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L’adresse guère accorte des nationalistes à Corte



"Nous, organisations des peuples basque, catalan, breton, corse, guyannais, martiniquais et polynésien..." Lors des "journées internationales de Corte", le leader separatiste J.G Talamoni, a dévoilé la déclaration qui sera dans les semaines à venir, présentée officiellement à Bruxelles, pour inviter l'Europe a aider les "peuples sans état et sous tutelle française" (!) a "mettre en œuvre un processus de décolonisation"...




L’adresse guère accorte des nationalistes à Corte


Réunies lors des journées internationales de Corte organisées par les nationalistes corses, des organisations indépendantistes basque, bretonne, catalane, corse, guyannaise, martiniquaise et polynésienne ont remis une couche de ressentiment sur leur édifice fantasmatique en rédigeant une déclaration commune « des peuples sans état et sous tutelle française » :




Déclaration commune aux organisations [1] réclamant le droit à l'autodétermination à l'Etat français lors des journées internationales de Corte (Corse), 6 août 2006 [2]





« Nous, organisations des peuples basque, catalan, breton, corse, guyannais, martiniquais et polynésien, en vertu du droit international et par référence à la résolution 1514 des Nations unies et à la charte des droits civils et politiques des Nations unies de 1966, nous déclarons solennellement le caractère imprescriptible et inaliénable des droits suivants :
1) Droit de mettre en œuvre, dans la cadre d'un statut officiel, le développement de nos langues et nos cultures
2) Droit de promouvoir et de maîtriser notre développement économique et social
3) Droit à la reconnaissance comme peuple et comme nation
4) Droit à l'autodétermination
5) Droit de mettre en œuvre un processus de décolonisation »





Funestement associé à ces encagoulés du dimanche, le leader de Corsica Nazione Indipendente Jean-Guy Talamoni a déclaré : « Aujourd'hui, ensemble, dans la plus étroite solidarité, nous mettons l'Etat français en accusation, face à l'opinion européenne et internationale. Cette déclaration sera, dans les semaines à venir, présentée officiellement à Bruxelles. » Complice de poseurs de bombes, M. Talamoni croit-il vraiment que « l'opinion européenne et internationale » s'intéresse aux gesticulations de ces nantis de la terre ?




Les ethno-nationalistes — qui ont fêté ça en mitraillant la façade de l'hotel de région qui abrite les services de l'Assemblée de Corse et du Conseil exécutif à Ajaccio dans la nuit de mardi à mercredi — ont également affirmé vouloir peser sur l'élection présidentielle de 2007. « Si nous nous unissons avec les bretons, les basques, les guyanais, les polynésiens, nous pouvons peser entre 150 000 et 200 000 voix et c'est de nature à influer sur l'élection présidentielle », a ainsi affirmé François Sargentini, l'un des responsables de Corsica Nazione Indipendente.



Frédéric BECK
Revue républicaine



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[1] Batasuna (Euskal Herria, Pays basque), Corsica Nazione independente (Corse), Emgann-Mouvement de la gauche indépendantiste (Bretagne), Esquerra Republicana de Catalunya (Catalogne), Tavini (Polynésie française).






[2] Source : www.unita-nazionale.org.





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