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Le Président de l'Union européenne veut en faire un espace "vraiment démocratique"



La République tchèque a pris le 1er janvier la présidence tournante du conseil européen, succédant à la France. Le président Vaclav Klaus, détesté par les européistes mais qui jouit d'une cote de popularité de plus de 60% dans son pays, a prononcé son discours de vœux devant le drapeau tchèque et les armoiries nationales. A cette occasion, il a répété que s’il n’y avait pas d’alternative à la présence de la République tchèque au sein de l’Union européenne, il y a cependant de nombreuses méthodes et formes de construction européenne.




Václav Klaus, photo: CTK
Václav Klaus, photo: CTK
Source : AFP

« Il n’y a pas d’alternative à notre intégration à l’Union européenne et il n’est pas honnête d’insinuer que nous ayons une attitude opposée. Cependant les méthodes et les formes d’intégration européenne peuvent être très variées. Certaines d’entre elles ouvrent la voie vers un monde plus libre, d’autres vers un monde moins libre. Les élections au Parlement européen en juin prochain pourront contribuer à la recherche d’une organisation rationnelle de l’Europe. Participons-y !», appelant les Tchèques à voter lors de ce scrutin.

« Nous allons avoir l'opportunité certaine d'influencer les opérations de cette institution majeure. C'est notre intérêt de réussir au mieux dans ce rôle, et pas seulement en matière administrative ou d’organisation », a-t-il dit. « Nous voulons aider l'Europe à devenir un espace vraiment démocratique où la décision politique est aussi proche que possible des citoyens, où les politiciens sont responsables vis-à-vis de leurs électeurs et peuvent être contrôlés efficacement. Aussi, nous sommes intéressés par un mécanisme qui permettrait ce contrôle, c'est le cœur de l'actuelle dispute sur le traité de Lisbonne. »

Le Président Klaus a ensuite abordé la question de la crise financière et ses retombées sur l’économie. D’après Václav Klaus nous pouvons et devons éviter la crise mais nous ne pouvons pas éviter ses conséquences car nous sommes une économie ouverte qui dépend de ses exportations. La crise ne sera pas conjurée par des interventions exagérées et irréfléchies dans les mécanismes économiques qui sont déjà responsables de la situation actuelle.

Et Václav Klaus de constater que l’année qui commence sera plus difficile pour le gouvernement et pour l’ensemble de la société tchèque.  « Nous avons besoin d’un gouvernement fort, solide et efficace qui sera amical vis-à-vis des citoyens, qui ne sera pas hautain et ne limitera pas leurs possibilités par de nombreuses mesures et interdictions bureaucratiques, un gouvernement qui saura communiquer avec les citoyens et qui leur donnera l’impression d’être leur gouvernement

Le discours du président a suscité des réactions plutôt favorables sur la scène politique tchèque. Les hommes politiques le qualifient de « modéré », d’« équilibré », de « classique » ou de «plutôt général». D’autres reprochent à Václav Klaus de ne pas être assez concret. Le chef du Parti des Verts et ministre de l’Environnement Martin Bursík estime, lui, qu’il s’agit d’un tournant intéressant dans l´attitude du président. De l’avis de Martin Bursík, un discours neutre et peu concret vaut mieux qu’un discours provocateur, conflictuel et destructif.

De son côté, le Premier ministre Mirek Topolanek (qui est le président du Conseil européen) a déclaré que « le traité de Lisbonne n’est pas précisément une des priorités de notre présidence ». Il pense que la République tchèque ratifiera le traité pendant cette présidence, mais que « si elle ne le fait pas, ce ne sera pas mortel »…



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