L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

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Renégociation : ce n'est pas qu'ils ne peuvent pas, c'est qu'ils ne veulent pas



Bien sûr qu'il y a un plan "B" et même "C", "D"... Bien sûr qu'il est plus commode de rediscuter après un "non" qu'après un "oui" (surtout sur un texte de niveau constitutionnel mais dont la révision est quasi impossible). Et pourtant, Jacques Chirac et François Hollande le martèlent : ce sera cette Constitution ou le chaos. Quelle en est la raison cachée ?




Renégociation : ce n'est pas qu'ils ne peuvent pas, c'est qu'ils ne veulent pas

UMP et PS ont intérêt à être débarrassés du problème européen pour 2006-2007

Mais pourquoi les ouiouistes refusent-ils que l'on se remette autour d'une table pour renégocier ? Pourquoi ne pas entendre les inquiétudes des Français ? Alors que le Traité (Déclaration n°30) prévoit lui-même cette hypothèse de la renégociation ? Alors que le Traité de Nice vivra de toute manière jusqu'en novembre 2009 ? Alors que même un Commissaire (M. Frattini) a rappelé que "renégocier est possible", traçant d'ailleurs une voie de bon sens pour poursuivre la construction européenne sur de meilleures bases ?

Le débat européen serait-il si posseux pour l'UMP et le PS, qu'il faille le refermer aussitôt après le référendum...?

En réalité, l'UMP et le PS ont un intérêt objectif à ce que le débat européen ne se poursuive surtout pas après le 29 mai, en marge d'une inévitable renégociation : ils doivent ressouder leurs troupes respectives à la veille des échéances de 2007.
C'est évident : l'Europe empoisonne trop les ouiouistes de droite et de gauche qui ont indexé toute la politique de notre pays depuis vingt-cinq ans sur l'intégration européenne toujours plus poussée, et avec le succès que l'on sait...
D'ailleurs, ne nous berçons pas d'illusions, sur l'Europe comme sur toute question capitale engageant l'avenir de notre pays, il n'y aura plus jamais de référendum en France. Trop risqué.

Quant à imaginer une autre architecture pour l'Europe à 27, plus démocratique, plus transparente, plus efficace, plus sociale, plus indépendante... il y a des projets alternatifs plein les tiroirs, à commencer par les nôtres, si vous permettez. Lire par exemple notre argumentaire " Comment le Non peut tout changer".

Nous publions ci-dessous, la réaction du directeur du Monde Diplomatique, Bernard Cassen, sur l'existence d'un plan "B", ainsi que l'éclairante interview du Commissaire Frattini (Le Figaro, 27 avril) qui l'affirme avec force de détails et qui gêne tant nos ouiouistes.

Plan B


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