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Le Chirac antieuropéen 'd'avant' plane sur le meeting des souverainistes





Le Chirac antieuropéen 'd'avant' plane sur le meeting des souverainistes

LE MONDE - 11.03.2005 - Christiane Chombeau

Dès les premiers mots, le nom de Jacques Chirac a été murmuré par chacun. Nicolas Dupont-Aignan, député UMP de l'Essonne, président de l'association Debout la République, venait pourtant seulement de lâcher ses premières citations. Mais les quelque 500 à 600 souverainistes de droite et de gauche, réunis mercredi 9 mars à Paris pour lancer sa campagne en faveur du "non" au référendum européen, connaissent leurs références gaullistes par cœur... Et M. Dupont-Aignan n'a même pas eu à citer lui-même leur auteur.

"Nous disons "non" à une France vassale dans un empire de marchands, "non" à une France qui démissionne aujourd'hui pour s'effacer demain. (...) Comme toujours quand il s'agit de l'abaissement de la France, le parti de l'étranger est à l'œuvre avec sa voix paisible et rassurante. Français, ne l'écoutez pas. C'est l'engourdissement qui précède la paix de la mort." Et voilà donc le souvenir de Jacques Chirac, version antieuropéenne des années 1970, celui "d'avant", qui apparaît soudain. Dans la salle, certaines personnes connaissent par cœur des extraits de cet "appel de Cochin" rédigé le 6 décembre 1978, avant les élections européennes de 1979.

RIRES MOQUEURS

Les rires moqueurs retentissent d'autant plus que l'assistance a en tête la déclaration du président de la République à l'ouverture du Salon de l'agriculture, selon laquelle voter "non" à la Constitution serait "une connerie". "Comment, si le "non" gagne, pourra-t-il être, le 30 mai, le président d'une majorité de cons ?" a demandé le député (UMP) Gilles Bourdouleix. Jacques Myard, député UMP et président du cercle Nation et République, s'est pris à rêver d'un président "souverainiste".

"Au "oui" de résignation de l'UMP, nous opposons un "non" de conviction", a lancé M. Dupont-Aignan. "Nous voterons "non" pour bloquer l'adhésion de la Turquie, sauver la France, et jeter les bases d'une Europe confédérale", a-t-il continué. Mais, contrairement au camp du "oui", le "non" est dispersé en une foultitude de clubs, reconnaît M. Dupont-Aignan. A ceux-ci de s'organiser et de "convaincre ceux qui s'apprêtent à s'abstenir". Le député propose de travailler "en réseau" pour envoyer un appel au "non" à 5 millions d'internautes. Une proposition plébiscitée.

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