L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

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Bruxelles se dote de 6000 diplomates, pour commencer



Les jours de la diplomatie française sont-ils comptés ? Hubert Védrine et Alain Juppé, qui ont pourtant tous deux poussé, tant qu'ils ont pu, à la ratification de tous les traités européens de Maastricht à Lisbonne jetant les bases d'une diplomatie communautaire, s'étaient émus, il y a quelques jours dans une tribune publiée par Le Monde, du délitement de la diplomatie française. De même, l'écrivain Jean-Christophe Rufin avait dénoncé dans une interview au même journal, un ministère sinistré, l'influence des réseaux parallèles de l'Elysée et un ministre Kouchner aux abonnés absents. A croire que tous ces "Européens convaincus" imaginent que les services diplomatiques nationaux puissent avoir le moindre avenir dans leur si chère Europe de Lisbonne. Difficile de justifier, au moment où l'on impose une réduction massive des effectifs publics et la rigueur à tous les niveaux de l'Etat et de la société, le maintien de deux réseaux parallèles d'ambassades et d'une armée de diplomates-doublons et grassement payés à travers le monde. Un maintien d'autant moins justifiable depuis l'alignement, à peu près total, de la politique étrangère française sur celle de Washington. En réalité, parmi les auteurs de ces soudains sursauts d'indignation, il y en a qui se verraient bien succéder à Bernard Kouchner. Mais pour faire quoi d'autre qu'une politique euro-atlantique ? A Madrid cette semaine, la plus vieille diplomatie du monde a pris un peu plus de plomb dans l'aile avec la mise en place du Service européen pour l'action extérieure, la future diplomatie communautaire, qui sera sous tutelle administrative, budgétaire et politique de la Commission.




Illustration Rhonald Blommestijn (http://www.nrc.nl/)
Illustration Rhonald Blommestijn (http://www.nrc.nl/)

Alors que  tous les projecteurs sont braqués sur l’avenir des politiques monétaires dans l’Union, lundi dernier à Madrid, la Haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères, la Commission, la Présidence espagnole et les représentants des trois principaux groupes au Parlement européen (PPE, S&D, ADLE) se sont accordés sur les modalités d’établissement du Service Européen d’Action Extérieure (SEAE). Ce dernier est censé mettre en perspective une politique étrangère européenne à part entière et assister la Haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton. Celle-ci a par ailleurs affirmé à Madrid qu’aux termes de l’accord, le service devrait être opérationnel à l’automne.
 
Un organe de nature communautaire

En effet, le Parlement sort renforcé des négociations de Madrid, après avoir plaidé pour un SEAE de nature communautaire, en clair sous tutelle de Bruxelles plutôt que des Etats. Les représentants du Parlement présents dans la capitale espagnole ont obtenu de Catherine Ashton que figurent parmi ses adjoints le Ministre des Affaires étrangères de l’Etat membre qui assure la présidence tournante de l’Union ainsi que les Commissaires à l’Elargissement et à l’Aide Humanitaire, ce qui permet à la Commission d’accroître son influence sur son fonctionnement et sa politique. En soumettant par ailleurs le budget et les programmes de coopération extérieure à l’accord de la Commission, la diplomatie commune prend une dimension clairement communautaire, renforcée par la garantie d’un contrôle du Parlement son fonctionnement et son budget.
 
Une autonomie affirmée au détriment des Etats
 
Comme le stipule le Traité de Lisbonne (art. 24), "la compétence de l'Union en matière de politique étrangère et de sécurité commune couvre tous les domaines de la politique étrangère" et évoque "la définition progessive d'une défense commune", tandis que les Etats devront peu à peu renoncer à défendre leurs intérêts et leur influence, et se plier aux orientations de l'Union,  puisqu'aux termes du Traité, "ils s'abstiennent de toute action contraire aux intérêts de l'Union ou susceptible de nuire à son efficacité en tant que force de cohésion dans les relations internationales". Pire encore, les Etats, qui par leur Histoire spécifique et leurs traditions diplomatiques, étaient les interlocuteurs naturels de nombreuses chancelleries avec lesquelles ils maintenaient des rapports privilégiés, vont devoir céder le pas à une diplomatie européenne artificielle dont la légitimité sera loin d'être acquise.

Un diplomatie en complète rupture avec les héritages nationaux donc, puisque les fonctionnaires du SEAE ne sauraient recevoir d’instructions des Etats membres, y compris ceux détachés par ces derniers. Mieux encore, les délégations du SEAE dans les pays tiers travailleront de concert avec les services diplomatiques Etats membres. D'après le Traité de Lisbonne, les délégations du service permettront de coordonner celles des représentations diplomatiques des 27, en encourageant le partage d’informations, favoirsant la mise sur pied d'une diplomatie uniforme. Comme le prédit sans ambages Alain Lamassoure, président de la Commission du budget au Parlement européen, « ce service devra réaliser des économies sur le long terme […], notre objectif doit être de remplacer les 27 autres services pour, d’ici 20 à 30 ans, n’avoir qu’un seul service extérieur. » Autant parler d’économies de bouts de chandelle pour justifier l’abandon des prérogatives fondamentales de souveraineté des Etats.

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1.Posté par tien le 03/10/2010 23:37 | Alerter
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Les mondialistes veulent remodeler le monde à leur manière. L'Europe n'est devenu qu'un outil pour ces gens.

Partisans de l’Europe de la puissance ou partisans de l’Europe des Nations, il ne nous est plus possible d’accepter ce qu’est devenue aujourd’hui l’Europe.

Les récents propos d’une arrogance inouïe de la commissaire politique luxembourgeoise quant à l’affaire des Roms sont la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

■ Sur le plan économique, l’Europe n’est rien d’autre qu’une zone de libre-échange sur le modèle anglo-saxon, incapable de défen­dre les intérêts de ses peuples face à la mondialisation, incapable d’ériger les nécessaires frontières commerciales qui permettraient de protéger les industries et les emplois européens.

■ Sur le plan financier et bancaire, l’Europe a abandonné toute indépendance face aux intérêts de la finance internationale et s’est placée sous le contrôle d’une Banque centrale qui ne tire sa légitimité que d’elle-même.

■ Sur le plan militaire, l’Europe, dont la plupart des membres appartiennent à l’OTAN, est une vassale des Etats-Unis.

■ Sur le plan identitaire, l’Europe se révèle incapable de protéger la substance de ses peuples et accepte, voire encourage l’invasion de notre terre.

■ Sur le plan culturel, l’Europe subit la pire des déculturations au profit d’une sous-culture cosmopolite et américanisée.

■ Sur le plan diplomatique, l’Europe, à la remorque des Etats-Unis, ne pèse rien.

■ Sur le plan institutionnel, des nains bruxellois hautains prétendent dicter leurs décisions aux peuples, relayés par des politiciens complices qui méprisent souverainement la volonté populaire, comme nous l’avons constaté en France avec le traité de Lisbonne.

Dans le même registre anti-démocratique, Bruxelles prétend dresser les peuples européens en imposant une "charte des droits de l'homme européen" parfaitement liberticide.

Cette situation ne peut perdurer. L’Europe de Bruxelles trahit les peuples et les Nations qui la composent. Pour paraphraser Caton l’Ancien, Europa Brusselis delenda est, l’Europe de Bruxelles doit être détruite. La raison, l’honneur et la survie de nos peuples exi­gent que nous entrions en sécession.

Nous voulons que la France fasse sécession et se retire de l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui et souhaitons qu’elle entreprenne aux côtés des forces saines des nations européennes la reconstruction d’une nouvelle Europe respectueuse de ses identités et des intérêts de ses peuples.

Pour signer la pétition avant qu'il ne soit trop tard :

http://synthesenationale.hautetfort.com/media/01/02/2228746739.pdf

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