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L'UMP veut saucissonner la Constitution et la faire avaler par la Parlement


Ils sont incorrigibles. Combien de claques leur faudra-t-il encore ? Après avoir constitué un nouveau gouvernement "du oui, par le oui, pour le oui", les voilà qui cherchent tous les moyens pour contourner le vote du 29 mai. L'UMP, parti que l'on n'ose plus qualifier de "majoritaire", propose maintenant de faire passer la Constitution européenne, dégagée de sa partie III ("politiques de l'union"), à la ratification parlementaire...


L'UMP veut saucissonner la Constitution et la faire avaler par la Parlement

Le porte-parole de l'UMP prétend que la partie I n'a pas été rejetée par 55% des Français

L'UMP, par la voix d'Hervé de Charette, son secrétaire national aux Relations internationales, propose une " ratification séparée par la France de la partie I du traité constitutionnel ", qui définit les objectifs et les compétences de l'Union européenne.

" Au nom de l'UMP, je demande que le président de la République et le gouvernement engagent une consultation des forces politiques françaises et je propose qu'on fasse un sort particulier à la première partie du traité sur laquelle il n'y a pas eu de critiques " pendant la campagne, a affirmé M. de Charette mercredi à l'AFP.

L'ancien ministre des Affaires étrangères souhaite que la consultation des " partis politiques et principaux dirigeants ayant été impliqués dans le débat ait lieu avant le Conseil européen des 16 et 17 juin ".

Selon lui, " la partie I du traité est la Constitution proprement dite ". Or, pendant le débat précédent le référendum du 29 mai, " nos concitoyens, à l'exception des souverainistes, très minoritaires, n'ont pas formulé de critiques à l'encontre de cette partie mais ont mis en cause un certain nombre de politiques européennes développées dans la partie III ", a-t-il ajouté.

" Même Laurent Fabius et Arnaud Montebourg n'ont pas critiqué cette partie. Il existe la base d'un consensus possible pour traiter séparément la partie I " de la Constitution, a-t-il affirmé.

Ensuite, selon lui, la partie I pourrait être ratifiée soit par référendum soit par voie parlementaire, cette deuxième solution ayant sa préférence.

" J'ai présenté cette proposition à Dominique de Villepin qui en a pris note ", a-t-il ajouté.

L'ancien chef de la diplomatie française fait également deux autres propositions : que la France " manifeste dès maintenant, avec force, son opposition à l'ouverture, prévue en octobre, des discussions en vue de l'adhésion de la Turquie à l'UE " et que soient repoussées celles en vue de l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie.

" Tant que l'Europe n'est pas sortie de la crise, elle ne peut pas accepter de nouveaux membres ", a-t-il affirmé.

Alors que près de 55% des Français ont dit non à la Constitution, M. de Charette a également souhaité que le processus de ratification se poursuive dans les autres pays de l'UE car " il n'y a pas de raison qu'un seul Etat membre s'arroge un droit de veto sur l'ensemble du processus de ratification ".

M. de Charette organisait un colloque, mercredi après-midi à Sciences-po à Paris, pour faire ces propositions, en présence notamment d'Edouard Balladur, ancien Premier ministre, François Bayrou, président de l'UDF, et Wilfried Martens, président du Parti populaire européen.


Source : AFP, 8 juin 2005


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