L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

Fondé en 2005 - Plus de 2 400 articles en accès libre

S'abonner
Rss
Twitter
Facebook




mon Email :






Recherche par mots-clés


Syndicats, gauche, droite : pourquoi ils sont tous dans l'impasse



Face à la réforme des retraites, le PS se réjouit déjà d'être au coeur de la contestation et de pouvoir fédérer toute la gauche. Mais personne n'expliquera que les services publics sont en décomposition parce que cela découle doublement de nos engagements européens : pour une première part nos services publics sont démantelés au nom du droit de la concurrence ; en deuxième lieu parce que les quelques services publics que l'Union européenne n'a pas fait fermer, la chute de la croissance liée à la politique économique imbécile de la zone euro nous contraint, faute de recettes fiscales, à les fermer nous-mêmes. Demain la cible officielle sera donc le méchant Sarkozy, qui n'est qu'un porte flingue pour le compte de la structure européenne. Autre façon de dire que de toute façon la présidentielle ne sert plus à rien car quoi qu'il arrive les politiques menées sont européennes. C'est un chef d'oeuvre de kleptomanie que d'avoir réussi à voler un pays à son peuple.




Syndicats, gauche, droite : pourquoi ils sont tous dans l'impasse

Notre (véritable) ministre des affaires étrangères, la réforme des retraites, les services publics et autres humeurs sur le pouvoir tel qu'il (s'en) va.


par Edgar*


Je lis dans la lettre de la fondation Schuman, ceci :

La Haute représentante de l'Union pour les Affaires étrangères et la sécurité commune Catherine Ashton a entamé le 30 août une visite en Chine, pour amorcer le premier dialogue de "partenariat" entre l'Union européenne et la Chine. Elle a souligné l'importance de construire une relation privilégiée avec ce pays, "partenaire stratégique clé pour l'Europe dans un monde globalisé", et d'approfondir les relations bilatérales en matière de politique étrangère, de politique environnementale et commerciale, en amont du Sommet qui réunira la Chine et l'Union européenne le 6 octobre. Le 2 septembre, Catherine Ashton a rencontré son homologue chinois Yang Jiechi et le Premier ministre Wen Jiabao à Pékin. Elle a souligné "l'importance d'avoir une approche concertée sur l'Iran" et a ajouté que "la solution passe par le dialogue". Ces deux rencontres ont été organisées au lendemain du premier Dialogue stratégique UE-Chine dans la ville de Guiyang.

Madame Catherine Ashton a donc pour homologue le ministre chinois des affaires étrangères.
Donc elle est ministre des affaires étrangères de l'Union européenne.
Donc l'Union européenne est un état.
Donc Bernard Kouchner amuse la galerie (c'est un fait).
Donc Nicolas Sarkozy est président de la région France (du niveau d'un Georges Frêche. Ca colle, en effet.)
Donc la ministre des finances de la France n'est qu'une comptable préoposée aux écritures (ça colle aussi).
Donc à un moment l'Union européenne est devenue notre pays et la France a été transformée en collectivité locale. Personne, à aucun moment, n'a jamais été consulté en ces termes là. Personne n'a consenti à cette transformation - bien peu d'ailleurs l'ont comprise ou aperçue.
C'est un chef d'oeuvre de kleptomanie que d'avoir réussi à voler un pays à son peuple.

Demain, la gauche et les salariés soucieux de défendre leurs retraites manifesteront, à raison. Je crains que cette mobilisation, si elle réussit, ne mène à une impasse.

En effet, le PS se réjouit déjà d'être au coeur de la contestation et de pouvoir fédérer toute la gauche, y compris les "extrêmes". Dans le même temps, personne n'expliquera que les services publics sont en décomposition parce que cela découle doublement de nos engagements européens :

-  pour une première part nos services publics sont démantelés au nom du droit de la concurrence, érigé en principe constitutionnel alors que les services publics ne le sont pas ;

- en deuxième lieu parce que les quelques services publics que l'Union européenne n'a pas fait fermer, la chute de la croissance liée à la politique économique imbécile de la zone euro nous contraint, faute de recettes fiscales, à les fermer nous-mêmes.

Demain la cible officielle sera donc le méchant Sarkozy, qui n'est qu'un porte flingue pour le compte de la structure européenne. J'abuse tellement peu que François Hollande, qui n'a que la carte de la frachise à jouer pour espérer revenir parmi les présideniables, a d'ores et déjà prévenu que si la gauche, emmenée par le PS, devait revenir au pouvoir en 2012, il faudrait se serrer la ceinture.

Autre façon de dire que de toute façon la présidentielle ne sert plus à rien car quoi qu'il arrive les politiques menées sont européennes - cf. le début du billet de ce jour sur Mme Ashton.

Voilà pourquoi j'aurai du mal demain, même si la participation est nombreuse, à voir un quelconque succès dans la manifestation tant les acteurs de cette mobilisation semblent peu conscients des enjeux réels (pour reprendre le slogan du FSU, il ne faudrait pas écrire "le service public, on l'aime on le défend". La réalité c'est que si on aime le service public on quitte l'union européenne.)


La lettre volée


Notez
Lu 3747 fois



1.Posté par inconnu le 07/09/2010 11:07 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
À votre niveau comment pouvez-vous faire de telles fautes de français !
« Syndicats, gauche, droite, pourquoi ils sont tous dans l’impasse »

de mon, temps même avec un simple certificat d’études primaires, nous aurions
écrit :
« Syndicats, gauche, droite, pourquoi sont-ils tous dans l’impasse »

2.Posté par Piveau le 07/09/2010 12:11 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Non, ce n'est pas une formule interrogative. Il faut lire "je vais vous dire"..."pourquoi ils sont tous dans l'impasse".
C'est du langage oral transposé à l'écrit, certes pas très élégant, mais correct sur le plan de la syntaxe.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Vos commentaires sont les bienvenus, pour peu qu'ils respectent la liberté d'opinion, la courtoisie la plus élémentaire et...la langue française. Ils sont modérés et ne doivent évidemment comporter aucun propos grossier, insultant, raciste ou diffamatoire.

Dans la même rubrique :
1 2 3 4 5 » ... 9

A la Une | On avait pourtant dit Non | Analyse | Tribune | Document | En bref | Référendum 2005 | Souvenons-nous