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Discours sur "l’Etat de l’Union" : comme le traité, le ridicule TUE



Telle une bête de compagnie imitant son maître, l’Union européenne s’est imposée par le traité de Lisbonne l’obligation d’une mise en scène qui n’a pas manqué de se retourner contre ses promoteurs, le fameux discours sur l’État de l’Union. L'occasion était trop belle pour Nigel Farage (vidéo), président du groupe EFD, de dénoncer le pittoyable spectacle du mythe européen en train de s'effondrer.





Ce spectacle américain avait lui-même été instauré par George Washington dans sa logique de singer l’Empire britannique et son discours de la couronne, « the Speech from the Throne », écrit par le 1er ministre et lu par le souverain. Il consiste à rappeler aux parlementaires britanniques démo-cratiquement élus qu’une autre autorité, non élue, incarne la souveraineté. [1]

La boucle est bouclée, le traité imposant aux peuples la dictature européenne donne au président de la Commission le même rôle que sa très gracieuse majesté face aux représentants élus par ses sujets. [2]

Ce qui devait être un grand moment d’europolâtrie collective a tourné à la pantalonnade, il a fallu menacer d’amendes les eurodéputés pour qu’ils y assistent - ils auraient du presser trois fois le buzzer pendant le discours, afin de prouver qu’ils ne dormaient pas -, pour finalement retirer cette pitoyable menace.

Le seul eurodéputé à avoir parlé dignement lors de ce sinistre spectacle, à mettre en lumière l’effondrement du mythe européen, fut, encore, Nigel Farage. (Notons qu’il a lui aussi été menacé d’amende pour oser dire simplement la vérité)

À la dictature européenne, le traité TUE a imposé cet exercice ridicule, souhaitons que le ridicule tue la dictature. Que renaissent les démocraties européennes, que revive la liberté, que revive la France.

Selon la formule empruntée à Nigel Farage, "le plus tôt sera le mieux".

Jean-Yves Crevel

Notes

[1] Le grand président, Thomas Jefferson, respectueux du droits des peuples (celui qui disait que "Pour tout homme, le premier pays est sa patrie, et le second, c’est la France"), avait mis fin à cette mise en scène qui ne fut réinstaurée qu’après son départ.

[2] A la différence - de taille - que, contrairement au Royaume-Uni, L’UE n’a aucune Déclaration des droits pour limiter les pouvoirs de la Commission et de sa bureaucratie ( Selon Neelie Kroes : 32.000 fonctionnaires directement sous les ordres de la Commission et 138.000 salariés de groupes d’études, de sous-commissions, de groupes de pression et de lobbies) ou limiter le pouvoir de la Commission au profit de celui du Parlement fantoche et condamné à le rester, attendu qu’il n’y a PAS de peuple européen Pour l’élire.
L’Allemagne, puissance dominante, a rappelé par sa Cour Constitutionnelle de Karlsruhe qu’elle veillera toujours aux droits du peuple allemand éternel, condition expresse de sa ratification du traité TUE. Il n’y aura donc jamais de peuple européen, sauf à appeler ainsi, par un abus de langage, tous les peuples qui auront accepté la soumission résultant de l’abandon de leur souveraineté dans un ensemble où le dominant se garde bien, lui, de se fondre et de disparaître.



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