Vendredi 09 Mai 2008
15:23
Accueil

Inscrivez ici votre @dresse e-mail
 

http://www.observatoiredeleurope.com/download/15_points_pour_la_renegociation.pdf

L'ObsE en direct sur votre site/blog ? (clic gauche)
index.php?action=syndication



http://www.observatoiredeleurope.com/index.php?action=soumettre&type_soum=soum_annuaire&id_soum=1567


Home  >  ACTUALITE

ACTUALITE

Pour la Pologne, accepter la Constitution serait une 'capitulation'


"Accepter le système de vote prévu par le traité constitutionnel actuel, et donc être relégué à la pire situation de toute l'Union européenne, serait une capitulation. Or une capitulation n'a jamais été un compromis. Ce qui n'empêche que nous sommes capables de faire des compromis." C'est l'avertissement, somme toute tempéré, du Premier ministre polonais Jarosław Kaczyński, adressé quelques jours avant la visite en Pologne du Président Nicolas Sarkozy. Au lieu de défendre le "non" du peuple français qui vient de l'élire à l'Elysée et se ranger aux côtés des Pays-Bas, de la Pologne ou de la Grande-Bretagne pour refonder l'Europe, il défend toujours l'idée d'un "Traité simplifié" reprenant en fait les parties I et II de la constitution européenne, le coeur nucléaire du traité rejeté. Il faudra que l'on nous explique maintenant quels sont, de tous les dangers de la constitution européenne débattus pendant la campagne référendaire, ceux qui seront évités avec le "nouveau" traité...



Pour la Pologne, accepter la Constitution serait une 'capitulation'

Le Premier Ministre polonais, dans un entretien accordé mardi au quotidien Le Monde estime que "La Pologne veut bien aller vers un compromis (…) mais il y a une différence entre la volonté du compromis et l'acceptation de tout". Une réponse directe à destination de Nicolas Sarkozy, qui lors de sa visite jeudi à Varsovie, rencontrera les premières difficultés de la politique et de la diplomatie internationale.

Le Premier ministre Kaczyński souligne que "l'acceptation du système de vote actuel en Europe, est déjà un compromis" car il est "pire que celui qui fonctionne actuellement" (...) "Le mécanisme de prise de décision prévu dans le traité constitutionnel, du point de vue de la Pologne - qui est la seule à avoir le courage de dire ouvertement ce qu'elle pense - contient des risques." En clair, il craint que des groupes de pays, "se retrouvent dans une minorité durable" sur toute une série de sujets cruciaux. Il rappelle en outre qu'il n'y a toujours aucune "délimitation nette entre ce qui appartient à l'Union et ce qui appartient aux Etats-nations", le comble en effet pour une Union qui prétend ne pas se substituer aux Etats-nations. Il en résulte que le principe de subsidiarité est une pure fiction compte tenu de la confusion dans le partage des compétences. M. Kaczyński craint à cet égard les nouvelles compétences accordées par le Traité à la Cour européenne de Luxembourg, "qui se prononce en général contre les prérogatives des Etats-nations", se comportant depuis toujours comme une cour suprême fédérale qui interprète moins le droit qu'il ne le crée pour renforcer sans cesse la supranationalité. 

La Pologne, longtemps privée de sa souveraineté pendant l'ère soviétique sait de quoi elle parle, toutes proportions gardées. Elle n'hésitera donc pas à faire usage de son droit de véto pour bloquer le futur traité européen si les choses devaient se dérouler comme à l'époque de la "Convention européenne", où tout a été décidé "par une poignée de présidents (...) sans la participation des futurs Etats membres", pour aboutir au fameux traité constitutionnel dont la forme et le contenu sont aux antipodes des exigences de la déclaration de Laeken en 2001 : "les principes qui étaient inscrits dans la déclaration de Laeken (décembre 2001), comme la subsidiarité, le renforcement de la position des Etats nations, la démocratie ou les référendums, ont tous disparu" rappelle le Premier ministre.

"Je ne crains pas une Europe allemande" indique-t-il ensuite mais "une Europe qui porterait en elle des conflits entre ceux qui se trouveront, sur les dossiers sérieux, en minorité et ceux qui pourront chercher, avec le temps, d'autres solutions pour eux-mêmes. C'est ce qui nous inquiète et ce que nous voudrions éviter".

Le Premier ministre polonais juge enfin "excellent" le bilan économique pour la Pologne de son adhésion à l'Union européenne avec des exportations qui ont quasiment doublé depuis 2004, une croissance haute (7,4 % au premier trimestre 2007). Rappelons que la Pologne, à l'instar du Danemark, du Royaume Uni ou de la Suède, profite ici au maximum de ne pas être encore dans la zone euro où la croissance est deux fois et demie plus faible que dans la zone "non euro". En outre, d'ici à 2013, la Pologne devrait recevoir encore 67 milliards d'euros d'aides européennes.

Jarosław Kaczyński conclut en dessinant une conception de l'Europe, que nous ne partageons pas complètement, mais originale dans son architecture. Elle devrait selon lui devenir "une véritable superpuissance" élargie à "l'Ukraine, la Turquie et les Balkans" et qui "tout en laissant une plus grande liberté aux Etats sur leurs affaires intérieures (...) crée une force réelle, une force armée, et une direction supranationale qui en disposerait" pour être "un véritable partenaire pour les Etats-Unis". Supranationale sur les questions stratégiques et militaires, donc atlantiste : voilà qui démontre l'une des finalités du supranationalisme - arrimer l'Europe à l'Amérique - et qui nous rappelle l'une des raisons qui nous avaient conduits à rejeter le traité constitutionnel (art I-41) 

La constitution européenne déguisée devrait être signée les 21 et 22 juin à Bruxelles. Auparavant, la Pologne qui accueille jeudi le nouveau chef de l'Etat français, a bien raison de souhaiter "plus de temps" pour "analyser et parlementer sur les questions clefs" et éviter ainsi les graves erreurs de méthode et d'orientation de la constitution européenne. Mais elle subit une intense pression diplomatique et politique pour la forcer à signer un traité dont elle ne veut pas.




Il est d'ailleurs surprenant que notre bouillant Président de la République, pourtant décidé à impulser un vrai changement, se soit résigné à ne rien toucher à l'orientation fédérale européenne (prise depuis l'Acte unique), se contentant de remplacer l'emballage du traité constitutionnel rejeté. Voilà une bien maigre ambition pour une Europe en panne et qui n'a pas tenu un quart de ses promesses... Quel redressement et quelles réformes Nicolas Sarkozy peut-il bien proposer aux Français sans commencer par celle de l'Union européenne, dont dépendent déjà 80% de nos lois et le niveau de notre croissance économique ? 




Le 7 juin dernier à Strasbourg, les eurodéputés, dont ceux de l'UMP, votaient une nouvelle fois un rapport sur le thème "non au non !", tel que le Parlement européen nous en gratifie depuis le 29 mai 2005, dans l'indifférence générale. Celui-ci est signé du tandem Baron-Crespo/Brok et exige "la poursuite du processus constitutionnel en cours, sur le base du traité constitutionnel, si nécessaire sous une forme différente" ( !) Ou comment trahir en chambre un vote référendaire démocratique. Un peu comme si tous les élus non-sarkozystes se réunissaient pour réclamer la démission du nouveau Président de la République et proclamer "la poursuite du processus d'accession de Ségolène Royal à l'Elysée, si nécessaire sous une forme différente". Là bien entendu, ce serait un odieux affront au suffrage universel, un déni de démocratie, un véritable coup d'Etat. Ses auteurs pourraient même être poursuivis pénalement. Mais c'est là heureusement de la pure politique fiction. Nul ne songe à remettre en cause les 53% de suffrages recueillis par Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007, ni l'élection imminente de 470 nouveaux députés UMP. Il s'agit "seulement" de s'asseoir sur le résultat d'un référendum et les 55% de suffrages du 29 mai 2005 qui ont dit "non" à l'Europe constitutionnelle. Ouf, on a cru la démocratie en péril...





Christophe BEAUDOUIN

Mardi 12 Juin 2007
Lu 4472 fois

AccueilAccueil    Envoyer à un amiEnvoyer à un ami    ImprimerImprimer    Taille +Taille +    Taille -Taille -

ACTUALITE | TRIBUNE | DOCUMENT | REFERENDUM | CAMPAGNE DU NON

Dans la même rubrique :
À Bruxelles, la France est complètement à l’ouest

Paris souhaite-t-elle la création d’un nouvel Empire (carolingien) ?

OGM : c'est au tour du Sénat de s'exécuter

Le gouvernement irlandais peine à minimiser les conséquences du traité de Lisbonne

Irlande : une manipulation d'Etat révélée par un courriel diplomatique

La nuance polonaise

La nuance polonaise - 11/04/2008


OGM : le Parlement français s'exécute

Qui veut la peau des alter-européens ?

Traités européens introuvables : un journaliste irlandais témoigne

Versailles, le 4 février vers 15h00...

La liberté d'établissement prime la liberté syndicale

Le traité constitutionnel ressuscite, les demandes de référendum s'amplifient

Le protocole de Londres entre en vigueur

Face aux peuples, le complot du silence

Bruxelles va s'intéresser à votre vie intime et vos origines ethniques

63% des Français veulent un référendum

Les lobbies trois fois plus actifs à Bruxelles qu'à Paris

Un début de résistance à Westminster ?

Constitution bis : les dirigeants européens se réjouissent

De l'éclatement des nations à l'Europe des régions ?

Malgré son dynamisme démographique, la France renonce à six eurodéputés

VGE : c'est la reprise de la Constitution européenne à 90%

La Constitution européenne est de retour

Les souverainistes français exigent des garanties de souveraineté et un référendum

Législatives : La ratification du TCE n’est plus acquise

Immigration familiale : où en sont les Européens ?

Un 'cabinet bleu' au coeur du pouvoir ?

Airbus-EADS : un échec du 'fusionnisme' européen

«Europa durchregieren» : le plan allemand

Le 'Waterloo' de la souveraineté prononcé par le Conseil d'Etat

Les européens regrettent leurs devises nationales

L'UMP donne des gages à Berlin

La fin du tarif postal unique

L'intégration européenne menace-t-elle la démocratie?

Roumanie et Bulgarie tentent l'aventure européiste

Défaire le non

Défaire le non - 19/12/2006


Leçon hongroise pour l’Elysée

Cuisine européenne et dépendance

Bolkestein II : c'est pire

La ratification de la Constitution européenne par l'Allemagne est bloquée

L’étau américain se resserre encore un peu plus sur la «construction européenne»

Cinq Français font basculer un vote sur l'E.T.A à Strasbourg

Bolkestein : le refoulé est de retour

Un sondage confirme que les Français veulent changer d'Europe

Bruxelles lance l'artillerie lourde contre les intérêts français

Turquie : les eurodéputés français se prennent les pieds dans le tapis

L'actionnariat populaire universel : une idée qui fait son chemin

Revue des dernières déclarations sur l'avenir de l'Europe

Brevet européen : des députés appellent au secours la Constitution... française

Le candidat de la 'rupture' cherche l'adoubement...à Bruxelles

Constitution en berne, Euro en en crise, élargissement en panne : revue de presse

L’adresse guère accorte des nationalistes à Corte

Les élus français persistent dans le communautarisme

Notre analyse du dernier sommet européen

Vaclav Klaus et Karel De Gucht : les deux visions de l’Europe

47 eurodéputés français rejettent le résultat du référendum

L'UMP et le PS redisent leur 'soutien' à la Constitution européenne et à la fin de la souveraineté pénale des Etats

Strasbourg assiégée

Strasbourg assiégée - 14/06/2006


Cour de Luxembourg : la dictature en robe

Le 'non' l'emporterait aujourd'hui à plus de 58%

L'Europe, finalement trop petite pour la France

'France : 250.000 places de travail attendent les Polonais'

Un traité pour un rendu

Enfin un rapport officiel lucide sur l'échec de l'Euro

La Constitution française toujours pas conforme au vote du 29 mai

Un ancien dissident soviétique met en garde contre une dictature de l’Union Européenne

Danse sur un volcan

Danse sur un volcan - 20/03/2006


Le protectionnisme a le vent en poupe

Villiers : « La nouvelle directive Bolkestein est un mensonge »

Le dumping social reste au coeur du 'compromis Bolkestein'

Revue de presse européenne

Euro : on vous l'avait bien dit

Baise de TVA

Baise de TVA - 24/01/2006


Français, vous êtes des 'malades imaginaires'

La Cour de justice est accusée d'outrepasser ses compétences

L'euro cher menace notre industrie

La Commission européenne éclaboussée par l'affaire Rhodia

«Le PS doit en finir avec la chimère d'une Europe fédérale»

Face au 'non', les budgets de communication prévoient un nouvel arrosage

L'édifice est en train de craquer

Les dernières déclarations du petit monde européiste

Turquie: 'Une erreur colossale'

Dernières nouvelles de Bruxelles

Revanche en chambre sur le 29 mai

Dernières déclarations sur le processus de ratification

Politique énergétique : Villepin a-t-il entendu le 'non' Français ?

Croissance en berne, chômage en hausse : faut-il sortir de l'euro ?

Dernières nouvelles de feue la Constitution européenne

Un droit civil unique pour un peuple unique ?

Big Brother aux portes de l'Union européenne ?

L'UMP veut saucissonner la Constitution et la faire avaler par la Parlement

Vives réactions des lecteurs de Libération à la haine éditoriale de Serge July

Toutes les réactions après le Non français

Le non n'est pas une fin en soi

Le vent du non souffle maintenant sur les Pays-Bas

Le siège Français au Conseil de sécurité de l'ONU de nouveau menacé par un vote UMP-PS

Contrairement à Washington, Bruxelles refuse de protéger notre industrie textile

Les Européens du 'Non' font un tabac au Palais des Sports

Soupçonné de prise illégale d'intérêt, le Président de la Commission est sous le coup d'une motion de censure

'Gaston' Delors...

'Gaston' Delors... - 17/05/2005


Tu te souviens de Nice, dis ?

'Nous lançons un appel aux électeurs de la majorité et à tous les Français qui hésitent'

Pour le oui, cadeaux et grigris, par Daniel Schneidermann

L'Europe des crétins, par Michel Onfray

Quand Delors dégommait la Constitution européenne...

Ils ont aussi dit 'oui'...à la fin du veto Français à l'ONU

Le Conseil constitutionnel est-il une auberge espagnole ?

La croisière s'amuse à Bruxelles : quand les commissaires se font 'offrir' de luxueux voyages

Textile chinois : l'Europe paralysée par Bruxelles

France Europe et stress avec M.M. Rifkin, Lang et Bolkestein

Information contre propagande, par Paul-Marie Coûteaux

'Protégez-la comme la prunelle de vos yeux, pour l'avenir de la famille humaine'

Tony Blair annonce le retour de Bolkestein après le référendum Français. Nouvelle claque pour le 'oui'.

L'UMP malade de l'Europe ?

Les eurodéputés UMP siégeront aux côtés des obervateurs du parti islamiste Turc

'La directive Bolkestein n'est pas retirée'. Elle attendra le 'oui' au Traité et à ses articles 144 et 209

Villiers : «La grande triche du oui»

'Turquie, Bolkestein : seul un Non peut tout changer', prévient Philippe de Villiers

Le Non qui annonce le Printemps

Il n'y aura pas d'Europe sociale

Le Chirac antieuropéen 'd'avant' plane sur le meeting des souverainistes

Bolkestein II : le retour

L'UMP rejoint le PS pour le 'oui', tandis que le 'non' gagne encore des points

Versailles, 28 février 2005 : la fin de la Vème République ?

Philippe de Villiers tire son épingle du non


Après la Chine, l'Union européenne s'offre maintenant à l'industrie textile indienne



Vamos a la playa : 68% des espagnols boudent ou rejettent la constitution européenne




Congrès le 28 février, référendum fin mai : le Président précipite le calendrier

Le dogme européiste de plus en plus malmené par les réalités économiques

'Ce traité n'appelle pas une révision de notre Constitution, mais l'avis du peuple français sur son abrogation de fait'