La folie de la saignée
Quand comprendront-ils ? Comment les dirigeants grecs et européens peuvent persister à ce point dans l’erreur alors que les conséquences sociales des politiques qu’ils mettent en place sont à ce point dramatiques ? Le taux de chômage, qui était de 7% il y a quatre ans, est passé à 16%. Le salaire des fonctionnaires a été amputé de 30%, les licenciements se multiplient, de nouveaux impôts semblent apparaître tous les mois.
Et pourtant,
quelques économistes et politiques avaient souligné que ces plans étaient absurdes. On se croit revenu sous Molière avec ces « médecins » qui pratiquaient la saignée pour soigner les malades et qui ne faisaient que les affaiblir. Car on voit bien que l’austérité sauvage est en bonne partie contreproductive. Une grande partie des gains financiers s’évaporent dans la contraction de l’activité globale. Résultat, le pays ne parvient pas à tenir les objectifs qui lui sont assignés.
Une idée de l’Europe meurt à Athènes
Honte sur cette mauvaise Europe d’imposer une telle politique qui n’a absolument aucun sens. Il faut espérer que la classe politique va résister à la grande braderie des actifs de l’Etat grec. La Grèce a besoin d’une opposition politique solide qui proposera une sortie de l’euro et un défaut sur la dette. Après des années de saignée aux conséquences sociales monstrueuses, le pays finira par se relever et renvoyer cette troïka technocratique inhumaine.