L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

Fondé en 2005 - Plus de 2 400 articles en accès libre

S'abonner
Rss
Twitter
Facebook




mon Email :






Recherche par mots-clés


Nouveau détournement de fonds publics pour le 'oui'


Imaginez que l'UMP détourne le budget propre de l'Assemblée nationale et du Sénat pour financer ses campagnes présidentielles et législatives ?! Pour le référendum du 29 mai, nous en sommes là. Ecrivain et Député au Parlement européen, Paul-Marie Coûteaux a pris cette semaine les fédéralistes, la main dans le porte-monnaie du contribuable européen. Après les 8 millions d'euros alloués par la Commission à la propagande (c'est le cas de le dire) c'est 7,6 millions d'euros qui viennent d'être votés au PE pour financer les partisans du "oui". Un détournement scandaleux de l'argent public au service d'un camp politique. Produire des émissions, afficher dans les gares, dépêcher des commissaires européens dans les meetings, se payer Zinedine Zidane, faire pression sur les patrons de journaux et de chaînes : les eurodéputés révèlent leur conception très particulière du débat démocratique sur fonds public, proche d'une fiction d'Orwell (V.photo) Le Non venant de dépasser les 50% dans les sondages, attention, ce Oui sans vergogne va aussi devenir violent...




Nouveau détournement de fonds publics pour le 'oui'
La poussée du non fait sortir les europiomanes de leur traditionnelle apesanteur hypnotique : ils s'affolent, se trouvant réduits à ouvrir grand les vannes de la propagande. Après les 8 millions d'€ alloués en catastrophe par la Commission, le 16 février dernier, à sa "campagne positive sur la Constitution", voici que le Parlement entre dans la danse aux millions.

Aujourd'hui même sa commission des budgets vote un transfert de crédits de 7,6 millions d'€. D'après l'exposé des motifs, il s'agit d'expliquer aux Français "les avantages que la Constitution aura sur leur vie quotidienne", en veillant à la coopération avec les medias audiovisuels.

Le programme de cette campagne sort complètement des attributions d'un Parlement : le bureau parisien du PE doit conclure deux conventions de coopération avec des stations de radio qui s'ajouteront aux 100 000 euros déjà accordés en janvier au "meilleur programme audiovisuel". Envisageant également des coproductions, des suppléments de la PQR (presse quotidienne régionale) et des jeux, il doit lancer une opération "affichage gares"
(l'objectif étant de toucher 800 gares !)... Des détails en seront publiés par le mensuel L'Indépendance, le journal du "non" (288 boulevard Saint-Germain - 75007 - Tél :01 40 63 40 23).

Cette décision fait suite à une réunion, le 23 février, de "l'intergroupe fédéraliste" et de "l'intergroupe Presse" coprésidés par Jo Leinen (socialiste, Allemagne) et Jean-Marie Cavada (UDF, France). Ce dernier a avancé l'idée "d'un appel du Parlement européen aux chaînes de radio publiques comme privées". M. Leinen a suggéré "de mener des opérations
avec l'association européenne de football". Plus clair encore, M. Roucek (socialiste) affirma que "dans l'ensemble les medias sont favorables à cette Constitution, mais ses partisans manquent cruellement de moyens" (sic), M. Onesta (Verts) répondant que "le Parlement européen est le plus riche du monde mais peine à utiliser cette manne financière" (sic).

Paul-Marie Coûteaux a également dénoncé "le détournement flagrant de la fonction parlementaire, le budget de fonctionnement du Parlement européen n'ayant pas à nourrir une propagande intensive qui ne peut que choquer les Français. En réalité, les partisans de la Constitution, incapables de parler du texte constitutionnel dont chaque article peut déplaire à des fractions de l'opinion, obligés de recourir à des arguments incongrus (la France serait privée de l'organisation des jeux, et selon M. Hollande le "non" serait "pour Le Pen la revanche du 21 avril") sont réduits à leur arme habituelle, l'argent. C'est une insulte à la déontologie journalistique et un scandale quant à l'utilisation des fonds publics à côté duquel l'affaire Gaymard ne fut que billevesée."

Notez
Lu 10526 fois

A la Une | On avait pourtant dit Non | Analyse | Tribune | Document | En bref | Référendum 2005 | Souvenons-nous


Après le Brexit, reprenons la plume aux fédéralistes. Voici le nouveau traité qui sortira l'Europe de l'idéologie. "Nous peuples d'Europe..." : pour un nouveau Traité fondamental européen