L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

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A la Une
Tous les deux ou trois ans, il faut apparemment ajouter un nouveau traité à chaque fois vendu comme la panacée qui va, cette fois c'est sûr, nous apporter l'emploi et la prospérité. Evidemment, personne n'y croit plus. Vingt-cinq chefs d'État et de gouvernement se sont tout de même entendus sur ce nouveau traité qui doit graver dans le marbre constitutionnel la discipline budgétaire à travers une "règle d'or" - ou de platine ? - tant elle est rigide : le nouveau traité limite à 0,5 % les déficits primaires annuels autorisés et prévoit des sanctions automatiques pour les pays dont le déficit passerait la barre des 3 % de...
Les dix ans de l'euro vus par le fondateur du souverainisme français, qui n'a jamais varié dans ses critiques...aujourd'hui corroborées par les faits. "Avant qu'il ne soit trop tard" : voici dix-neuf ans, Philippe de Villiers publiait, sous ce titre, chez Albin Michel, un livre en forme de cri d'alarme sur la conjonction, délétère à ses yeux, de l'entrée en vigueur de l'euro, institué l'année précédente par le traité de Maastricht, et l'avènement du libre-échangisme mondial, sous l'égide de l'Organisation mondiale du commerce. Les dix ans de la monnaie unique européenne lui ont inspiré ces réflexions, qui sont aussi...
Tant pour le traité esquissé que pour les outils financiers, il n’a échappé à personne que le volontarisme franco-allemand s’est en réalité déployé sur les bases défendues depuis des mois par Berlin. La déclaration du 9 décembre appelle d’une part à la rédaction d’un nouveau traité, d’autre part au renforcement des outils de « stabilisation » de court terme. L’accord intergouvernemental (le terme « traité », n’apparaît pas officiellement, la version anglaise employant le terme de « compact », accord, en français) prévoirait de conforter sous une forme juridique pérenne les...
Selon un article du Wall Street Journal, la banque d'Irlande plancherait sur la possibilité de battre de nouveau sa propre monnaie. Impensable il y a encore deux mois, des pays européens échafauderaient des plans en cas d'éclatement de la zone euro, croit savoir le Wall Street Journal. Des banques nationales plancheraient notamment sur la possibilité de ressusciter leurs anciennes monnaies nationales, qu'elles n'impriment plus depuis le lancement de l'euro en janvier 2002. Au moins une des dix-sept banques nationales de la zone euro, la Banque d'Irlande, réfléchirait à la possibilité d'imprimer ses propres billets et...
"C'est avoir tort que d'avoir raison trop tôt" disait Marguerite Yourcenar. Les combattants du conformisme intellectuel ne le savent que trop bien. "Milliardaire libéral anti-mondialisation et écologiste", Jimmy Goldsmith avait été élu en 1994 au Parlement européen sur la liste de Philippe de Villiers. Chantre lui aussi, d'un protectionnisme européen et du "juste-échange", partisan d'une "Europe des nations" sur le modèle gaulliste, adversaire résolu du traité de Maastricht au nom même des libertés, Jimmy est sans doute un peu dépité s'il observe, là où il se trouve pour toujours, que ses mises en garde répétées en...
« Lamentable » : c’est par ce jugement sans nuance que The Economist a qualifié le « plan de sauvetage de la zone euro » dans son édition de début novembre. Il faut dire qu’il n’a fallu que quelques jours pour voir apparaître les failles de ce plan qui nous avait été vendu comme définitif.   Au-delà de la Grèce, le Portugal   Bien sûr, la sinistre tragi-comédie grecque a encore démontré que la gestion de la zone euro est impossible. Il est tout de même absolument incroyable que le vote d’un pays qui représente 2% du PIB de la zone euro menace l’équilibre entier de l’ensemble. Plus globalement, ces crises...
Deux économistes américains parmi les plus respectés, le "Prix Nobel" d'économie Paul Krugman et Dani Rodrik, ainsi que le chroniqueur du Financial Times Gideon Rachman, viennent de conclure différents articles souhaitant la fin rapide de l'euro : "l'élite européenne, de toute son arrogance, a bloqué le continent en un système monétaire qui a recréé la rigidité du modèle d'excellence, et - tout comme le modèle d'excellence des années 30 - celui-ci s'est transformé en piège mortel (...) l'Europe se porterait sans doute mieux s'il s'écroulait plutôt aujourd'hui que demain." écrit Krugman dans un jugement sans appel....
On se croit revenu sous Molière avec ces « médecins » qui pratiquaient la saignée pour soigner les malades et qui ne faisaient que les affaiblir. Car on voit bien que l’austérité sauvage est en bonne partie contreproductive. Quand 2% d’un ensemble peut menacer l’existence du tout, c’est qu’il y a un problème. Hier, a démarré une nouvelle grève générale en Grèce pour protester contre les multiples plans d’austérité qui saignent l’économie, au point de l’avoir déjà fait se contracter de plus de 12% en seulement trois ans. Si l’idée européenne est née à Athènes, elle y meurt tous les jours un peu plus aujourd’hui.  ...
Jusqu'ici, la construction européenne avançait "à petits pas", selon la méthode Monnet : la structure européenne grignote les pouvoirs nationaux les uns après les autres, dans le plus grand silence mais de façon efficace. Cette méthode a l'inconvénient, pour les souverainistes européens, d'être trop longue. La crise engendrée par l'euro leur offre une occasion magnifique de passer à la vitesse supérieure, en ne conservant qu'un élément de la méthode Monnet : son caractère subreptice. Car avec l'Europe par la méthode monnaie, nous pourrions rentrer de façon définitive dans un état fédéral européen. De façon entièrement non...
...mais il n'est pas l'oeuvre des dirigeants européens actuels, hélas, trop obsédés par les solutions intégrationnistes et coûteuses, n'envisageant du coup aucune alternative au creusement perpétuel de la dette publique par des plans dits de "sauvetage", dispendieux et inefficaces, de l'€uro et des pays en grave difficulté. Alors que la France est à son tour menacée de perdre son triple A et la veille d'un nouveau sommet européen à Bruxelles, un groupe parlementaire européen lance enfin le débat. Europe of Freedom and Democracy (Europe des Libertés et des Démocraties) est le seul, à vrai dire, dans la grande maison, qui...
On ne sait qu’admirer dans l’éclatante réussite de la Turquie : ses performances économiques, son rayonnement culturel, son indépendance ou l’habileté de sa diplomatie. Comme toujours quand une nation est sûre d’elle-même et son État bien gouverné, chacun de ces aspects nourrit les autres, en sorte que la formidable montée en puissance turque en Asie centrale, en Méditerranée, en Europe et même en Afrique s’affirme comme l’une des données majeures du tableau géopolitique du XXIe siècle. Riche de 78 millions d’habitants, dont plus du quart a moins de 15 ans ; forte d’un taux de croissance de 8,9 % en 2010 qui,...
Tous les boniments sur l'Europe au secours de la Grèce ne sont donc que du vent : l'aide à la Grèce la plus directe consisterait à permettre à ce pays de retrouver sa liberté et sa monnaie. C'est Patrick Artus et Laurence Boone dans le Monde qui énoncent ce qui est une vérité d'évidence : "si la Grèce était un pays isolé, la solution consistant à faire un défaut et une forte dévaluation du taux de change serait la meilleure : elle permettrait à la Grèce d'alléger le poids de sa dette publique et d'espérer reconstituer une capacité à exporter et à créer des emplois à moyen terme, après une période transitoire très...
Il est assez désagréable de ne pas savoir à quelle sauce nous serons mangés si jamais l'euro doit être sauvé. Comme l'écrit élégamment The economist, pour faire respecter les disciplines infligées aux pays que l'on "sauvera", pas besoin d'un super-état fédéral, un simple commissaire préposé à cette tâche suffira. On pourra même l'appeler dictateur. Il faudra d'ailleurs un jour que l'on ajoute à la liste des torts de l'Union européenne celui d'imposer une novlangue croissante : la "solidarité" avec les grecs, qui vise à les "sauver", revient à les saigner. Je lis à droite à gauche pas mal d'analyses intéressantes et...
Although the launch of the single European currency was a technical success, the situation has reversed incredibly quickly. Ten years later, the most serious observers believe it is possible that the eurozone will disintegrate. What has happened ? In fact it was all foreseeable and foreseen. You need only take a look at works such as 'A chaque peuple sa monnaie', published in 1999, to be convinced.[[1]] But events have become interwoven in such a complex manner that European leaders and their 'experts' are still managing to pretend it is the fault of the bankers, speculators, the public debt, national egoism, in...
Personne n'est capable d'assumer ce que signifierait la création d'un Etat européen capable de gérer un budget fédéral européen de taille suffisante pour faire compenser, par les pays à faible inflation, l'implacable handicap de compétitivité qu'accumulent les pays à forte inflation, du fait du carcan qu'est l'euro. Pas de regret pour les pro européens. L'Union européenne ne sert à rien. La fin de l'euro affole d'ailleurs de moins en moins. Difficile de choisir un sujet européen en ce moment tant ils se bousculent. Tout donne l'impression de s'effondrer et on ne voit pas comment accorder plus d'importance à tel ou tel...
Philippe de Villiers commente le résultat d'un sondage relatif aux rapports des Français avec l'Europe. Pour le député européen, président du Mouvement pour la France, "l'Europe s'enfonce" et l'euro lui fait "courir l’énorme risque d’une thrombose collective". Il en appelle à un "nouveau traité", de type confédéral, qui "donne plus de souplesse" au système européen et rende le "pouvoir au peuple". Cette interview suit celle du 30 juin dernier, dans laquelle Philippe de Villiers constatait : "Tous les évènements me donnent raison. L'échec de la frontière unique de l'Europe, l'espace Schengen. Celui de la monnaie unique...
L’épisode du nouveau « sauvetage » de la Grèce n’a rien réglé. Désormais, et quoique que puissent en dirent les Présidents et Premiers Ministres réunis à Deauville pour le G8, le défaut sur la dette (pardon la « restructuration ») est inéluctable. La situation n’est à l'évidence plus tenable ni pour la Grèce, qui ne peut s’infliger une austérité aussi drastique, ni pour l’Europe qui ne peut mettre la Grèce sous perfusion sans courir le risque de voir d’autres pays demander le même traitement. Les pays de la zone Euro sont très loin de constituer une « zone monétaire optimale ». Les divergences structurelles entre les...
L’arrêt ne pouvait pas tomber plus mal. C’est au moment précis où l’Italie doit faire face à une invasion sans précédent que la Cour européenne de justice a décidé d’invalider, jeudi 28 avril, le délit de clandestinité, introduit par une loi de 2009 dans le cadre du « paquet sécurité ». La possibilité, prévue par cette loi, de punir d’une peine de prison un immigré clandestin qui refuse de quitter le territoire italien a été jugée contraire à la directive européenne de 2008 sur les rapatriements, laquelle privilégie les rapatriements volontaires et, en cas d’échec de ceux-ci, enjoint aux Etats...
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