Le président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers, a demandé dans un courrier au président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), Dominique Baudis, d'intervenir pour rééquilibrer le débat médiatique sur la Constitution européenne.
Selon M. de Villiers, "nous serions actuellement, pour le mois de janvier 2005, au rapport suivant: 84,5% de temps de parole pour le oui, 15,5% pour le non", estime-t-il dans ce courrier transmis à l'AFP en s'appuyant sur "certains pointages officieux.
"Que voudrait dire un débat raccourci dans sa durée et déséquilibré dans son contenu?", s'interroge M. de Villiers, partisan du non au référendum sur la Constitution européenne. "Avez-vous l'intention de participer au coup de force en préparation?", demande-t-il au président du CSA.
"La seule institution qui reste silencieuse est celle-là même qui a pour mission d'organiser le débat, afin de veiller à l'équilibre entre le oui et le non", rappelle-t-il.