celui qui la préside, et le peuple des citoyens."

LR : "Passons à un sujet…".

Commentaire FrLN : tout ça est aisément traçable dans le livre de 1999 de François Bayrou, l'opposition de l'UDF (contre le RPR et le PS !) au traité de Nice, les déclarations de François Bayrou dans la campagne sur le TCE et depuis… En revanche, les déclarations de NP et AP me semblent bourrées d'erreurs… Quant à la citation "il pleuvra plus de 40 jours" qui circule sur beaucoup de blogs et forums (anti-Bayrou ;-) ), elle est à mon avis fort mal sourcée (en tout cas introuvable sur le site du Monde, source déclarée par certains blogs/forums). Je me souviens bien de la campagne 2005 et des opinions de François Bayrou sur le TCE, et cette citation n'y ressemble guère — alors qu'elle ressemble bien au style oral de François Bayrou.

 

Commentaire Edgar :

A mon sens, Bayrou est deux fois condamnable dans cette affaire.

Une première fois parce qu'il essaie de jouer au plus fin avec les journalistes (et les électeurs), en les induisant volontairement en erreur.

Expliquer qu'il n'a pas voté Lisbonne en omettant d'indiquer qu'il était à l'hôpital lorsque Lisbonne est passé et qu'il avait préalablement voté le plus important, la modification constitutionnelle du 4 février qui a permis l'adoption de Lisbonne, est un mensonge par omission, sur un sujet bien lourd. Voire un mensonge tout court. Dire "Le traité de Lisbonne, pourquoi je ne l'ai pas voté, parce qu'il avait été adopté en catimini, alors que le précédent traité avait été rejeté par référendum" pourrait n'être qu'un mensonge par omission s'il s'était abstenu. Mais affirmer cela alors qu'il a voté le 4 février (en catimini, effectivement, et avec un sentiment de honte qui reste apparemment cuisant puisqu'il justifie force mensonges) en faveur de la modification de la Constitution, est en réalité mensonger.

Mêmes explications contournées pour Nice. Il explique qu'il n'a pas voté Nice, certes : il s'est abstenu, permettant l'adoption de ce texte, avec des arguments aussi chattemites (Bayrou : Pour ma part, je recommanderai que l'on n'approuve pas le traité de Nice. Comme les anti-européens vont voter contre et comme, d'autre part, il n'y a aucune chance d'empêcher sa ratification, je pense que la protestation la plus équilibrée, ce sera l'abstention - Le Monde, 29 mai 2001).

Un président tenant à ses convictions, gaullien, churchillien, pas un madré, aurait voté non à Nice et non à Lisbonne, fût-ce au nom d'un fédéralisme européen. Un Bayrou reste avec ses piteuses contorsions (Hollande s'est abstenu le 4 février 2008, facilitant le passage du traité de Lisbonne et a voté pour Lisbonne le 7 févier 2008, jour où Bayrou était malade).

 

Et là, on peut en venir au deuxième mensonge, le pire. Bayrou s'est opposé à Nice non parce que le Traité enlevait trop de pouvoirs au niveau national, mais, bien au contraire, parce que le traité n'était pas assez fédéral ("Tiraillés entre leurs convictions européennes et la stratégie présidentielle de leur président, la plupart des élus UDF vont opter pour l'abstention. « C'est un traité de régression européenne mais nous ne pouvons pas mêler nos voix à celles des anti-européens », a indiqué François Bayrou." - Le Monde, 6 juin 2001).

Bayrou fait donc une fois de plus le matamore en expliquant qu'il faut dire zut à la Commission. En réalité, c'est au peuple français qu'il a dit zut en favorisant par son vote l'adoption du traité de Lisbonne, mais aussi en laissant passer un traité de Nice qu'il jugeait lui-même insatisfaisant. Pour qui reprend le texte de son intervention, loin d'un zut démagogique à la Commission, ce que souhaite Bayrou c'est l'élection d'un président de l'Europe au suffrage universel. Cela devrait couronner l'émergence du pouvoir européen - et corrélativement ravaler définitivement les nations au rang de collectivités territoriales : "Tant qu'on n'a pas un pouvoir qui (soit) assis sur la légitimité des citoyens, ce pouvoir-là ne peut pas relayer les aspirations des peuples. [...] ce principe, qui était de rendre le pouvoir aux citoyens, je maintiens qu'il sera un jour le principe européen. L'Europe, elle sera le jour où il y aura le lien direct entre celui qui la préside, et le peuple des citoyens."

*

L'auditeur de bonne foi qui aura vu Bayrou à On est pas couché la semaine dernière pourra penser avoir vu un homme décidé depuis longtemps à limiter les pouvoirs européens. En réalité, l'électeur qui serait ainsi trompé s'apprête à autoriser Bayrou à transférer à l'Union européenne les derniers pouvoirs qui restent à Paris. Je le sais, je m'y suis trompé une fois en 2007. Pas deux.

Edgar
http://www.lalettrevolee.net/


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1.Posté par LeMeilleurDesMondes le 01/02/2012 11:21 | Alerter
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Pour l'erreur de 2007 j'en suis également ! et je lui reprocherais également d'avoir été le sous-marin de Nicolas Sarkozy . Vraiment tout faux.

2.Posté par Ric le 05/02/2012 15:18 | Alerter
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Pareil en 2007, je me suis fait enfler par Bayrou devant la médiocrité des deux finalistes, je ne me ferais pas avoir deux fois

3.Posté par CLOVIS SIMARD le 08/02/2012 23:39 | Alerter
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Mon Blog(fermaton.over-blog.com),No-30, THÉORÈME SURVIVRE. - On ne peut pas mentir......!!

4.Posté par CHASSIGNEUX Jean-Noël le 24/02/2012 17:59 | Alerter
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François Bayrou et comme Sarkosz et Hollande.......ils ont approuvé tous les trois tous les traités qui ont assujettis notre pays à l'Europe supranationale, responsable des dégats économiques et sociaux que l'on connait aujourd'hui !

5.Posté par Malthus le 15/03/2012 08:24 | Alerter
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La même. A cette époque je me foutais des questions européennes tant ça me semblait opaque. Bien que je ne pense pas que Bayrou soit un mauvais, il se rend complice d'une traitrise sans nom par dogme européïste imbécile. J'avais aussi voté pour lui et désormais, il peut toujours se gratter avec ses copains libéraux pour obtenir ma voix.

D'ailleurs, je pense qu'il sera difficile pour les libéraux de se maintenir au pouvoir peut importe qui sera élu. La casse sociale et économique est trop grande, et il me semble que les Français commencent à comprendre la violence de l'Union Européenne sur leurs vies...

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