La crise économique en Europe, à commencer par celle touchant les pays en difficulté comme la Grèce, nous tient depuis longtemps en haleine, mais elle n'est pourtant que le signe de tout autres difficultés, estime le politologue Giedrius Česnakas sur le site lithuanien Geopolitika : "La crise de l'UE est bien plus profonde que sa partie la plus visible, à savoir la crise économique. Par sa structure même, l'UE est en principe condamnée à l'échec. Notamment parce qu'elle ne comporte pas d'identité européenne commune. Les Etats se sont seulement unis en raison d'intérêts individuels pragmatiques. … L'histoire de l'Union montre que l'UE aboutit toujours dans une impasse en cas de conflit important entre les Etats membres. La seule issue proposée a souvent été le renforcement des institutions de Bruxelles, ce qui a permis d'améliorer provisoirement du moins la viabilité de l'UE, mais renforçant par la suite aussi l'appareil bureaucratique et son influence. L'UE s'est ainsi progressivement transformée en bloc bureaucratique où l'on favorise la prolifération de la bureaucratie au détriment de la responsabilité politique. … Dans le cas de l'UE, il semble que les propos d'Oscar Wilde, selon lesquels la bureaucratie ne fait que s'épanouir pour satisfaire ses propres besoins, sont plus pertinents que jamais." (28.02.2012 l'article original)






C'est la technocratie qui est en train de tuer l'Europe, selon Česnakas







