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Pour un Non d’espérance : l'Appel des parlementaires UMP du non





Pour un Non d’espérance : l'Appel des parlementaires UMP du non
Dans cette campagne référendaire qui va bientôt s’achever, tous les arguments s’échangent, et on ne peut s’en étonner. Certains veulent répondre strictement à la question posée et d’autres élargissent le débat. La décision de donner la parole au peuple par le Président de la République qui en a eu le courage, alors que le Congrès pouvait trancher la ratification, voulait dire que nos dirigeants s’engageaient à écouter la voix du peuple, quelle qu’elle soit.

A quelques jours du scrutin, nous voulons manifester notre grande inquiétude. En effet, des pressions à notre avis inacceptables s’exercent sur nos concitoyens.

D’une part, il ne nous semble pas correct d’instrumentaliser les réunions des instances européennes : à tour de rôle, sommets de Chefs d’Etats et réunions ministérielles s’expriment à l’égard des Françaises et des Français, comme un syndicat des sortants qui voudrait s’autojustifier à tout prix.

Bien davantage, nous entendons ici et là, à gauche comme à droite, des Ministres, ou même le Président espagnol du Parlement Européen, le Chancelier allemand et le Président polonais qui viennent faire la leçon aux Françaises et aux Français, et leur expliquer ce qui est bon pour eux et pour leur pays. Dans notre histoire, toutes les pressions de ce genre se sont retournées contre leurs auteurs. Or, si l’on a choisi le référendum, c’est bien parce que l’on a fait confiance aux électrices et aux électeurs de toutes nos communes. Les défenseurs du traité ont commencé par l’arrogance. On nous a dit qu’aucune autre réponse que le oui n’était intelligente ou acceptable. A présent, nous assistons à l’ingérence des dirigeants européens qui se sont engagés en notre nom, et qui ont prétendu nous donner la parole tout en s’effrayant, aujourd’hui, des images et des attentes que leur renvoie cette parole.

Il est étonnant que nos amis européens viennent expliquer au peuple français ce qu’il conviendrait de voter, eux qui n’ont pas eu le courage de laisser leur peuple s’exprimer ou quand ils l’ont fait n’ont rassemblé qu’un tiers des inscrits pour le oui !

Nous nous prononçons pour le non, car nous voulons que le peuple français prenne réellement en main son destin, car nous pensons qu’il ne peut s’en remettre à d’autres pour fixer le cap de son avenir, car nous croyons que c’est en nous-mêmes et par nous- mêmes que seront trouvées l’énergie et l’imagination indispensables à nos propres réformes.

Le non n’est pas un arrêt à la construction de l’Europe Unie, il est un non à la dérive bureaucratique, à la régression sociale et à l’affaiblissement de la puissance européenne.

Qu’on le veuille ou non, l’expression du 29 mai sera fondatrice d’une autre Europe. Une Europe aux frontières délimitées, une Europe assise sur la légitimité démocratique des nations, une Europe renouant avec un pacte de croissance au service de l’Homme, une Europe indépendante.



Signataires : Jacques BAUDOT, sénateur (UMP, Meurthe-et-Moselle) ; Christine BOUTIN, député (UMP, Yvelines), présidente du Forum des républicains sociaux ; Nicolas DUPONT-AIGNAN, député (UMP, Esonne) et maire d’Yerres, président de Debout la République ; Gilles BOURDOULEIX, député (UMP) et maire de Cholet ; Bernard FOURNIER, sénateur (UMP, Loire), premier vice-président du Conseil général de la Loire ; Patrick LABAUNE, député (UMP, Drôme), vice-président de DLR ; Lionnel LUCA, député (UMP, Alpes-Maritimes), vice-président du Conseil général des Alpes-Maritimes ; François GUILLAUME, ancien ministre, député (UMP, Meurthe-et Moselle) ; André LARDEUX, sénateur (UMP, Maine-et-Loire) ; Philippe MARINI, sénateur (UMP) et maire de Compiègne, rapporteur général de la Commission des finances ; Jacques MYARD, député (UMP, Yvelines), président du Cercle Nation et République ; Jérôme RIVIERE, député (UMP, Alpes-Maritimes) ; Franck MARLIN, député (UMP) et maire d’Etampes ; Philippe PEMEZEC, député (UMP) et maire du Plessis-Robinson ; François-Xavier VILLAIN, député (UMP) et maire de Cambrai.

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