L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

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'Le Président ne sera plus que le fantôme d'une République évanouie'


Savez-vous que l’on jouait l’Hymne à la joie devant les pilotes kamikazes japonais juste avant qu’ils ne s’envolent pour leur dernier voyage ? Comme symbole collectif, je préfère notre Marseillaise. Sa force évocatrice est telle que, depuis deux siècles, elle a beaucoup servi. Elle n’a jamais été galvaudée. Enfin sur le fronton de nos mairies, au-dessus de notre belle devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité », ils nous demanderaient bientôt de graver « Uni dans la diversité », leur pale décalque de la devise des Etats Unis. Tout cela est contenu dans l’article I-8 de leur projet.




'Le Président ne sera plus que le fantôme d'une République évanouie'
TOURS - Vendredi 11 Mars 2005

Chers Amis,

Le 29 mai prochain, nous sommes appelés à nous prononcer sur le destin de notre pays, la France. Oui, le vote que nous aurons à exprimer engagera le sort de notre peuple pour des décennies. La décision, que nous allons avoir à prendre, est d’une portée exceptionnelle. Au cours de sa vie, un citoyen a rarement l’occasion de participer plus d’une fois à un scrutin qui engage autant l’avenir du peuple auquel il appartient. En réalité, la question unique, qui nous est posée, est double. De quoi s’agit-il donc ? Rien de moins que l’indépendance de la France, d’abord. Mais aussi, rien de moins que le type de société dans laquelle nous voulons vivre, nous, nos enfants, nos petits-enfants et peut-être encore au-delà.

Si, par malheur, ce projet de constitution européenne était adopté, la France ne serait plus un pays libre, souverain et indépendant. Au-dessus de la constitution de la République française, il y aurait ce texte, je devrais dire ce fatras juridique de quasiment cinq cent articles, sans compter des protocoles, des annexes, des préambules et des déclarations. Car, il faut le dire ce document est techniquement mauvais. S’il était adopté, il serait source d’innombrables contentieux qui coûteraient chers, de paralysies multiples dans un monde qui bouge de plus en plus vite et, bien sûr, de gouvernement des juges hors du contrôle du suffrage universel. Au-dessus de la constitution de la République française, il y aurait donc non seulement ce monstre juridique, mais aussi tout « le droit adopté par les institutions de l’Union », selon l’article I-6. Par exemple, la moindre décision de la Banque Centrale Européenne l’emporterait sur la volonté du peuple français, exprimée lors d’un scrutin au suffrage universel. Notre Assemblée Nationale deviendrait une sorte de super conseil général.

Les partisans de ce funeste projet répliquent que les pouvoirs du parlement européen sont accrus et que des modalités d’association des parlements nationaux ont été inclues. Mais il s’agit d’un leurre car cela ne change pas le problème. Le peuple français ne déciderait plus en dernière instance. Il participerait à la décision commune pour moins que le poids relatif de sa population. En effet, les petits pays sont volontairement sur représentés. Un Luxembourgeois ou un Maltais vaudrait plus qu’un Français. Et l’Allemagne et la France ne sont plus à égalité. L’Allemagne s’est assurée un rôle de pivot par l’ampleur de sa représentation et par les seuils de majorités qualifiées. Le poids relatif du peuple français, lui, continuerait à baisser à mesure de l’entrée de nouveaux pays. Les eurobéats répondent que le peuple français est une composante du peuple européen. Le seul problème est que le peuple européen n’existe pas. Un peu d’observation et de bon sens permettent de s’en rendre compte. Les Portugais et les Finlandais, les Grecs et les Irlandais, les Lettons et les Slovènes ne constituent pas un même peuple. On nous dit alors, certes, aujourd’hui, ce n’est pas le même peuple, mais demain ? Le peuple européen serait en devenir ! Demain est un autre jour et, dans ce domaine, pour le moins un jour très éloigné. Nous n’allons pas nous engager dans un débat pour savoir si, dans un siècle ou deux, un peuple européen pourrait exister. Les problèmes graves, que nous avons à résoudre, se posent ici et maintenant, en France et en 2005.

Pour les résoudre, nous avons besoin de la démocratie et de la République La démocratie suppose l’existence d’un espace public de débats, un espace où les citoyens peuvent échanger des arguments avant de s’exprimer au moyen du suffrage universel. On voit bien que cet espace est toujours national, au moins à cause du problème de la langue. Implicitement d’ailleurs, le projet de constitution l’avoue. Le texte ferait foi dans chacune des vingt et une langues officielles dans les vingt cinq pays. Je n’ose imaginer les querelles d’interprétation entre juristes, l’un se référant au texte en lituanien, l’autre préférant la version en néerlandais et un troisième le lisant en slovaque. Nous avons aussi besoin de la République. Or, si le peuple français n’est plus souverain en dernière instance, si les citoyens français n’ont plus le dernier mot, alors il n’y aurait plus vraiment de République. Bien sûr, il y aurait toujours un individu portant le titre de Président de la République. Il habiterait toujours le palais de l’Elysée. Il serait toujours entouré des honneurs protocolaires et des crinières de la garde républicaine. Mais il ne serait qu’une apparence, le fantôme de la République évanouie. Il resterait les ors et le protocole Regardez déjà, à côté du drapeau de la République, de ce drapeau tricolore qui a fait le tour du monde, ils mettent ce drapeau bleu avec ses douze étoiles, drapeau aux origines éclairantes, drapeau qui demain pourrait avoir le pas sur notre drapeau national. Comme on se lève aujourd’hui pour écouter avec respect et émotion cette Marseillaise qui fut chantée devant les pelotons d’exécution, demain il faudrait se lever d’abord pour entendre l’Hymne à la joie. Je n’ai rien contre Beethoven et j’aime beaucoup sa neuvième symphonie. Mais, depuis deux siècles, cette oeuvre remarquable a été utilisée par tous les régimes et pour toutes les causes. Savez-vous que l’on jouait l’Hymne à la joie devant les pilotes kamikazes japonais juste avant qu’ils ne s’envolent pour leur dernier voyage ? Comme symbole collectif, je préfère notre Marseillaise. Sa force évocatrice est telle que, depuis deux siècles, elle a beaucoup servi. Elle n’a jamais été galvaudée. Enfin sur le fronton de nos mairies, au-dessus de notre belle devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité », ils nous demanderaient bientôt de graver « Uni dans la diversité », leur pale décalque de la devise des Etats Unis. Tout cela est contenu dans l’article I-8 de leur projet.

Ils nous demandent de sacrifier la République pour une construction européiste qui est incapable de résoudre nos problèmes. En 1975, il y a trente ans donc, il y avait en France neuf cents mille chômeurs, soit 4,80% de la population active. En 2005, aujourd’hui donc, il y a en France deux millions cinq cents mille chômeurs, soit 10% de la population active. En Allemagne, le nombre de chômeurs dépasse les cinq millions. Souvenez-vous avant le référendum sur le traité de Maastricht, Jacques Delors nous promettait six millions d’emplois. Nous les attendons toujours. Ils nous disent que leur Europe, c’est l’emploi. Malheureusement, c’est faux !!! Ils nous disent aussi que leur Europe, c’est la prospérité. Malheureusement, c’est encore faux !!! Permettez-moi encore trois chiffres. De 1995 à 2003, la croissance a été de 29,3% aux Etats Unis, de 18,1% en France et de 10,1% en Allemagne.

Pourquoi donc ce chômage de masse qui perdure sur une génération ? Pourquoi donc cet écart qui se creuse avec les Etats Unis ? Parce que le seul projet politique de leur Europe est un dogme : « un marché unique où la concurrence est libre et non faussée », comme ils veulent le graver dans le marbre avec l’article I-3 de leur projet. Que signifie un marché unique, quand ce marché s’étend aux pays d’Europe centrale et orientale, où les salaires sont nettement inférieurs et la protection sociale réduite ? Que signifie un marché unique quand, avec l’OMC et une mondialisation sans limite, ce marché s’étend à toute la planète ? Il signifie que la concurrence ne porte pas sur la qualité, sur l’innovation, sur l’esthétique, sur la productivité même ou sur tout autre terme qui stimule le progrès. Il signifie que la concurrence porte sur les salaires, sur les retraites, sur les conditions de travail, sur la santé des travailleurs ou sur tout autre terme qui se traduit par de mauvaises conditions de vie. En France, aujourd’hui, leur marché unique signifie chômage, précarité, délocalisations, démantèlement du droit du travail et de la protection sociale. Aujourd’hui peut-être, disent-ils, il y a des difficultés, mais demain vous verrez tout sera résolu avec encore plus d’Europe. Voilà plus de trente ans que les eurobéats nous répètent cette même rengaine :il faudrait toujours plus d’Europe. Et puis, ces lendemains qui chantent d’autres aussi nous les ont vantés avec la chute finale que l’on connaît.

Mais l’Amérique prospère bien avec le libéralisme, objecte nos eurobéats impénitents. Les Etats Unis vivent au-dessus de leurs moyens en drainant les capitaux du monde entier, d’abord les pétrodollars, puis l’argent asiatique, notamment celui qu’accumule la petite frange de la population chinoise qui profite de la croissance actuelle. Les pays européens n’ont pas les moyens de la puissance pour imiter un tel modèle, qui ne peut être qu’unique et qui, d’ailleurs n’est pas sans danger à terme pour les Etats Unis eux-mêmes. Par ailleurs, les Etats Unis ont dévalué le dollar par rapport à l’euro de plus de 50%, augmentant ainsi le coût de nos exportations. Pour paraphraser une citation célèbre d’un responsable américain de l’autre siècle : le dollar est leur monnaie, l’euro est notre problème.

Avec leur dogme de la concurrence universelle, ils cassent nos services publics. Rassurez-vous, je ne vais pas vous infliger la lecture de tous les articles qui assureraient leur total démantèlement. Je veux simplement vous parler de l’immense audace de ces dirigeants socialistes qui approuvent le projet de constitution, tout en prétendant défendre le service public. Samedi dernier, j’étais avec bien d’autres à la manifestation de Guéret pour la défense des services publics. Bien évidemment, la quasi unanimité des participants, en toute cohérence, se prononçait pour le « non » au référendum. François Hollande a cru bon de venir. Il a été hué, chahuté et a même reçu quelques boules de neige. Rien de bien méchant. Mais sa présence était inconvenante. Elle relevait du double langage. François Hollande et ses amis ont réagi en menaçant et quasiment en dénonçant une violence gauchiste. Ils seraient plus inspirés en essayant de comprendre qu’il est impossible de se dire toujours de gauche et d’approuver cette charte du libéralisme. On peut être de droite. Il y a des gens honorables à droite. Mais il ne faut pas tromper les électeurs. On ne peut à la fois tenir un discours de gauche sur les estrades et se tenir à droite au marché.

Le démantèlement des services publics a commencé depuis des années. Nous commençons à en voir les résultats. La manifestation de Guéret avait pour objectif de dénoncer leur disparition dans la campagne française. Mais regardons la situation de l’électricité en Corse. Certes, l’hiver est froid et tardif. Il n’est pas exceptionnel. La vérité est que depuis des années, EDF n’investit plus dans les moyens de production, préférant acheter des entreprises à l’étranger en vue de sa privatisation. Alors, dès que nous nous trouvons en période de pointe de consommation, il faut importer à grands frais. Et, si l’importation est limitée du fait de la géographie comme en Corse, il faut couper le courant. Nous sommes dans une situation similaire avec le gaz. Nous manquons de réserve pour ne pas avoir investi dans des capacités de stockage, préférant aussi aller faire son marché hors de France. GDF est obligé de demander aux industriels de limiter leur consommation. Toutes ces coupures pèsent sur l’économie de notre pays.

'Le Président ne sera plus que le fantôme d'une République évanouie'
Ce projet de constitution menace notre laïcité. N’oublions pas que nous sommes le seul pays laïque d’Europe. Beaucoup de nos voisins ne comprennent pas la laïcité. Ils la confondent avec la tolérance ou avec la sécularisation. La tolérance est dangereuse, elle n’est que l’envers de l’intolérance. Elle peut se retourner en fonction des évènements. Regardez, aujourd’hui, aux Pays Bas, après l’assassinat de Théo Van Gogh, la belle tolérance batave, que l’on nous vantait sans cesse, s’est transformée en tension entre les communautés. La sécularisation est la diminution de l’influence de la religion dans la vie tant publique que privée. La sécularisation n’élimine pas la religion de l’espace public. La laïcité, c’est bien autre chose. C’est la séparation de l’espace public et de la sphère privée, la religion appartenant à la sphère privée. Or, que dit le projet de constitution dans son article II-70 ? Le droit de manifester sa religion collectivement en public. Soyez sûrs qu’au premier recours la loi interdisant le voile à l’Ecole de la République sera annulée par quelque juridiction européenne. Depuis bientôt un siècle, selon l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905, la loi dite de séparation des Eglises et de l’Etat, la République ne reconnaît aucun culte. Que dit leur projet dans son article I-52 ? Il dit : reconnaissant l’identité et la contribution spécifique des Eglises… La religion serait ainsi réintroduite dans l’espace public. L’un des grands principes de la République serait bafouée.

Le suprême argument de tous ces eurobéats consiste à proclamer que leur Europe serait la paix. C’est faux !!! Pendant quarante cinq ans, l’Europe a connu à peu près la paix à cause de l’équilibre de la terreur. Les arsenaux nucléaires américains et soviétiques se dissuadaient mutuellement. Grâce à sa propre force de frappe, la France s’assurait d’une certaine indépendance entre les deux superpuissances, qui pouvaient chacune anéantir plusieurs fois la planète. Depuis la disparition du camp communiste et la dislocation de l’Union Soviétique, leur Europe a été incapable de prévenir la guerre dans l’ancienne Yougoslavie. On savait combien la Seconde Guerre mondiale avait été terrible dans les Balkans, à cause notamment du conflit entre Serbes et Croates. On savait que, dès le premier coup de feu, les atrocités allaient recommencer. Leur Europe n’a rien essayé pour empêcher que s’amorce la réaction en chaîne que nous avons connue depuis. On aurait pu tenter de proposer une nouvelle organisation de l’espace yougoslave acceptable par toutes les parties. On n’en a rien fait. On a même fait tout le contraire. Au début de 1992, dans les semaines qui ont suivi le sommet de Maastricht, on a reconnu les indépendances, unilatéralement proclamées, de la Slovénie et de la Croatie. Les hostilités devenaient inévitables. Aujourd’hui, l’Europe se montre toujours incapable de proposer une solution durable dans les Balkans. Il est vrai qu’après tout ce sang versé, toute solution est encore plus compliquée à mettre en œuvre. Comme on l’a vu, il y a quelques mois, au Kosovo, tout incident peut dégénérer rapidement en crise.

Et puis, avec le projet de constitution, nous serions sinon avec des troupes françaises en Irak, du moins nous n’aurions pu mener le beau combat diplomatique contre cette expédition, qui a aggravé le mal qu’elle devait combattre. L’article I-41 de leur projet lierait l’Europe à l’OTAN. La France aurait dû se taire pour ne pas entrer en opposition avec les vassaux de Washington. D’ailleurs, il y a un an, un certain nombre de députés français au parlement européen, socialistes, UDF et UMP mélangés, ont signé une motion pour demander que le siège de membre permanent du conseil de Sécurité des Nations Unies, avec droit de veto, détenu par la France soit attribué à l’Union européenne. Chacun se souvient que, dans le débat sur la guerre d’Irak, la force de la France reposait précisément sur ce droit de veto. Ce n’est même plus le désarmement unilatéral prôné par quelques pacifistes naïfs, c’est une volonté d’effacer la France.

Sur la question de la paix, il faut inverser la causalité. C’est parce que nous avions la paix que l’Europe a pu voir le jour. Ce n’est pas le contraire. Sans la paix, il n’y aurait pas eu d’Europe.

Et, si le bon sens triomphe, si le peuple français rejette ce texte le 29 mai prochain, que se passera t-il ? Rien en apparence dans un premier temps, puis bientôt l’espoir renaîtra. Rien dans l’immédiat parce que, en tout état de cause, le traité de Nice restera en application jusqu’en 2009. On nous dit qu’il est épouvantable. C’est sûrement vrai, il a été signé par Jacques Chirac et par Lionel Jospin. Mais, de toutes les manières, il existe déjà. Si les Français disent « non », bientôt l’espoir renaîtra. En effet, il faudra alors renégocier en tenant compte, cette fois-ci, des véritables aspirations populaires, des véritables priorités populaires. Ces priorités sont au nombre de trois. D’abord, l’emploi. Ensuite, l’emploi. Enfin, l’emploi. D’abord, l’emploi pour résoudre les problèmes, la souffrance de centaines de milliers de nos compatriotes qui vivent dans la gène et même dans la misère, qui, surtout pour les plus jeunes d’entre eux, connaissent la désespérance. Ensuite, l’emploi pour combler les déficits sociaux, pour sauvegarder la protection sociale. Le chômage tue le social. Enfin, l’emploi pour que nul ne se sente marginalisé et se réfugie dans les paradis artificiels du communautarisme. Comment créer des emplois ? Par une politique industrielle volontariste, dont nous avons déjà au moins deux magnifiques exemples.

Les eurobéats nous affirment que à leur Europe nous devrions Airbus, nous devrions Ariane. C’est faux !!! Leur Europe n’est pour rien ni dans Airbus, ni dans Ariane. Airbus et Ariane sont issus de projets intergouvernementaux, et non d’une démarche communautaire. La commission de Bruxelles n’y est pour rien. Il y a dix ans le commissaire à la concurrence de l’époque, Sir Leon Brittan, s’est même attaqué à Airbus, qu’il trouvait en situation de monopole avec, en plus, des aides publiques. Par ailleurs, la Suisse et la Norvège n’appartiennent pas à leur Europe, mais participent à Ariane.

Alors Chers Amis,

Un « non » le 29 mai est un « non » républicain, donc un « non » prometteur. Un « non » le 29 mai permettrait de tout renégocier depuis le traité de Rome, depuis cinquante ans de textes accumulés. En plus d’un demi-siècle, le monde a changé. Nous ne sommes plus à l’époque de la reconstruction et de l’inflation. Nous sommes à l’époque du chômage de masse et des délocalisations. Donnons nous une chance, donnons une chance à la France. Votons « non », un « non » d’espoir dans la France, un « non » de confiance dans la République.


Georges SARRE
Ancien Ministre
Premier secrétaire du Mouvement Républicain et Citoyen

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