L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

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Affrontements violents dans les rues d'Athènes





Des affrontements entre groupes de jeunes cagoulés et simples manifestants ont éclaté jeudi lors du rassemblement contre l'austérité devant le Parlement grec, à Athènes. Plus de 60.000 personnes, selon la police, s'étaient rassemblés depuis le début de la journée, avant le vote par les députés d'un nouveau train de mesures contre l'austérité. Sous le regard de la police, des centaines de jeunes ont jeté pierres et cocktails Molotov sur les manifestants rassemblés derrière la bannière du PAME, le syndicat communiste qui privilégie les rassemblements organisés et pacifiques. Au moins six personnes ont été blessées et secourues par des secouristes bénévoles. L'ambiance était restée calme jusqu'à ces affrontements, sous les vitres des hôtels de luxe de la place Syntagma. Mercredi déjà, les manifestations avaient tourné à l'affrontement avec les forces de l'ordre. Les parlementaires grecs devraient donner leur feu vert dans la soirée à cette nouvelle cure de rigueur pour résoudre la sévère crise de la dette grecque. Le texte prévoit une réduction de 20% des salaires de la fonction publique et un abaissement du seuil du niveau d'imposition.(Reuters)

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1.Posté par MBM le 20/10/2011 20:18 | Alerter
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Qui étaient ces cagoulés? A priori, on penserait à un groupe téléguidé par les services de sécurité grecs. Mais le même syndicat communiste qui chaperonne la manifestation - dans quelle mesure? - trouverait peut-être un intérêt stratégique à la radicalisation extrême dans le calcul de voir exploser la sympathie d'un grand nombre de déçus du règne socialiste pour la cause communiste, qui représentait une frange assez minoritaire jusqu'à l'éclatement de la crise. Provoquer les passions politiques, au risque d'engendrer des remous au sein de la société civile entre factions anarchistes-communistes-nationalistes, est un jeu dangereux qui se retourne la plupart du temps contre ses instigateurs. La société grecque subissant depuis quelques années des vagues d'immigration importantes (les plus importantes d'Europe), je crains un prochain retour, dans le cas d'un chaos populaire qui s'idéologiserait, du nationalisme patriotique le plus exacerbé. Ce qui déboucherait immanquablement sur un nouveau régime autoritaire programmant l'émancipation des institutions européennes, des engagements financiers de l'euroland et du FMI pour revenir à un protectionnisme anti "tout ce qui aura existé sous le règne socialiste depuis ces décennies". Une anarchie de droite canalisée par une réorientation de la diplomatie extérieure vers ce qu'on appelait autrefois les "non-alignés", les émergents d'aujourd'hui, avec comme projet concret de rejoindre le rang multipolaire en dénonçant son adhésion à l'Otan et ses obligations au FMI. La Russie se charge déjà de prêter des sommes colossales. En cela, elle contrecarre la Chine dans le rachat progressif de la Grèce par les privatisations accélérées forcées par les créanciers. Il ne m'étonnerait pas que ces heurts soient finement et opportunément encouragés par les autorités du service extérieur russe, afin d'amener dans son escarcelle d'influence la Grèce, à l'image de l'affaire Timochenko en Ukraine que je soupçonne d'être le fruit d'un calcul risqué de Moscou afin que Kiev soit sanctionné et rejetée par l'UE pour qu'elle soit, par dépit, obligée d'intégrer l'Union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan. Exactement comme la Biélorussie qui se voyait, il y a peu, intégrer l'UE et qui s'est fait rejeter par celle-ci pour non respect des normes démocratiques alors que la société biélorusse était travaillée au corps par des ong - humanitaires?- dont les manifestations ont été réprimées avec vigueur, mais sous l'impulsion de quelle logique? Probablement la même qui sied en Ukraine, ancrer sûrement la Biélorussie dans l'Union douanière et la future Union Economique Eurasienne. Prenons conscience d'emblée que cette "Union" aura pris de la graine du désastreux exemple européen, et imposera aux candidats futurs la soumission économique, financière et politique à un pouvoir centralisé. Ainsi, pas de surprise de retour de flamme comme on le voit présentement dans l'euroland. Mais avec des si, on refait aisément le monde...

2.Posté par nicolas le 28/10/2011 01:46 | Alerter
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Tout ça va al se terminer! La Grece ne peut pas se sortir dans l'impasse dans laquelle elle se trouve avec un euro aussi surevalué pour son économie. Déjà on progresse, sarkozy a avoué que la grèce n'aurait pas du acceder à la zone euro. Bientot on nous dira que la plupart des pays d'europe de l'est ne le peuvent pas non plus et puis on nous dira la même chose pour le portugal, l'espagne et l'italie. Et puis enfin on passera à la France et ils avoueront enfin que c'est l'euro lui-même qui ne peut pas fonctionner. Il ne restera plus que l'ancienne zone deutsch mark dans laquelle cet idiot de Mitterrand nous à enfermé en pensant affaiblir l'Allemagne.
Ce n'est pas aux peuples de s'adapter à leur monnaie, c'est la monnaie qui doit être propre à chaque peuple et ainsi leur est adapté.
La fluctuation des monnaies permettaient à chaque économie de s'adapter avec ses différence de compétitivité. L'euro ne peut pas marché... il faut qu'ils se mettent ça dans le crane.
Les Grecs continueront à manifester pendant longtemps jusqu'à ce que la haine monte entre les peuples et que la corde finisse par casser.
Mon dieu, ils ont créé un monstre.

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