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Lundi 20 Mars 2006

Danse sur un volcan



Pour ceux qui n'habitent pas dans le Quartier latin, ou qui n'y sont pas passés, il faut signaler que la journée d'hier y a pris des allures inquiétantes, qui ressemblent au commencement des événements de Mai 68. En 1994, le gouvernement disposait encore de marges de manoeuvre en matière de politique économique et financière : nous ne subissions ni l'euro ni le Pacte de stabilité, ni les pressions continuelles de la BCE et de la Commission européenne pour tailler dans toutes les dépenses publiques et pour démanteler le droit du travail. La "mondialisation" n'est nullement tombée du ciel. Ce n'est pas un phénomène météorologique ou géophysique. C'est au contraire le résultat d'une politique délibérée de démantèlement de toutes les réglementations aux échanges de capitaux, de marchandises et de services. Cette politique a été gravée dans le marbre au cours des années 80, sous l'intitulé plaisant de "mondialisation inévitable".


Danse sur un volcan

En particulier, ce qui ressort mal des comptes-rendus des journaux, c'est l'aspect sourdement inquiétant de l'ambiance. Une "ambiance électrique" comme le dit un lycéen dans une dépêche AFP ci-dessous. Les toutes dernières dépêches de l'AFP de cette fin de samedi matin procèdent d'ailleurs à cette comparaison avec Mai 68, qui s'impose aux esprits. Ces dépêches montrent que le mouvement est en train de s'étendre à travers toute la France, avec son cortège d'incidents, d'ailleurs de plus en plus violents : les casseurs ne se sont pas manifestés qu'à Paris, mais aussi à Rennes, Toulouse, Châlons-sur-Saône, Le Raincy, etc., etc. Les arrestations se multiplient, les syndicats de police commencent à grogner. Tout cela fait objectivement monter la probabilité d'incidents graves, voire très graves.

La comparaison avec Mai 68 s'impose d'autant plus que ce mouvement étudiant-lycéen est en train d'entrer en résonance avec un mouvement social de fond qui est celui du monde des salariés. C'est la seconde fois seulement, depuis Mai 68, que cette conjonction de tous les dangers se produit. Le seul précédent remonte à 1994 avec la contestation du CIP (contrat d'insertion professionnelle) d'Edouard Balladur, qui avait été contraint de le retirer après 5 semaines de grèves.

Mais notons bien qu'à l'époque - en 1994 -, le gouvernement disposait encore de marges de manoeuvre en matière de politique économique et financière : nous ne subissions ni l'euro ni le Pacte de stabilité, ni les pressions continuelles de la BCE et de la Commission européenne pour tailler dans toutes les dépenses publiques et pour démanteler le droit du travail.

En ce 17 mars 2006, tandis que les syndicats préparent les cortèges pour demain, on note que des revendications catégorielles sont en train de se faire jour. Hier par exemple, c'était les retraités de la SNCF qui se sont mis à manifester pour leurs retraites. On a d'ailleurs appris qu'un sondage CSA révèle que le pourcentage de Français qui souhaitent un retrait du CPE a bondi de 13 points en une semaine, pour atteindre désormais 68%. Cela aussi est un indice inquiétant : comme mai 68 avait été un fantastique défouloir de toute une société, la situation pourrait déraper très vite vers un gigantesque embrasement social, tellement toutes les catégories sociales sont "remontées contre tout".

Bref, les événements sont donc en train de s'aggraver et de dégénérer. En guise d'illustration de détail, vous trouverez la quasi-totalité des dépêches sur le CPE publiées par l'AFP au cours des 24 dernières heures.


Les enseignements de la grogne

Tout cela n'a rien de surprenant. La preuve est donc faite, encore une fois, que ce sont nos analyses les bonnes, puisqu'elles sont confirmées par les faits. Le plus surprenant, finalement, c'est que le gouvernement, l'UMP, mais aussi les partis de gauche européistes du type PS (qui essaient maintenant de surfer sur la contestation), et toutes les prétendues "élites" du monde des affaires et des médias, semblent soudain réaliser l'ampleur du malaise social en France.

A cet égard, je suis fasciné par l'aveuglement qui prévaut dans quelques cercles hyper-privilégiés. Quelques-unes de mes connaissances - quelques cadres dirigeants du privé, mais aussi, chose savoureuse, quelques très hauts fonctionnaires ayant la garantie de l'emploi - se sont indignés devant moi des "résistances françaises" aux "réformes-pourtant-inévitables". A les entendre, il paraîtrait que la modernité consisterait à démanteler en urgence tous les acquis sociaux des Français, lesquels seraient bien entendu des fainéants (sauf ceux qui me parlent, évidemment...). Ce mouvement d'opinion, qui existe et qui est chauffé à blanc par les medias du style Le Point, L'Express, etc., se heurte cependant à un vrai et grand problème. Un problème de logique.

Le problème est le suivant : si le "progrès" consiste à démanteler tous les acquis sociaux du XXe siècle, peut-on appeler cela un "progrès" ? A cette question simple, mes ultra-libéraux répondent que, de toute façon, on n'a pas le choix car les "réformes indispensables" découlent de la mondialisation.
Mais cette réponse est également illogique. Car la "mondialisation" n'est nullement tombée du ciel. Ce n'est pas un phénomène météorologique ou géophysique. C'est au contraire le résultat d'une politique délibérée de démantèlement de toutes les réglementations aux échanges de capitaux, de marchandises et de services. Cette politique a été gravée dans le marbre au cours des années 80, sous l'intitulé plaisant de "mondialisation inévitable".

Elle n'avait pourtant rien d'inévitable. On nous l'a fait avaler en France, par l'intermédiaire des gouvernements de droite comme de gauche, sous la pression continuelle de la Commission européenne, elle-même fidèle exécutrice des desseins stratégiques américains. Or, lorsque l'on a laissé la Commission négocier les Accords de Marrakech de 1994, et lorsqu'on les a ratifiés, on a expliqué aux Français que le libre-échange et le démantèlement de toute mesure protectrice allait leur apporter plus de croissance, plus d'emplois, plus de richesse. Alain Minc a même écrit un livre-symbole sur le sujet, dont le titre était "La Mondialisation heureuse".
Les événements se chargent donc de montrer, année après année, que les peuples ont été trompés. On leur a fait croire que l'ennemi à abattre c'était tout ce qui ressemblait, de près ou de loin, au "protectionnisme". Mais dans le mot "protectionnisme", il y a le mot "protection"...

Contrairement à ce que pourraient nous faire croire nos médias, le problème est bien loin de ne se poser qu'en France. A cet égard, je vous signale ce que l'on a appris il y a quelques jours sur la situation en Allemagne :

- le nombre de pauvres en Allemagne vient de battre un record en février 2006.

- en particulier, le nombre d'enfants considérés comme pauvres a augmenté de 700.000 depuis la réforme du marché du travail dite "Hartz IV", entrée en vigueur début 2005 au nom des "réformes-indispensables". Ainsi donc, en Allemagne, la "modernité", c'est de plonger 700.000 enfants dans la misère...

- par ailleurs, la fonction publique allemande est entrée dans sa sixième semaine de grève, ce qui est absolument rarissime chez notre voisin d'Outre-Rhin. Les fonctionnaires allemands refusent la début de démantèlement de leurs protections sociales.


En conclusion, notons deux commentaires intéressants sur la journée d'hier, émanant de deux personnalités fort différentes puisqu'il s'agit de Marie-George Buffet (du PCF) et de l'archevêque de Dijon. On peut être pour ou contre, et je ne suis personnellement, certes pas, ni un communiste ni une grenouille de bénitier. Mais néanmoins, je crois qu'il y a une vérité essentielle qui ressort de ces deux déclarations.
Mme Buffet dit que c'est "tout simplement la notion même de contrat de travail qui est en train de disparaître". Et, en disant cela, elle n'a pas tort.

Quant à l'archevêque de Dijon, il condamne le CPE comme "attentatoire au droit des personnes" et "à la dignité", parce que l'on n'a pas le droit de licencier quelqu'un comme ça, sans raison. Eh bien, je suis d'accord avec l'archevêque de Dijon (par ailleurs docteur en gestion) : nous sommes au XXIe siècle et il y a des limites à imposer au capitalisme pur et dur : on n'a pas le droit de traiter les gens comme des choses.
De fait, c'est ce qui fait sans doute le plus grief, non seulement avec le CPE mais aussi avec toutes les "réformes indispensables exigées par Bruxelles". Le monde que l'on veut imposer aux peuples représente un fantastique bond en arrière. En fait de prétendue "modernité", nous sommes en train d'en revenir progressivement au début du XIXe siècle. Nous sommes exactement en train de recréer les conditions économiques et sociales qui donnèrent naissance au marxisme et à l'utopie communiste.

Ce n'est ni réjouissant, ni de bon diagnostic quant à l'évolution de la société française dans les années qui viennent. Il faut absolument redresser la barre. Ceci ne pourra se faire qu'avec un gouvernement qui mettra un terme à l'utopie européiste, à la calamité de l'euro et du Pacte de stabilité, et qui se fera le porte-parole de la liberté des nations sur la scène mondiale. Conformément à la vocation de la France.

Dépêches AFP


i[Le deuxième mouvement étudiants-salariés depuis mai 1968 (ENCADRE)
17-03-2006 13:46:32
PARIS, 17 mars 2006 (AFP)
La mobilisation contre le CPE constitue depuis 1968 le deuxième mouvement social rassemblant à la fois étudiants et salariés, le précédent remontant à 1994 avec la contestation du CIP (contrat d'insertion professionnelle) d'Edouard Balladur.
Après les événements de mai 1968, marqués par des manifestations étudiantes, une grève générale des salariés, des occupations de facultés et d'entreprises et la paralysie des transports, "même les années 70, pourtant agitées, ne connaissent pas une telle conjonction", souligne Jean-Marie Pernot, chercheur à l'Institut de recherches économiques et sociales (IRES).
En 1986, lors du mouvement étudiant contre le projet, avorté, de réforme universitaire du ministre Alain Devaquet, la mort dans une manifestation d'un jeune, Malik Oussekine, rassemble dans les rues, le 10 décembre, des centaines de milliers de personnes de tous âges. Mais cette journée isolée est davantage fondée sur "une solidarité des parents soixantehuitards contre la répression que sur une opposition au projet Devaquet", estime M. Pernot.
En revanche, en mars 1994, le CIP, un contrat de travail spécifique pour les jeunes, avec un salaire égal à 80% du Smic, et rebaptisé "Smic jeunes" par ses opposants, amène les syndicats de salariés à rejoindre les étudiants et salariés dans la contestation. Après un mois de manifestations, le CIP est suspendu, puis abrogé.
Les universités ou les lycées seront ensuite agités par plusieurs mouvements, le dernier en date, en 2005, contre la réforme de l'enseignement secondaire du ministre François Fillon, mais sans susciter autre chose qu'une solidarité verbale des syndicats de salariés.
De l'autre côté, les grèves et les manifestations de novembre-décembre 1995 contre la réforme de la Sécurité sociale d'Alain Juppé concernent les seuls salariés, surtout du secteur public, même si elles sont précédées d'un mouvement dans les facultés pour plus de moyens. Il en est de même en 2003 pour la protestation contre la réforme des retraites.
Le défi actuel pour les syndicats, selon M. Pernot, est de profiter de l'actuelle conjonction avec les étudiants "pour modifier leur image auprès des jeunes", qui pour le moment "ne se reconnaissent pas en eux".
vdr/ed/bg


Place de la Sorbonne, ambiance de Mai 68 pour les uns, pas pour les jeunes (REPORTAGE)
17-03-2006 12:39:06
PARIS, 17 mars 2006 (AFP) - Après les affrontements de la nuit, le spectre de Mai 68 se dessine dans les têtes des habitants de longue date du Quartier latin, qui appréhendent la manifestation de samedi, tandis que les jeunes se refusent à faire un lien.
"C'est pareil qu'en Mai 68, et ça démarre de la même façon. C'est peut-être même plus violent car l'époque est plus violente. Nous en France, on est révolutionnaires", clame Catherine, militante UMP du quartier qui promène son chien près de la place de la Sorbonne et annonce que "demain, ça va faire mal".
Sur la place, badauds et services de nettoyage s'affairent, les uns par curiosité, les autres pour rendre aux lieux un aspect plus correct, sous la surveillance d'un fort dispositif policier. "La dernière fois que la Sorbonne a été fermée, c'était en 68", se souvient un cafetier.
Pour de nombreux jeunes, venus simplement "pour voir" et moins stressés, l'analyse est plus contrastée et la comparaison moins marquée.
"L'atmosphère est électrique, mais on se sent bien protégés", estime Guillaume, lycéen à Louis-le-Grand. "68, c'était à la suite d'un mouvement international, là, c'est purement français", analyse son camarade Louis.
"J'ai vécu Mai 68 ici, et hier c'était tout aussi irrespirable. Cette fois-ci ça me paraît beaucoup plus grave car les revendications sont plus profondes. En 68, c'était plus philosophique", leur répond une habitante du quartier qui revient de ses courses.
Du mouvement populaire de sa jeunesse, elle se rappelle "les arbres coupés sur le boulevard Saint-Michel, les traces de feu un peu plus nombreuses, et le traumatisme pendant un an de ma fille de trois ans".
Pour les étudiants, Mai 68 c'est "dans les têtes des anciens et des profs", qui cherchent absolument à "revivre leur jeunesse".
Sur le sol de la place, les pavés sont descellés par endroit, stigmates des affrontements de la nuit. La librairie est ravagée et brûlée, tout comme le café voisin, qui ont servi de réserves à projectiles aux casseurs.
"Moi, j'ai la pétoche pour la manifestation de samedi", articule un habitant de la place.
La police finit d'enlever les barrières et les débris en verre qui jonchent la chaussée. Sur les murs, des traces de peinture rouge, et au sol, des restes de fumigènes.
Autant d'indices qui sont pris en photo par les experts en assurance, déjà à pied d'oeuvre, et, grâce à leurs portables, par les jeunes qui commentent gaiement.
"Faut pas oublier la banlieue et les évènement de novembre. Les jeunes, ils l'ont là", prévient un étudiant de Villetaneuse en montrant sa gorge avec son doigt.
cd/sst/bg


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Buffet (PCF) appelle le gouvernement à retirer le CPE
17-03-2006 12:15:32
PARIS, 17 mars 2006 (AFP)
Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a appelé vendredi le gouvernement à prendre ses "responsabilités" et "à retirer" le contrat première embauche.
"Il y a un décalage entre la crise sociale et politique et la réponse du gouvernement. Le gouvernement doit faire preuve de responsabilité et retirer le CPE >", a affirmé Mme Buffet lors d'un point de presse à la veille de la manifestation organisée par les syndicats de salariés et les organisations étudiantes et lycéennes.
Interrogée sur une éventuelle démission du Premier ministre Dominique de Villepin, Mme Buffet a observé que ce n'était "pas ce que les jeunes demandent aujourd'hui". "Dans les jours qui viennent, il faut que le Premier ministre assume ses responsabilités et retire le < CPE >", a-t-elle insisté.
"Jacques Chirac ou le Premier ministre, peu m'importe! Que l'un ou l'autre décide enfin de retirer le < CPE ", a-t-elle dit.
em-db/nd

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Manif CPE: 92 CRS et GM et 18 manifestants blessés à Paris (nouveau bilan)
17-03-2006 12:00:56
PARIS, 17 mars 2006 (AFP)
Quatre-vingt-douze membres des forces de l'ordre, CRS et gendarmes mobiles (GM), et 18 manifestants ont été blessés lors des incidents survenus jeudi après la manifestation parisienne anti-CPE, selon un nouveau bilan communiqué vendredi par la préfecture de police de Paris (PP).
Parmi les 92 CRS et GM blessés, dix avaient été hospitalisés jeudi soir et ont quitté depuis l'hôpital, a précisé la préfecture de police.
Un des 18 manifestants blessés a été hospitalisé jeudi soir, selon la même source. Il s'agit d'un jeune homme de 25 ans, blessé jeudi peu avant 18H00 au carrefour Sèvres-Babylone (VIIe), lors des incidents qui se sont produits dès l'arrivée de la tête du défilé des lycéens et étudiants anti-CPE.
Alors que des casseurs avaient mis le feu au kiosque à journaux situé près du square Boucicaut, le jeune homme se trouvant sur le kiosque a voulu en descendre et s'est blessé sous l'aisselle en s'accrochant par mégarde à une grille du square, selon les premiers éléments de l'enquête.
Un témoin a été entendu par la police qui a ouvert une enquête à ce sujet, selon une source policière.
On ignorait vendredi matin la nature précise de ses blessures mais, selon cette source, ses jours ne seraient pas en danger.
Par ailleurs, soixante-dix-sept personnes sur les 187 interpellées jeudi à Paris pour leur implication supposée dans les incidents, étaient en garde à vue vendredi peu avant 10H00, et 104 procédures judiciaires ont été ouvertes, avait précisé auparavant la PP.
Certaines des personnes en garde à vue devaient être présentées dès vendredi matin devant la justice "dans le cadre de la comparution immédiate", selon la source policière.
rb/sba/swi AFP 171205 MAR 06

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Forts du soutien des sondages et des jeunes, les anti-CPE manifestent samedi (AVANT-PAPIER)
17-03-2006 11:42:24
PARIS, 17 mars 2006 (AFP) - Dans la foulée de la mobilisation réussie des jeunes jeudi, les syndicats de salariés, d'étudiants et de lycéens organisent samedi une 3ème journée de manifestations qu'ils espèrent décisive, Jacques Chirac souhaitant de son côté que le dialogue "s'ouvre au plus vite".
Selon un sondage CSA publié vendredi, plus de deux Français sur trois (68%) souhaitent le retrait du CPE. Ils étaient 55% le 8 mars.
Samedi, pour leur 3ème journée nationale de manifestations en six semaines - après le 7 février, puis le 7 mars où les cortèges avaient drainé entre 400.000 et un million de personnes -, les anti-CPE tablent sur une mobilisation en masse. La CFDT annonce déjà quelque 160 rassemblements.
Jeudi, des dizaines de manifestations ont réuni entre 247.500 et 500.000 jeunes partout en France, pour exiger le retrait de ce nouveau contrat à durée indéterminée destiné aux moins de 26 ans, résiliable sans obligation pour l'employeur de motiver sa décision pendant les deux premières années.
Les cortèges ont été étoffés, notamment à Paris (entre 33.000 et 120.000 manifestants), Bordeaux (entre 6.800 et 25.000), Marseille (7.000 à 15.000), Lille (6.500 à 12.000), ou Lyon (5.000 à 8.000).
Mais cette nouvelle démonstration de force, ponctuée de perturbations dans une soixantaine d'universités sur 84, de blocages dans des dizaines de lycées et de quelques incidents à Paris ou à Rennes, n'a pas fait fléchir la détermination du Premier ministre.
Dominique de Villepin, fort du soutien du président de la République, du gouvernement et de l'UMP, en dépit de quelques voix discordantes ici ou là, s'est dit prêt jeudi à "convaincre jusqu'au bout" sur le CPE, faisant valoir qu'il pourra être "amélioré", mais "dans le cadre fixé par loi".
Le premier ministre devait recevoir vendredi les présidents d'université, dont quelques-uns se sont ralliés à la fronde anti-CPE.
Le président Jacques Chirac a réaffirmé de son côté que le gouvernement était "prêt au dialogue" souhaitant que "celui-ci s'ouvre au plus vite".
Le chef de l'Etat a également lancé un appel à "la responsabilité de chacun" à la veille des manifestations de samedi, souhaitant qu'elles se déroulent "dans le calme et le respect de tous".
Le président de la République a une nouvelle fois défendu le CPE, qui est "un élément important" de la politique contre le chômage des jeunes.
Pour sa part, le ministre de l'Emploi, Jean-Louis Borloo a dit vendredi matin ne pas douter "un seul instant qu'on va être capables, entre adultes républicains", de "faire les pas nécessaires pour trouver une solution".
Les syndicats, qui reprochent à l'exécutif d'être "passé en force" sur nombre de sujets en quelques mois, ont quoi qu'il en soit écarté toute possibilité de dialogue avec le gouvernement tant qu'il n'aurait pas retiré le CPE.
Le porte-parole du PS, Julien Dray, de son côté a exhorté Jacques Chirac à "trouver une porte de sortie honorable" au conflit.
Désormais syndicats de salariés - CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, Unsa, Solidaires, FSU -, étudiants et lycéens - Unef, Fidl, UNL - préviennent déjà que faute d'être entendus ils entendent "passer à la vitesse supérieure".
"Si nous parvenons samedi à être extrêmement nombreux", et "puisque manifestement le gouvernement veut jouer l'usure", a prévenu Bernard Thibault (CGT), "il faudra envisager d'un commun accord de passer à un cran supérieur".
La FSU a évoqué un "appel à la grève interprofessionnelle" dès la semaine prochaine, au cas où la situation n'aurait pas évolué, proposition qui sera débattue dès samedi soir, à l'occasion d'une intersyndicale.
ref/ed/bg
AFP 171147 MAR 06

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Chirac souhaite que le dialogue "s'ouvre au plus vite" sur le CPE
17-03-2006 11:41:50
PARIS, 17 mars 2006 (AFP)
Le président Jacques Chirac a réaffirmé vendredi que le gouvernement était "prêt au dialogue" sur le contrat première embauche ( CPE >) et il a souhaité que "celui-ci s'ouvre au plus vite", vendredi à l'occasion d'une cérémonie de remise de décorations à l'Elysée.
Le chef de l'Etat a également lancé un appel à "la responsabilité de chacun" à la veille de la manifestation de samedi organisée par les syndicats de salariés et les organisations étudiantes et lycéennes.
"Le gouvernement, vous le savez, est prêt au dialogue et pour ma part je souhaite qu'il s'ouvre au plus vite", a déclaré Jacques Chirac.
"L'actualité s'impose et avant de commencer cette cérémonie, et à la veille de la manifestation de demain, je veux appeler à la responsabilité de chacun", a-t-il dit dans une courte déclaration surprise.
C'est la troisième fois depuis mardi que M. Chirac monte au front pour manifester son soutien au Premier ministre Dominique de Villepin face à la contestation grandissante de la rue, tout en appelant au "dialogue".
Alors que jeudi les manifestations anti-CPE ont été émaillées d'incidents à Paris et dans d'autres villes de province, Jacques Chirac a souligné que la manifestation de samedi devait "se dérouler dans le calme et dans le respect de tous".
Le président de la République a une nouvelle fois défendu le < CPE , qui est, selon lui, "un élément important de la politique de lutte contre le chômage". Il a ainsi insisté sur le fait que ce contrat "va créer des emplois nouveaux pour les jeunes qui sont aujourd'hui largement les laissés pour compte du marché du travail". "Il offre des opportunités et des garanties nouvelles pour les jeunes en difficulté", a-t-il ajouté.
ml/db/swi AFP 171146 MAR 06

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La région Centre aidera seulement les emplois créés en CDI
17-03-2006 11:17:08
ORLEANS, 17 mars 2006 (AFP)
La région Centre, qui s'apprête à revoir en profondeur le cadre de son système d'aides aux entreprises, a annoncé vendredi qu'elle financerait uniquement les emplois créés en contrat à durée indéterminée (CDI).
"Le contrat première embauche ( CPE >) qui par définition n'est pas un CDI est exclu du dispositif, au même titre que l'étaient les CDD dans le précédent système" a indiqué à la presse le président du Conseil régional Michel Sapin (PS).
"La nature des contrats de travail sera l'un des éléments d'appréciation du projet et un recours systématique au < CPE > ne saurait être un indice d'une réelle vision sociale dans l'entreprise", a-t-il ajouté.
Avec le nouveau dispositif qui devrait être adopté la semaine prochaine par le Conseil régional, "les aides aux entreprises seront désormais appréciées en termes économique, technique, social et environnemental", a conclu Michel Sapin.
La région Poitou-Charentes, présidée par Ségolène Royal (PS) avait annoncé le 7 mars que seuls "les contrats à durée indéterminée (CDI) seront aidés par la région". Les Pays de la Loire, présidés par Jacques Auxiette (PS), a également décidé jeudi de ne pas accorder de subventions aux entreprises recourant aux < CPE .
bd/jri/Glk AFP 171121 MAR 06

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Le Premier ministre "marginalisé" par la lutte anti-CPE, selon l'UNL
17-03-2006 10:52:26
PARIS, 17 mars 2006 (AFP)
Le Premier ministre Dominique de Villepin "est marginalisé par la mobilisation" des jeunes, a affirmé vendredi le syndicat lycéen UNL, au lendemain d'une journée de mobilisation contre le contrat première embauche ( CPE >).
"La mobilisation jeune converge aujourd'hui avec l'opinion, majoritairement opposée au < CPE >. Alors que le gouvernement méprise ce mouvement, c'est lui qui est à présent marginalisé", écrit l'UNL dans un communiqué.
"La journée de jeudi a été marquée par une nouvelle étape de la mobilisation anti-CPE, qui s'est encore amplifiée et qui s'est désormais ancrée dans les lycées. Les lycéens étaient au coeur de ce mouvement durant les manifestations", poursuit le texte.
"L'ensemble des manifestations se sont déroulées dans le calme, et les jeunes ont ainsi montré le sérieux de leur mobilisation", a ajouté l'UNL alors que des incidents parfois violents ont eu lieu en fin de manifestations jeudi, en particulier dans le quartier latin à Paris.
Selon le président de l'UNL Karl Stoeckel, "monsieur de Villepin ne peut continuer à ignorer la mobilisation et doit écouter les jeunes" et "retirer le < CPE ".
phi/sba/nd

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CPE: Jacques Chirac ne doit pas "prendre le risque d'un drame" (Dray, PS)
17-03-2006 09:45:06
PARIS, 17 mars 2006 (AFP)
Le porte-parole du PS Julien Dray a demandé vendredi au président Jacques Chirac de "ne pas prendre le risque d'un drame" et de "trouver une porte de sortie honorable", au lendemain des manifestations anti-CPE qui ont parfois été émaillées de violences.
"Il appartient au président de la République de restaurer le calme dans le pays. Je dis, en tant que porte-parole du PS mais aussi en tant qu'ancien responsable étudiant, que le président de la République ne doit pas salir sa dernière année, il ne doit pas prendre le risque d'un drame", a déclaré M. Dray sur Europe 1.
Le député de l'Essonne a rappelé que "la France avait déjà connu ce genre de situation, ce genre de drame", faisant implicitement référence à la mort de Malik Oussekine, lors d'une manifestation contre le projet Devaquet de réforme universitaire, en décembre 1986. Jacques Chirac était alors Premier ministre de cohabitation de François Mitterrand.
Selon le porte-parole du PS, "aucun texte ne mérite qu'on prenne ces risques là".
Jacques Chirac "doit trouver une sortie honorable", c'est-à-dire "retirer le texte" qui a été voté par le Parlement. "Il faut reprendre le temps de discuter", a-t-il dit.
db/swi AFP 170949 MAR 06

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CPE: Borloo confiant dans la capacité commune à "trouver une solution"
17-03-2006 09:19:52
PARIS, 17 mars 2006 (AFP)
Le ministre de l'Emploi, Jean-Louis Borloo, a déclaré vendredi sur France 2 qu'il ne doutait "pas un seul instant qu'on va être capables, entre adultes républicains", de "faire les pas nécessaires pour trouver une solution" au conflit sur le contrat première embauche.
A la question de savoir comment en sortir, M. Borloo a répondu : "D'abord les manifestations font partie de l'expression démocratique d'un pays, ce qui n'a rien avoir avec ce qui s'est passé cette nuit", a-t-il dit faisant référence aux violences commises après la manifestation à Paris, place de la Sorbonne.
"Je ne doute pas un seul instant qu'on va être capables entre adultes responsables républicains de faire les pas nécessaires pour trouver une solution", a-t-il ajouté en soulignant qu'"on a des partenaires sociaux, des organisations syndicales qui sont républicaines, avec des dirigeants de grande qualité".
Concernant les jeunes sans qualification "toutes les organisations syndicales (...) ont fait des propositions sur les 150.000 +vraiment en galère+, là-dessus, on doit pouvoir se mettre d'accord", a-t-il estimé.
Destiné aux jeunes de moins de 26 ans, le CPE peut être rompu sans obligation pour l'employeur de motiver sa décision durant deux années.
"Ce qu'a voulu faire le Premier ministre, c'est justement que cela ne soit pas une période d'essai qui n'apporte aucune garantie", a défendu M. Borloo.
Par ailleurs, le ministre a estimé qu'après les 145.000 emplois créés en 2005 (chiffres ACOSS, alors que le ministère de l'Emploi fait état de 52.300 emplois créés sur l'année dans le secteur concurrentiel, ndlr), on devrait s'acheminer en 2006 sur "un total de près de 400.000 créations".
kp/ed/swi AFP 170924 MAR 06

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Fabius (PS) : le CPE "préfigure" ce que ferait Sarkozy s'il était au pouvoir
17-03-2006 08:50:42
PARIS, 17 mars 2006 (AFP) - Laurent Fabius (PS) a renvoyé vendredi dos à dos Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy sur le dossier du CPE >, en expliquant que le contrat première embauche "préfigure" ce que signifierait "la venue au pouvoir" du président de l'UMP.
"Si la méthode déplorable est celle de M. de Villepin, les idées, déplorables elles aussi, sont celles de M. Sarkozy. N'opposons pas les uns aux autres. On a là, avec ce < CPE >, ce que préfigurerait la venue au pouvoir de M. Sarkozy", a déclaré M. Fabius sur LCI.
Au lendemain des manifestations émaillées de violences, l'ancien Premier ministre a appelé le gouvernement à "retirer" le < CPE > "tant qu'il n'y a pas eu d'accident grave". "Il faut arrêter les dégâts avant qu'il y ait des accidents", a-t-il insisté.
Laurent Fabius, qui a précisé qu'il participerait à la manifestation de samedi contre le < CPE , a indiqué que la mobilisation "devrait être énorme". "Il faut que dans le calme nous montrions tous que nous n'acceptons pas la précarisation comme pseudo-solution à la crise du pays", a-t-il dit.
Selon l'ancien ministre, candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007, "le gouvernement joue sur le pourrissement, l'amalgame en confondant les casseurs et les jeunes, et la division entre les jeunes".
db/swi AFP 170854 MAR 06

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Gautier-Savagnac (UIMM, Medef) affiche un soutien très clair au CPE
17-03-2006 08:24:20
PARIS, 17 mars 2006 (AFP)
Denis gautier-Savagnac, nouveau président de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), principale fédération du Medef, soutient avec force vendredi dans les Echos le contrat première embauche ( CPE >), qui est selon lui "plus avantageux que le CDI."
"Le < CPE est un instrument supplémentaire pour favoriser l'embauche et lutter contre la précarité", estime Denis Gautier-Savagnac, dans un entretien au quotidien économique.
Interrogé sur la différence de ton entre l'UIMM et le Medef, qui n'affiche pas un soutien aussi franc au gouvernement, il assure que "nous n'avons pas de désaccord avec le Medef."
"Nous apportons notre plein concours à sa présidente Laurence Parisot", qui réclame une discussion globale pour réformer le marché du travail, explique-t-il.
L'attitude du Medef a suscité des critiques du gouvernement, le ministre des PME Renaud Dutreil lui reprochant de "faire la fine bouche."
aue/fd/swi AFP 170828 MAR 06

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Les Français à 68% (+ 13 points en une semaine) pour le retrait du CPE (CSA)
17-03-2006 07:55:44
PARIS, 17 mars 2006 (AFP) - Les Français sont à 68% favorables au retrait du contrat première embauche, soit 13 points (bien points) de plus que le 8 mars (55%), selon un sondage CSA réalisé pour Le Parisien-Aujourd'hui en France et i-TELE, publié vendredi.
27% se disent contre le retrait du CPE , taux comparable à celui de la semaine dernière (26%).
En revanche, le nombre d'indécis a baissé puisqu'ils étaient 19% à ne pas se prononcer le 8 mars et qu'ils ne sont plus que 5% dans le sondage rendu public jeudi.
Questionnées sur leur attitude face à la manifestation programmée pour samedi, 63% des personnes interrogées disent la soutenir ou avoir "de la sympathie". 27% y sont "opposées" ou "hostiles".
Ces taux sont comparables à ceux du 7 mars (61% de soutien ou de sympathie, 25% d'opposition ou d'hostilité).
7% se disent indifférentes (12% la semaine dernière), 3% ne se prononcent pas (2% précédemment).
Le 7 février, 58% des personnes interrogées avaient marqué leur soutien ou leur sympathie pour la manifestation anti-CPE. 20% avaient exprimé leur opposition ou leur hostilité. 15% étaient indifférentes, 7% ne se prononçaient pas.
Sondage CSA réalisé par téléphone les 15 et 16 mars auprès de 857 personnes de 18 ans et plus (échantillon national, méthode des quotas, stratification par région et catégorie d'agglomération).
cgd/db/swi AFP 170800 MAR 06

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Heurts entre jeunes alcoolisés et forces de l'ordre dans le centre de Rennes
17-03-2006 01:41:08
RENNES, 18 mars 2006 (AFP) - Quelque 300 jeunes, pour la plupart le visage masqué par un foulard, ont affronté les forces de l'ordre dans le centre de Rennes, quelques heures après une manifestation contre le contrat première embauche ( CPE ) qui a rassemblé jeudi au moins 6.000 personnes, selon la police.
Au moins onze personnes ont été interpellées dans la nuit de jeudi à vendredi, dont l'une pour avoir cassé une vitrine de magasin, a-t-on indiqué de même source, précisant qu'il n'y avait pas eu de blessé du côté des forces de l'ordre.
Se déplaçant par petits groupes à travers le centre-ville, certains jeunes ont mis le feu à des poubelles et lancé des projectiles, parfois incendiaires, vers les forces de l'ordre qui ont répliqué par des jets de gaz lacrymogènes.
"Il n'y a plus de slogans anti-CPE. C'est simplement la clientèle habituelle", a indiqué un policier à l'AFP, en allusion aux jeunes souvent alcoolisés qui affrontent régulièrement la police les jeudis soirs.
Depuis fin 2004 et la décision de la préfecture d'interdire toute rave party en marge du festival des Transmusicales, les heurts, plus ou moins violents, entre jeunes et policiers se sont multipliés dans le centre de Rennes le jeudi soir.
cal/abl

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Sarkozy s'en prend aux "voyous" des extrêmes et de "certains quartiers"
17-03-2006 01:00:16
PARIS, 17 mars 2006 (AFP)
Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a imputé la responsabilité des violences survenues jeudi après la manifestation parisienne contre le CPE > à des militants "de l'extrême gauche, de l'extrême droite", à des "hooligans" et à des "voyous d'un certain nombre de quartiers".
"Il y a eu quelques centaines de délinquants qui venaient pour en découdre. Il y avait là-dedans de l'extrême gauche, de l'extrême droite, des hooligans, des voyous d'un certain nombre de quartiers", a déclaré dans la nuit de jeudi à vendredi le ministre de l'Intérieur à des journalistes après s'être entretenu avec CRS et gendarmes mobiles dans la caserne des Célestins (IVème arrondissement).
Il a rendu hommage "à leur sang froid et à leur compétence" qui a permis aux "vrais manifestants" de "manifester dans le calme et sans violence".
Ils ne sont intervenus "que lorsque les manifestants, les jeunes, étaient rentrés chez eux" afin de "ne pas avoir à charger les voyous au milieu de lycéens et d'étudiants", a-t-il expliqué.
"Ils se sont trouvés confrontés à plusieurs centaines de voyous, de délinquants, extrêmement violents. Parmi eux, (il y avait) de la mouvance d'extrême gauche, les anarchistes qui venaient vraiment pour casser du policier et du gendarme", a dit Nicolas Sarkozy. "On a eu aussi des gens d'extrême droite", a-t-il poursuivi.
Interrogé sur la manière de sortir de la crise du < CPE , Nicolas Sarkozy a répondu: "Ca c'est un autre problème, un autre débat. Moi je suis ministre de l'Intérieur. Mon travail c'était que les manifestants puissent manifester en toute sécurité et que les voyous soient arrêtés. Je peux dire cette nuit que ce travail a été fait dans d'excellentes conditions".
Quelque 300 personnes ont été arrêtés en France, dont environ 180 à Paris. "J'espère que tous ceux qu'on a arrêtés, la justice va les punir sévèrement", a ajouté le ministre évoquant des "affrontements extrêmement violents".
Des gendarmes et des CRS lui ont indiqué avoir été "surpris par la violence" des affrontements, expliquant avoir été la cible de cocktails molotov, de tables, de pavés ou de chaînes de moto.
Montrant aux journalistes l'impact d'un pavé sur le casque d'un gendarme, Nicolas Sarkozy a lâché: "Ceux qui font ça sont des voyous. Ce ne sont pas des manifestants, ce sont des voyous."
Il a ensuite obtenu une réponse positive d'un officier quand il lui a demandé: "Pour vous, c'est une partie des voyous de banlieue qui sont descendus" à Paris?
Avant de se rendre au carrefour de Sèvres-Babylone où les violences ont débuté, Nicolas Sarkozy a répété son "mot d'ordre": "Le plus souple possible avec les vrais manifestants, le plus sévère possible avec les vrais délinquants".
ng/abl

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Mobilisation tous azimuts contre le CPE, incidents à Paris et Rennes (ACTUALISATION, PAPIER GENERAL)
17-03-2006 00:05:18
PARIS, 17 mars 2006 (AFP) - La jeunesse mobilisée contre le CPE > a maintenu la pression jeudi sur le gouvernement, à travers des dizaines de manifestations qui ont réuni de 247.500 à 500.000 personnes, mais ont parfois été suivies d'incidents violents, en particulier dans le Quartier Latin à Paris.
A titre de comparaison, lors des premières grandes journées de mobilisation contre le contrat première embauche - présenté par le Premier ministre il y a exactement deux mois -, entre 218.000 et 400.000 personnes avaient défilé le 7 février, et entre 396.000 selon la police et 1 million selon la CGT le 7 mars. Mais ces journées regroupaient à la fois les jeunes et les salariés.
Face à cette mobilisation, Dominique de Villepin s'est dit "ouvert au dialogue" dans le cadre de la loi, pour améliorer le < CPE >, et a indiqué qu'il recevrait vendredi les présidents d'Université.
Des incidents, parfois violents, ont suivi certains défilés, notamment à Paris, Rennes, Toulouse, Montpellier ou Chalon-sur-Saône.
Trois cents fauteurs de troubles présumés ont été interpellés en France, dont 180 dans la capitale, selon le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, peu avant 0H00. Selon le préfet de police de Paris Pierre Mutz, les heurts ont fait 46 blessés parmi les forces de l'ordre: 39 gendarmes mobiles, dont huit hospitalisés, et sept CRS, dont trois hospitalisés.
Dans la capitale, où 33.000 personnes selon la police et 120.000 selon les organisateurs avaient défilé dans le calme, le carrefour Sèvres-Babylone a été le théâtre de heurts. Des casseurs ont mis le feu à un kiosque à journaux et un jeune homme, juché dessus, s'est blessé alors qu'il voulait en descendre. Puis, dans le Quartier Latin, quelques centaines de jeunes ont jeté des fumigènes, des cocktails molotov et des pavés contre les forces de l'ordre qui ont employé des canons à eau et de grosses quantités de gaz lacrymogènes pour riposter.
Par ailleurs, les gendarmes mobiles ont dispersé vers 21H30 une manifestation de dizaines de militants, présumés d'extrême droite, qui venaient de défiler dans le Quartier Latin en criant "gauchistes, libérez nos facs". Casqués et armés de bâtons, ils avaient poursuivi et frappé d'autres manifestants. Plusieurs d'entre eux ont été interpellés.
A Rennes, entre 6.000 (police) et 15.000 personnes (syndicats) ont manifesté calmement. Puis quelques dizaines de jeunes, certains le visage dissimulé, ont mis le feu à des poubelles, endommagé des véhicules et pris les forces de l'ordre pour cible.
A Vitry-sur-Seine, six jeunes gens ont été interpellés et deux policiers blessés lors d'une manifestation. 200 lycéens se sont également opposés aux forces de l'ordre à Chalon-sur-Saône: deux lycéennes et un policier ont été légèrement blessés et au moins trois mineurs interpellés.
Dans l'ensemble du pays, la mobilisation contre le < CPE > a souvent été importante: 25.000 personnes à Bordeaux d'après les organisateurs (6.800 pour la police), 15.000 à Marseille (7.000), 12.000 à Lille (6.500), 10.000 à Clermont-Ferrand (4.000) et à Angers (4.200), 8.000 à Lyon (5.000).
Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, la principale fédération de l'éducation, et le président de l'Unef, Bruno Julliard, ont trouvé les mêmes mots pour saluer "une vraie lame de fond dans la jeunesse".
Selon un sondage à paraître vendredi dans le Parisien, 68% des Français interrogés sont favorables au retrait du < CPE .
Dans les facultés, les mouvements de blocage se poursuivaient. Quelque 66 des 84 universités françaises étaient en grève selon l'UNEF, tandis que, selon le ministère de l'Education, 58 étaient perturbées et 60 selon un décompte des bureaux régionaux de l'AFP.
bur-phi-lbx/ei/SM

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Reprise des incidents au Quartier Latin
16-03-2006 22:20:22
PARIS, 16 mars 2006 (AFP)
De nouveaux incidents ont éclaté jeudi vers 21h30 au Quartier Latin à Paris, opposant quelques dizaines de jeunes manifestants anti-CPE aux forces de l'ordre, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Les manifestants ont jeté des projectiles sur les gendarmes mobiles qui barraient le boulevard Saint-Michel tandis que d'autres dressaient une barricade de fortune rue Racine.
Les gendarmes ont chargé et délogé les jeunes qui se sont ensuite regroupés au carrefour des boulevards Saint-Michel et Saint-Germain.
Un jeune homme a été interpellé rue Racine.
Auparavant, le quartier de la Sorbonne avait connu une accalmie vers 21h00, après de violents heurts entre quelques centaines de jeunes et les gendarmes mobiles, à l'issue de la manifestation contre le CPE qui avait rassemblé dans le calme plusieurs dizaines de milliers de personnes.
Face aux gendarmes mobiles, une centaine de jeunes manifestants restaient massés sur le boulevard Saint-Michel. Certains, assis sur la route, lançaient aux forces de l'ordre: "CRS vous ne rirez plus, quand vos gamins seront au chômdu" ou "police nationale, milice du capital".
sst-eg-aml/lbx/ei
AFP 162224 MAR 06

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Hollande accuse le gouvernement de parier sur le "pourrissement" du conflit
16-03-2006 21:54:34
PARIS, 16 mars 2006 (AFP)
Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a mis en garde jeudi le gouvernement contre le "pari risqué" qu'il prend, celui d'un "pourrissement" du conflit autour du CPE .
"Après la brutalité du passage en force, maintenant, le blocage", a accusé M. Hollande lors d'un point de presse.
Selon lui, le gouvernement fait "un pari risqué". "A n'écouter rien, à n'entendre rien, à ne voir rien, à ne dire rien, tout peut se produire. C'est bien là le risque qui est couru".
Les socialistes, a-t-il dit, ne peuvent "pas accepter la tentation, qui est celle du pouvoir, du pourrissement du conflit, où on rechercherait même des incidents, où on essaierait de disqualifier un mouvement, d'en dévoyer le sens".
"Nous mettons en garde: il faut, de la part du pouvoir, la volonté que les manifestations se déroulent le mieux possible, il faut que ces manifestations puissent être entendues", a ajouté le député-maire de Tulle.
Il a accusé le Premier ministre Dominique de Villepin de mener "un faux dialogue, un vrai monologue".
M. de Villepin s'étant dit, dans un entretien à Paris-Match, "fasciné par le silence" car "le bruit éloigne de la vérité", François Hollande a répliqué: "pour un homme qui aime le silence, il déclenche un immense vacarme. Sa politique porte le bruit, comme la nuée porte l'orage".
Dans une interview au Parisien devant paraître vendredi, François Hollande estime que "la droite prend le risque de l'épreuve de force". "Dès lors qu'elle n'offre pas de débouché au mouvement, qu'elle essaie de faire d'un problème social une question d'ordre public, elle est dans la manoeuvre du pourrissement, la recherche de l'incident et la tentation de l'affrontement. C'est grave", lit-on encore dans cette interview.
tma/npk/hg/ei

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CPE: Echange tendu entre Robien et Julliard sur la réalité d'un "dialogue"
16-03-2006 21:51:12
PARIS, 16 mars 2006 (AFP)
Le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien et le président du syndicat étudiant Unef, Bruno Julliard, ont eu un échange tendu jeudi soir au cours de l'émission de France 2 "A vous de juger" à propos de la réalité d'un "dialogue" à propos du contrat première embauche.
"Depuis le début de la mobilisation anti-CPE, il n'y a pas eu de discussion (avec le gouvernement)", a déploré Bruno Julliard, après une journée nationale de manifestations étudiantes et lycéennes anti-CPE.
Le ministre a répondu d'un ton très sec: "On s'est appelés avant-hier. Et, lundi, un de mes éminents conseillers l'a encore eu au téléphone, et ce matin M. Julliard a déclaré qu'il n'y avait eu aucun contact avec aucun des ministres. M. Julliard, vous avez menti".
"Ni vous ni moi n'avons intérêt à dire pourquoi votre conseiller est un bon contact, alors restons-en là", a rétorqué Bruno Julliard.
Très remonté, le syndicaliste étudiant de 25 ans a ajouté: "Je ne considère pas que le gouvernement engage une concertation ou une négociation lorsqu'il (Robien) appelle le président du principal syndicat étudiant (Unef) pour lui dire +je ne suis pas content de votre intervention à la télévision ce matin+".
Egalement invité sur le plateau de cette émission politique, le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a critiqué à son tour le manque de concertation avec le gouvernement. "Le Premier ministre nous reçoit depuis six mois, mais, à chaque fois, il a pris les décisions sans nous, comme il l'a fait pour le CNE, l'apprentissage à 14 ans et pour le CPE >", a déclaré M. Chérèque.
"On peut laisser les armes aux vestaires et discuter de ce que permet le < CPE ," a répondu Gilles de Robien, en répétant que ce contrat allait "créer de vrais emplois pour des gens aujourd'hui au chômage".
phi/lbx/ei

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Les candidats à l'investiture des Verts disent leur opposition au CPE
16-03-2006 21:06:18
TOULOUSE, 16 mars 2006 (AFP)
Les cinq candidats à l'investiture des Verts pour l'élection présidentielle ont dit leur opposition à la loi instaurant le CPE >, en marge du deuxième débat contradictoire de la campagne interne des Verts jeudi à Toulouse, au soir d'une nouvelle journée de manifestations contre le contrat première embauche.
"Il n'y a pas de honte à retirer un mauvais texte", a déclaré à l'AFP la sénatrice de Seine-Saint-Denis et ancien ministre de l'Environnement Dominique Voynet en ajoutant: "Il faut restaurer le dialogue social, plus on attend, plus ce sera une question d'orgueil et d'hormones", a-t-elle ajouté.
Pour Mme Voynet, "on vit dans le paradoxe, le point de départ de la loi sur l'égalité des chances, c'était de répondre à la crise violente des banlieues de novembre et toutes les mesures qu'on nous a annoncées (apprentissage à 14 ans , suspension des allocations familiales, < CPE >) sont à côté de la plaque".
Pour Yves Cochet, député de Paris, autre ex-ministre de l'Environnement, "si le gouvernement s'entête, il va à sa perte, car c'est un projet de désagrégation sociale". "Nous vivons des jours extrêmement critiques pour la France et Villepin joue Matignon et donc l'Elysée. S'ils continuent et que la résistance continue, ils sont foutus", a-t-il poursuivi.
Cécile Duflot, porte-parole des Verts et autre candidate à l'investiture, a aussi salué "la résistance des jeunes" tout en soulignant que les Verts se devaient de "préparer une alternative proposant autre chose que la soumission au patronat, autour du partage des richesses et du travail, dans une économie relocalisée où on consommera là où on produit".
Tandis qu'Alain Uguen, simple militant, disait lui aussi sa "préoccupation" face au < CPE , le sénateur de Paris Jean Desessard rappelait son soutien apporté le jour même aux étudiants de l'Université de sciences sociales de Toulouse appelée l'Arsenal. "Nous avons lutté au Sénat mais nous avons été battus, ensemble nous nous mobilisons et vous êtes en train de gagner", a-t-il lancé aux étudiants.
dbe/gr/ei

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La LCR : les manifestations anti-CPE, "une défaite politique pour Villepin"
16-03-2006 20:57:18
PARIS, 16 mars 2006 (AFP)
La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a affirmé que les manifestations de jeudi contre le contrat première embauche étaient une "défaite politique" pour Dominique de Villepin.
Le Premier ministre "a enterré lui-même le dialogue social", estime la LCR dans un communiqué.
Selon elle, "il faut maintenant développer et élargir encore davantage la mobilisation et faire en sorte que" les manifestations prévues samedi soient "une déferlante qui fasse sauter l'intransigeance gouvernementale".
"L'épreuve de force est engagée", affirme la LCR qui soutient "une proposition de la coordination nationale étudiante" d'organiser "une grève interprofessionnelle dans la semaine du 20 mars".
"Ni négociable, ni amendable, le CPE doit être retiré", conclut la LCR.
npk/ei

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Pas de subventions pour le CPE: Mme Royal fait tache d'huile
16-03-2006 21:04:02
PARIS, 16 mars 2006 (AFP)
Les présidents socialistes des régions Pays de la Loire et Midi-Pyrénées ont annoncé jeudi leur décision de ne pas accorder de subventions aux entreprises recourant aux contrats première embauche (CPE), emboîtant le pas à Ségolène Royal (Poitou-Charentes).
Ce sujet devrait être à l'ordre du jour de la prochaine réunion du conseil d'administration de l'Association des régions de France (ARF), largement dominée par le PS, à la tête de 20 des 22 régions métropolitaines, indique-t-on de source proche du président de l'association, Alain Rousset (Aquitaine).
Le président de la région des Pays de la Loire, Jacques Auxiette, a annoncé dans un communiqué que le conseil régional "ne subventionnera pas d'emplois CPE".
Il a affirmé que "les dispositifs régionaux d'aides aux entreprises en vue de la création d'emplois impliquent le recrutement de salariés en CDI".
Cette décision a été condamnée par l'UMP Yannick Favennec, qui a dénoncé un "terrorisme économique". Pour lui, cette décision de la région est "irresponsable et arbitraire".
En Midi-Pyrénées, le président Martin Malvy a "exclu que la région puisse financer des aides à l'emploi qui porteraient sur des salariés recrutés en CNE ou en CPE", a indiqué le conseil régional dans un communiqué.
M. Malvy a réaffirmé son soutien "à la création d'emplois pérennes" en ajoutant: "Si le gouvernement devait maintenir sa position et si cela s'avérait nécessaire, nous délibérerions prochainement afin de le rappeler plus fermement encore".
La semaine dernière, la présidente PS de Poitou-Charente, Ségolène Royal, avait annoncé que les entreprises ayant recours au CNE ou au CPE "ne pourront pas recevoir de subventions de la région, réservées aux seuls contrats à durée indéterminée (CDI)".
Des élus de droite ayant qualifié le choix d'"illégal", Mme Royal s'était inscrite en faux contre cette affirmation, soutenant qu'il appartenait "aux régions de définir les bons critères d'attribution des aides publiques" et rappelant que le Poitou-Charentes avait "fait de la lutte contre les gaspillages des fonds publics sa priorité".
Le premier secrétaire du PS lui avait apporté du renfort: "Nous avons parfaitement le droit" de ne pas subventionner, dans les régions, les CPE et CNE, avait-il dit.
"Nous avons fait étudier le dispositif juridique" sur les aides à l'emploi et "c'est parfaitement légal" d'agir ainsi, a-t-on indiqué dans l'entourage de M. Rousset.
De même source, on indique que si l'ARF n'a pas encore arrêté sa position sur ce point, c'est par "respect des procédures", toutes les régions, y compris celles gérées par la droite, devant être consultées.
be-bbm-tma/npk/sd
AFP 162108 MAR 06

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Le président du Limousin assimile le CPE à "une agression envers la jeunesse"
16-03-2006 20:44:24
LIMOGES, 17 mars 2006 (AFP) - Jean-Paul Denanot (PS), président du Conseil régional du Limousin, a déclaré dans un communiqué publié jeudi à Limoges qu'il assimilait le contrat de première embauche à une agression envers la jeunesse.
"Le CPE renouvelable autant de fois que possible avant 26 ans est manifestement une agression envers la jeunesse qui aspire à entrer dignement dans la vie active après sa période de formation initiale avec une perspective de sécurité dans son parcours professionnel tout au long de la vie qui permet d'avoir durablement accès au logement et aux moyens d'existence", affirme M. Denanot.
BAB/nc/ei

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Barre: "C'est le CPE ou l'ANPE"
16-03-2006 20:49:26
PARIS, 16 mars 2006 (AFP)
Raymond Barre, ancien Premier ministre, a affirmé dans une interview au Parisien/Aujourd'hui en France de vendredi que le contrat première embauche était un "contrat utile" et que "pour utiliser un argument simple: c'est le CPE > ou l'ANPE".
Selon M. Barre, le < CPE "peut réduire la réticence des chefs d'entreprises, petites ou moyennes, à embaucher des jeunes de moins de 26 ans et peu qualifiés en dépit des difficultés de licenciement".
"Il offre aux jeunes une chance de trouver un emploi de deux années, ce qui est meilleur qu'un CDD" (contrat à durée déterminée), a-t-il ajouté.
"N'exagérons pas les défilés et les manifestations actuelles d'étudiants et de lycéens. Ce n'est pas la révolution", a également affirmé M. Barre.
Selon lui, "le gouvernement doit faire face avec sang-froid à (ces) manifestations orchestrées et manipulées (...) Les manifestations finiront par s'essouffler", a-t-il également soutenu.
De nombreuses manifestations en France ont réuni de 247.500 personnes, selon la police, à 500.000, selon les organisateurs. D'autres manifestations sont prévues pour samedi, rassemblant cette fois, en plus des lycéens et étudiants, également les syndicats et salariés.
npk/ei

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CPE: le Premier ministre "rend impossible le dialogue social", selon FO
16-03-2006 19:49:20
PARIS, 16 mars 2006 (AFP)
Le bureau confédéral de Force Ouvrière (FO) a estimé jeudi dans un communiqué que le Premier ministre rendait "impossible le dialogue social", en maintenant le CPE "pour des raisons d'orgueil", après les manifestations dans la journée.
"Les manifestations du 16 mars pour le retrait du CPE et la défense du CDI ont rassemblé des centaines de milliers d'étudiants, de lycéens et de salariés", observe le syndicat, ajoutant avoir été présent "dans toutes les manifestations, marquant la solidarité des salariés avec les étudiants et les lycéens".
"En s'obstinant à maintenir le CPE pour des raisons d'orgueil, le Premier ministre rend impossible le dialogue social et tend à montrer qu'on ne s'improvise pas à l'écoute des salariés et des jeunes", a estimé FO.
"Dans ces conditions, une mobilisation forte, déterminée et amplifiée est indispensable", poursuit FO qui "confirme qu'elle appelle ses adhérents à manifester massivement sur tout le territoire, le samedi 18 mars".
cds/vdr/sh

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Des jeunes attaquent des CRS à Argenteuil: un policier blessé, 2 interpellés
16-03-2006 19:43:08
CERGY, 16 mars 2006 (AFP) - Une centaine de jeunes, surtout des mineurs, ont pris à partie jeudi soir une quinzaine de CRS dans le quartier sensible de la Dalle d'Argenteuil (Val d'Oise), faisant un blessé léger parmi les policiers qui ont interpellé deux jeunes, a-t-on appris de source policière.
Vers 17H50, une quinzaine de CRS étaient positionnés dans ce quartier difficile d'Argenteuil, "en mission normale de sécurisation", selon la même source.
Les policiers ont alors été pris à partie par une centaine de jeunes du quartier, surtout des mineurs, qui leur ont jeté des cailloux et des boules de pétanque. Quelques brefs affrontements directs ont eu lieu, avant que les CRS n'utilisent des grenades lacrymogènes pour se dégager.
Les jeunes ont cessé leurs attaques vers 18H40.
Un CRS a été légèrement blessé. Deux jeunes interpellés pendant ces incidents étaient jeudi soir en garde à vue au commissariat d'Argenteuil, et d'autres interpellations pourraient suivre, a-t-on indiqué de source policière.
"Ce sont toujours les mêmes qui agissent. Là, ils n'ont pas pu aller à la manifestation parisienne (contre le CPE , ndlr), et la fièvre est montée. C'étaient déjà les mêmes qui avaient fait des problèmes lors de la visite de Nicolas Sarkozy" (en octobre dernier, accueilli par des injures et des jets de projectiles, ndlr), disait-on de même source. Selon cette source, la Dalle d'Argenteuil connaît épisodiquement de telles "poussées de fièvre".
mba/bp/sd AFP 161947 MAR 06

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CPE: heurts entre jeunes et forces de l'ordre à Toulouse
16-03-2006 19:31:52
TOULOUSE, 16 mars 2006 (AFP)
Des heurts sont intervenus jeudi soir à Toulouse entre forces de l'ordre et des centaines de jeunes, après la dispersion de la manifestation ayant regroupé entre 9.000 (police) et 17.000 (organisateurs) personnes contre le CPE , a constaté un journaliste de l'AFP.
Après un face-à-face d'une heure entre des groupes de jeunes gens et une centaine de CRS, casqués et équipés de lance-grenades lacrymogènes, les forces de l'ordre ont délogé les manifestants de la place du Capitole, siège de la mairie de Toulouse, où ils s'étaient regroupés.
Quelques jets de canettes et de bouteilles avaient accompagné l'arrivée des CRS venus se positionner sur la place principale de Toulouse.
La manifestation, qui a rassemblé étudiants, lycéens et adultes contre le contrat première embauche, s'était déroulée sans incident, en présence d'un service d'ordre auquel avaient pris part des représentants d'organisations syndicales.
dbe-gr/df
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CPE: "si la rue fait la loi, ce n'est plus le système républicain" (Debré)
16-03-2006 19:11:38
PARIS, 16 mars 2006 (AFP)
Le président de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, a estimé jeudi, à propos de la contestation du CPE >, que "si aujourd'hui, c'est la rue qui fait la loi, nous rentrons dans un système qui n'est plus le système républicain".
"Je défends la République et si aujourd'hui c'est la rue qui fait la loi, nous rentrons dans un système qui n'est plus le système républicain", a commenté M. Debré qui était l'invité de "questions d'info" LCPAssemblée/France Info.
Il a relevé que les jeunes qui manifestaient dans la rue contre le < CPE > "n'étaient pas ceux à qui était destinée la loi" instaurant le contrat première embauche.
Il a expliqué ainsi que le < CPE > s'adressait "à des gens qui sont sans travail, sans formation, qui ont moins de 26 ans et qui enchaînent petit boulot sur petit boulot et qui aspirent à une seule chose: trouver un travail et une formation".
"Quand on a la chance d'être dans une faculté, un lycée, d'avoir une famille qui vous aide, qui vous entoure, qui vous paie vos études et qu'on va manifester, je ne trouve pas cela très correct", a-t-il dit.
"Je préfèrerais que l'on s'interroge sur ce qu'il faut faire pour ces jeunes dans les quartiers difficiles qui n'ont pas d'emploi, qui cherchent désespérément à trouver un boulot", a ajouté M. Debré.
"Est-ce que le < CPE > n'est pas une réponse?", a poursuivi Jean-Louis Debré, en soulignant que le < CPE était "un dispositif parmi d'autres".
sm/fa/hg

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CPE: Villepin veut aller jusqu'au bout, malgré les manifs et l'opinion (PAPIER D'ANGLE)
16-03-2006 19:08:14
PARIS, 16 mars 2006 (AFP) - Malgré une nouvelle démonstration de force des jeunes anti-CPE jeudi, Dominique de Villepin est toujours déterminé à aller jusqu'au bout de son projet et semble désormais, après être passé en force, miser sur le temps pour arracher une victoire encore très incertaine.
Si Jacques Chirac, le gouvernement et l'UMP lui ont publiquement apporté leur soutien, le Premier ministre n'en demeure pas moins en posture délicate deux mois jour pour jour après avoir lancé son contrat première embauche.
"Je suis ouvert au dialogue" pour "améliorer le contrat première embauche", mais "dans le cadre fixé par loi", a-t-il réaffirmé jeudi. Pas question de reculer mais d'"expliquer" et de "convaincre jusqu'au bout".
Dans sa nouvelle stratégie, M. de Villepin veut "laisser le temps aux Français de comprendre l'utilité de cette mesure", selon une source gouvernementale.
Un pari à risques si l'on en croit un sondage CSA à paraître vendredi dans Le Parisien. 68% des Français demandent le retrait du CPE >, soit 13 points de plus que le 8 mars, malgré l'exercice de pédagogie du Premier ministre dimanche soir sur TF1.
Mais, selon la même source gouvernementale, "le retrait ne sera jamais une solution. L'idée n'est pas qu'il y ait un vainqueur et un vaincu. Si on reculait sur le < CPE >, quelle serait la solution alternative ?".
Après avoir court-circuité les syndicats sur le < CPE >, le Premier ministre a de façon implicite fait son mea culpa jeudi en promettant, sur le dossier de la participation, une pleine "concertation".
Reste que des voix s'élèvent au sein même du gouvernement pour estimer que Matignon ne pourra pas éternellement en rester au statu quo, surtout si la journée de samedi -où la mobilisation sera "significative" selon le propre pronostic de l'entourage du Premier ministre- confirme le succès des manifestations de jeudi.
Alors que des incidents ont émaillé le défilé parisien, François Hollande (PS) a mis en garde le gouvernement contre la stratégie du "blocage": "à n'écouter rien (...) à ne dire rien, tout peut se produire".
Il a accusé le Premier ministre d'avoir "la tentation du pourrissement du conflit, où on rechercherait même des incidents".
"Manifestement, le gouvernement veut jouer l'usure", a renchéri Bernard Thibault (CGT) en prévenant que les syndicats allaient "passer à la vitesse supérieure".
Particulièrement échaudé, François Chérèque (CFDT), qui déplore "un problème de confiance" avec M. de Villepin, l'a accusé d'avoir voulu faire "un coup politique" avec le < CPE >, au risque de créer de "gros dérapages sociaux" ou "dans les urnes".
"Plus c'est dur, plus j'aime ça", confiait récemment M. de Villepin. Mais il est peu probable que le chef du gouvernement savoure la crise qu'il traverse, accompagnée d'une dégringolade dans les sondages.
Ayant pour l'heure échoué dans sa tentative de reprendre langue avec les syndicats, qui exigent le retrait préalable du < CPE >, il a décidé de recevoir vendredi soir des présidents d'université.
Quelle que soit l'issue du conflit, M. de Villepin est face à un mouvement qui semble dorénavant dépasser le simple cadre de l'opposition au < CPE pour porter sur la précarité en général.
Il a "péché par excès de rapidité", selon la députée sarkozyste Nadine Morano, qui met en cause son "hyperactivisme" dans la perspective de la présidentielle de 2007.
frd/fa/sh
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Heurts à Montpellier entre étudiants et policiers : un blessé
16-03-2006 19:04:18
MONTPELLIER, 16 mars 2006 (AFP)
Des heurts ont opposé jeudi les forces de l'ordre et des étudiants, devant le palais des congrès de Montpellier, à l'issue d'une manifestation contre le CPE , faisant un blessé, a-t-on appris de source policière.
Alors qu'environ 80 étudiants étaient entrés en fin d'après-midi dans le bâtiment pour "occuper les lieux", le responsable du Corum a décidé de fermer les portes avec l'aide des forces de l'ordre, dépêchées sur place, selon la même source.
Des coups ont alors été échangés entre les policiers, qui ont pris position devant les portes pour empêcher tout passage, et les étudiants restés dehors et qui voulaient y pénétrer. Une personne a été blessée au visage et évacuée par les pompiers, a-t-on ajouté. Les occupants sont ensuite sortis petit à petit du bâtiment sans incident.
Ces heurts se sont produits à l'issue d'une manifestation qui s'est déroulée sans incident et a rassemblé entre 5.500 (selon la police) et 10.000 personnes (selon les organisateurs) dans le centre-ville.
Peu avant 19H00, les manifestants s'étaient dispersés et le calme était revenu dans le centre-ville, selon une journaliste de l'AFP.
amc-acp/sla/nd
AFP 161908 MAR 06

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Anti-CPE: de 247.500 à 500.000 manifestants, dont 33.000 à 120.000 à Paris (ENCADRE)
16-03-2006 19:04:18
PARIS, 16 mars 2006 (AFP) - Les manifestations contre le contrat première embauche ( CPE >) ont réuni jeudi de 247.500 à 500.000 jeunes à travers la France, dont 33.000 à 120.000 à Paris, d'après les chiffres du ministère de l'Intérieur et ceux des organisateurs.
Cette journée nationale, organisée par le Collectif-jeunes anti-CPE qui regroupe une quinzaine d'organisations politiques et syndicales, dont l'Unef et les syndicats lycéens Fidl et UNL, a vu des défilés dans 70 à 80 villes.
Les cortèges les plus importants ont arpenté les villes universitaires, sur fond de grèves et de blocages d'universités (58 sur 84 touchées selon l'Education nationale, 66 selon l'Unef).
Le défilé le plus important, concernant toute l'Ile-de-France, a eu lieu à Paris avec 120.000 manifestants selon les organisateurs, 33.000 selon la police.
Il y a eu par ailleurs 25.000 personnes à Bordeaux d'après les organisateurs (6.800 pour la police), 17.000 à Toulouse (9.000), 15.000 à Marseille (7.000), 15.000 aussi à Rennes (5.000), 12.000 à Lille (6.500), 10.000 à Clermont-Ferrand (4.000), Montpellier (5.000) et à Angers (4.200), 8.000 à Lyon (5.000) et à Poitiers (6.000), 7.000 à Limoges (5.000) et 5.000 à Grenoble, Besançon, Orléans, Brest et Strasbourg, selon les organisateurs.
Plusieurs milliers de jeunes ont également manifesté dans des villes comme Rodez, Tours, Saint-Brieuc, Roanne, Lorient, Avignon... et même quelques centaines à Bergerac, Sarlat, Vannes, Montbéliard, Autun, Figeac ou encore Gourdon.
Les deux précédentes journées de manifestations contre le < CPE , à l'appel conjoint des syndicats jeunes et salariés, avaient eu lieu le 7 février, avec 200.000 à 400.000 participants (police et organisateurs), et le 7 mars, réunissant entre 400.000 (police) et un million de manifestants (CGT).
MPL/lbx/df
AFP 161908 MAR 06

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De Poitiers à Grenoble, des manifestants "unis contre la précarité" (REPORTAGE, SYNTHESE)
16-03-2006 18:54:42
PARIS, 16 mars 2006 (AFP) - Déguisés en "dindons de la farce" ou enveloppés de sacs poubelle, les manifestants ont rejeté jeudi "la précarité sous toutes ses formes", à Poitiers, Rennes, Montpellier, Toulouse et Grenoble, cinq villes universitaires à la pointe du mouvement contre le contrat première embauche.
Coiffé d'une crête rouge, le corps recouvert de grosses boîtes d'oeufs, Sébastien, étudiant en fac de sciences, défile à Montpellier une poêle à la main: "avec le CPE >, dit-il, on est condamnés comme des poulets malades et confinés dans nos facs!"
A Montpellier, ils sont 5.500 à 10.000 derrière la banderole "Chômage, précarité, éjectables. Etudiants-lycéens unis contre la précarité".
Un étudiant en collant noir et vert fluo s'est déguisé en volatile: "On ne veut pas être les dindons de la farce, dit-il, le < CPE > on n'en veut pas!".
Affublé d'un nez rouge, Dominique, membre de la BAC ("brigade d'action clownesque") défile en tête pour dénoncer la précarité chez les intermittents et "les attaques du gouvernement contre les manifestations culturelles".
Parmi les 9.000 à 17.000 manifestants toulousains, un écriteau placé sur une tête de mannequin annonce les "soldes chez Vilkozy", "ils vont tous nous précariser".
Les professeurs d'éducation physique et sportive mettent un point d'honneur à défiler revêtus de sacs poubelle. "C'est un symbole, dit Isabelle, enseignante d'EPS, parce qu'on est bon à jeter, avec la diminution de moitié des postes, les heures supplémentaires..." "On est en train de foutre en l'air le droit du travail pour lequel se sont battus nos grands parents et parents", renchérit Elsa, 30 ans, demandeuse d'emploi du secteur culturel.
Pour Habib, 51 ans, du service arts et culture de la faculté du Mirail, "ce < CPE va toucher les cadres de bac+2 à bac+5, et les jeunes de banlieue et ouvriers non qualifiés vont continuer à se voir offrir de la précarité ou pire".
A Poitiers, les jeunes ouvrent et les salariés ferment le cortège de 6.000 à 8.000 personnes, tandis qu'à Grenoble, policiers et organisateurs sont d'accord sur un même décompte: 5.000 manifestants anti-CPE défilent aux cris de "Etudiants, salariés, tous ensemble, grève générale!"
Partout, le gouvernement est visé, comme au chamboule-tout: "H5N1 pour Villepin, chikungunya pour Nicolas", souhaite une banderole rennaise. Les jeunes Poitevins entonnent un air connu: "On l'aime pas, qui ça? Gilles de Robien (ministre de l'Education, ndlr), où ça? à la manif"...
A Rennes, la manifestation de 6.000 à 15.000 personnes, entamée sous le soleil et dans la joie, s'est durcie après l'évacuation par les CRS de 100 à 200 jeunes qui ont occupé la mairie. Des manifestants rassemblés devant le siège départemental de l'UMP en ont été délogés par les forces de l'ordre.
"On n'avait rien fait. Les CRS nous ont chargés. Ils ont balancé des +lacrymo+ et là, les gens se sont énervés", affirme Maxime, lycéen de 15 ans.
En fin d'après-midi, quelques centaines de jeunes ont affronté les forces de l'ordre, leur jetant bouteilles ou pavés, tandis que des lycéens tentaient de les calmer.
En revanche, à Grenoble, après la manifestation, les jeunes ont quitté la place de la préfecture pour se rendre dans un parc proche, pour "faire la fête", selon l'UNEF.
bur-lbx/bp/nd
AFP 161858 MAR

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Pays de la Loire : pas de subventions aux entreprises recourant au CPE
16-03-2006 18:12:28
PARIS, 16 mars 2006 (AFP)
Le président PS des Pays de la Loire, Jacques Auxiette, a annoncé à son tour jeudi la décision de sa région de ne pas accorder de subventions aux entreprises recourant aux contrats première embauche ( CPE >), comme Ségolène Royal en Poitou-Charente.
La région des Pays de la Loire "ne subventionnera pas d'emplois < CPE >", a annoncé M. Auxiette, dans un communiqué, s'attirant aussitôt la condamnation d'un député UMP de Mayenne, Yannick Favennec.
M. Auxiette a relevé que "les dispositifs régionaux d'aides aux entreprises en vue de la création d'emplois impliquent le recrutement de salariés en CDI".
Estimant que le < CPE > constitue une "régression", il a jugé que "licencier sans motif, comme le permet le < CPE >, était un retour au contrat de journalier".
"J'en appelle à la mobilisation des jeunes, de leurs parents, de tous les responsables au-delà des clivages politiques pour que le gouvernement revienne sur ce dispositif absurde", a-t-il poursuivi.
Cette décision a été condamnée par M. Favennec, qui a dénoncé "terrorisme économique" du président des Pays-de-la-Loire. Pour lui, cette décision de la région est "irresponsable et arbitraire".
"C'est une mesure anti-républicaine, hors la loi et sectaire à l'encontre des entreprises ligériennes", a-t-il ajouté dans un communiqué, en accusant la majorité socialiste régionale d'incitation à la "désobéissance civile à des fins purement électorales et démagogiques".
La semaine dernière, la présidente PS de Poitou-Charente, Ségolène Royal, avait annoncé que les entreprises ayant recours au CNE ou au < CPE "ne pourront pas recevoir de subventions de la région, réservées aux seuls contrats à durée indéterminée (CDI)".
bbm/sm/cgd/sd AFP 161816 MAR 06

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Des milliers de cheminots retraités dans la rue pour défendre leurs pensions
16-03-2006 18:01:48
PARIS, 16 mars 2004 (AFP) - Plusieurs milliers de cheminots retraités ont manifesté jeudi à Paris entre le siège de la SNCF à Montparnasse (14e arr) et le ministère des Tranports (7e), pour dénoncer "la baisse importante du pouvoir d'achat des pensions", a constaté un journaliste de l'AFP.
Les retraités, "plus de 10.0
Lundi 20 Mars 2006

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